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24/08/2014 – 07H00 Clisson (Breizh-info.com) – Le Moulin de Nid D’Oie fait sans conteste partie du paysage Clissonnais. En traversant la Sèvre Nantaise depuis la gare vers la route de Nantes, des flots de passants ont déjà croisé sa silhouette, cachée sous les lierres, depuis sa fondation mentionnée en 1216, jusqu’aux festivaliers du Hellfest.
Le Moulin de Nid D’Oie est nommé ainsi car il est situé à un ancien passage de la Sèvre, le péage où l’on « N’y doye rien ». Le site a conservé cette appellation, se déformant en « Nidoits », puis en « Nid d’Oie » les aléas orthographiques évoluant. Rien à voir donc avec ces charmants volatiles pinceurs de mollets moelleux.
Ce moulin faisait partie des principales activités du bassin de la Sèvre Nantaise, les prémices étant la fabrication d’indiennes (cotonnades imprimées). Ensuite, le moulin à farine y a pris son essor, si bien qu’encore d’autres activités sont venues s’y greffer : le moulin à écorces (tannerie) et la fabrication du papier. Sur l’autre rive, le « moulin à épices » duquel subsistent de rares ruines que l’on peut encore apercevoir, faisait partie intégrante de l’exploitation.
La minoterie se modernise en accueillant une roue en 1898, dans un bâtiment adjacent. Au fil des occupations, l’énergie hydraulique puis l’énergie vapeur ont pris le relais, d’où la cheminée.
L’activité s’est poursuivie jusqu’en 1992, où toute exploitation fut stoppée. Cet endroit chargé d’Histoire se délabre peu à peu. Aujourd’hui c’est la plus grande roue conservée dans la Vallée de Clisson, avec ses 7,50 m de diamètre et ses 3,20 m de large.
En 2010, les élus de la ville de Clisson ont voulu implanter l’Etablissement Public Territorial du Bassin de la Sèvre Nantaise (EPTB). Ce dernier, dont le siège actuel se situe à La Roche Sur Yon, a acquis le Moulin en 2011.
Pour réaliser la réhabilitation globale de Nid d’Oie, la facture s’élève à environ 1,7 millions d’euros. Le coût des travaux de restauration et d’extension du moulin de la rive droite est de 1 285 000 € HT.
Cela deviendra le siège administratif de l’EPTB, qui leur permettra d’être au cœur de l’action de l’institution. En effet, l’EPTB a pour vocation la gestion équilibrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques, de la préservation des milieux naturels, de la prévention des inondations et de la mise en valeur des cours d’eau. Le Moulin de Nid d’oie sera un lieu de ressources et d’informations sur le bassin versant de la Sèvre Nantaise. Outre les bureaux, dans un second temps, une ouverture partielle au public est envisagée, avec au rez-de-chaussée un espace découverte du moulin, des salles d’exposition et de réunion, et un jardin pédagogique au pied de la cheminée. Le site sera totalement accessible aux personnes handicapées grâce à l’installation d’un ascenseur et de passerelles de circulation et de rampes.
Le défi est de réhabiliter un bâtiment du patrimoine en gardant le style architectural industriel de la Vallée de Clisson. La majorité des vestiges de la minoterie seront conservés voire recyclés pour garder l’esprit du lieu.
La première pierre fut posée en février 2014, réunissant les différents investisseurs, partenaires et représentants communaux. Un bloc de granit, typique de la roche locale, a été découvert sur la propriété de l’ETPB, elle est devenue le symbole de la pose de la première pierre de l’ouvrage. L’artiste clissonnais Bozo a été chargé d’y graver l’événement. La livraison du site est prévue pour Mars 2015.
Nicolas MIGNÉ
Crédit photo : ETPB
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