Référendum écossais : le SNP au bord de la falaise fiscale

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10/02/2014 – 14H00 Édimbourg (Breizh-info.com) –  D’après un sondage Panelbase réalisé pour The Sunday Times et Real Radio Scotland, les intentions de vote indépendantiste en Écosse marquent le pas, et les craintes d’une hausse des impôts y sont pour quelque chose. Selon Panelbase, 37 % des Écossais auraient l’intention de voter oui au référendum sur l’indépendance du 18 septembre 2014, contre 49 % pour le non. Par rapport à un précédent sondage effectué au mois de novembre, le oui aurait perdu 2 points et le non en aurait gagné autant. Le même sondage montre que 51 % des personnes interrogées s’attendent à payer plus d’impôts si le oui l’emporte, alors que 32 % seulement comptent en payer moins.

Les craintes d’une augmentation de la fiscalité en Écosse sont fondées, comme vient de le montrer le National Institute of Social and Economic Research (NIESR). Les dépenses publiques sont plus élevées en Écosse que dans l’ensemble du Royaume-Uni car les services publics y coûtent plus cher. Les revenus pétroliers et gaziers ne pourront couvrir durablement la différence, d’autant plus qu’ils varient fortement.

Ces constats mettent le Scottish National Party (SNP) dans une position difficile. Attaché à une ligne plutôt centriste, il s’est efforcé jusqu’à présent d’éluder ces questions. Mais la fronde anti-fiscale qui enfle aussi au Royaume-Uni l’obligera à sortir du bois avant le référendum. Car d’après le sondage Panelbase, moins de 20 % des électeurs écossais sont favorables à une augmentation des impôts en général – et 6 % seulement à une augmentation de leurs propres impôts !

Le SNP a bâti son succès électoral sur la désertion des électeurs du parti conservateur ; dans le bipartisme à l’écossaise, les deux blocs majeurs sont aujourd’hui les nationalistes et les travaillistes. Paradoxalement, ce sont désormais ces derniers qui sont en position de revendiquer une stabilisation de la pression fiscale, alors que les nationalistes annoncent « en creux » son alourdissement, ce qui risque de leur aliéner 80 % des électeurs.

Mais où sont les partisans d’une baisse des impôts ? Le parti conservateur vient à peine de lancer sa nouvelle offensive contre la fiscalité (et contre l’immigration, thème qui commence lui aussi à peser en Écosse). Il espère certainement récupérer sa place au nord du mur d’Hadrien. Alex Salmond va devoir jouer serré et adopter des positions économiques audacieuses d’ici le 18 septembre. À ne rien faire, il risquerait de perdre non seulement le référendum, mais aussi ses électeurs.

 Crédit photo parlement écossais : [cc] Klaus with K via Wikimedia Commons
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
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