Il n’est pas certains que les éditoriaux d’Ouest-France – à la une – rencontrent un grand succès. Combien de lecteurs ? Souvent signés par le grand patron, François-Régis Hutin, ils distillent le plus parfait ennui ; ce qui vaut au « premier quotidien de France » de ne jamais figurer dans les revues de presse des radios, rien ne ressortant de ces lignes fadasses.
Car rédiger un édito à la sauce Ouest-France n’est pas donné à tout le monde ; on peut parler d’un exercice difficile tant il convient de trouver le bon dosage entre eau tiède, eau bénite et eaux croupissantes.

Voilà ce que le quotidien de Chantepie sert à ses clients douze mois sur douze. Evidemment, les esprits les plus lucides répliqueront que les personnes âgées achêtent le canard pour la page obsèques …par conséquent ce que dit ou ne dit pas François Régis Hutin n a aucune importance.

C’est pourquoi, dès qu’apparaît un papier possédant du corps, on se demande si une révolution n’est pas en cours à l' »Ouest éclair » (jusqu’à la Libération, Ouest-France s’appelait Ouest-éclair. La même famille politique se trouvait aux commandes : les démocrates chrétiens).
Nous avons donc eu droit à un « billet » intitulé « ont-ils si peur d’une Bretagne à cinq ? », signé Christian Gouérou, qui combine tonus et esprit critique (Dimanche Ouest France, 29 juin 2014). Le journaliste posait les bonnes questions : « pourquoi donc le gouvernement socialiste et le président Hollande n’ont-ils pas fait la Bretagne réunifiée à l’heure de la réforme territoriale ? Pourquoi une partie des socialistes bretons fait-elle barrage à la réunification tout en glorifiant la culture bretonne et gallèse ? Hara-Kiri politique ou peur atavique de la Bretagne pour les gouvernants ? ».

Donc des lignes pertinentes qui permettent à M. Gouérou de mettre les pieds dans le plat. Et la conclusion de résumer parfaitement le problème : « en fait, avec Nantes en Bretagne, ce qui fait peur à certains, c’est une région forte ». Ite missa est.

Bernard Morvan

1 COMMENTAIRE

  1. Ah, bon, parce qu’ici en LOire-Atlantique, on a eu droit en édito à « Ste Sophie pour tous » d’Hervé Bertho….
    Mais ce n’est pas la première fois que je le constate…
    Diviser pour mieux régner…

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