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27/08/2015 – 07H00 Paris (Breizh-info.com) – « Migrant » est-il un gros mot ? C’est en tout cas l’avis de Nicolas Domenach. Sur RTL mercredi matin, le journaliste a estimé que le terme, abondamment employé pour désigner les clandestins qui arrivent en masse en Europe, est « lourd de connotations négatives » et montre à quel point « la pensée d’exclusion, la pensée barbelés (sic), celle de l’extrême droite, l’a emportée ».
« Tous les pays d’Europe sont minés par la peur, l’égoïsme et la tentation du repli rabougri (!) qui voudrait repousser les migrants hors de chez nous, comme si l’on pouvait se protéger du malheur en les renvoyant au loin », regrette-t-il en se référant au pape François « qui est un homme de gauche pour qui il s’agit de personnes humaines, d’hommes, de femmes, d’enfants marqués par la douleur ».
Pour Domenach, « migrant » est « lourd de connotations négatives ». Avec lui, « on entend migraine, microbe, virus, parasite ». Il souhaite donc que désormais on parle de «réfugiés », « politiques, économiques et bientôt climatiques ». Le journaliste rejoint la prise de position d’Al-Jazeera qui a annoncé le 20 août qu’elle utilisera désormais le mot « réfugié » pour parler du phénomène migratoire méditerranéen. Pour la chaîne qatari, « migrant » est en effet un mot « qui ôte la voix aux personnes qui souffrent. »
Cette prise de position « sémantique » est toutefois loin de faire l’unanimité. Sous le titre « Migrant » ou « réfugié » : quelles différences ? », Alexandre Pouchard précise dans Le Monde la notion juridique que recouvre le terme « réfugié ». En droit international, le « réfugié » est le statut officiel d’une personne qui a obtenu l’asile d’un Etat tiers. Il est défini, rappelle-t-il, par une des conventions de Genève (« relative au statut des réfugiés »), signée en 1951 et ratifiée par 145 Etats membres des Nations unies. Ce qui n’est évidemment pas le cas des clandestins qui débarquent en Europe dont seule une infime minorité est composée d’authentiques demandeurs d’asile pouvant prétendre au statut de réfugié.
Cette querelle, estime un politologue, rappelle l’importance du vocabulaire mais aussi ses limites : « Après le terme « sans-papiers » utilisé par les médias et la gauche pour désigner les immigrés clandestins, celui de « migrants » a été employé pour euphémiser les vagues d’arrivées massives en Europe de personnes issues du Moyen Orient et d’Afrique. Aujourd’hui le mot est jugé péjoratif, d’où le recours préconisé à celui de « réfugié », jugé plus compassionnel. Mais quels que soient les termes utilisés, les faits sont têtus et, dans le cas présent, on peut douter de leur efficacité à rendre acceptable à une majorité d’autochtones une invasion migratoire sans précédent. »
Nicolas Domenach en est d’ailleurs bien conscient quand il affirme que « les batailles sémantiques sont des batailles politiques qui nous concernent tous ». Effectivement.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
6 réponses à “Le terme « migrant » est-il un gros mot ?”
@wilf_bretagne Ce sont des colons, ni plus ni moins
Les services secrets viennois ont révélés que les US qui financent ce flux migratoire …
Voir cette vidéo !!!! https://www.youtube.com/watch?v=9_ViEyk-2zk
Je ne crois pas que les Etats-Unis soient les seuls responsables, ni qu’ils financent les voyages des clandestins. Qu’il y ait des associations américaines, genre « ONG », qui prennent leur part, je suis d’accord. Mais je suis convaincue que c’est surtout l’Etat Islamique, via l’Arabie Séoudite et le Qatar, qui paient les passeurs, de façon à accélérer l’invasion et l’islamisation de l’Europe. Les potentats de ces pays-là ne veulent pas mourir sans avoir vu les pays européens vivre sous la charia, et comme ils sont âgés…
Migrant , u gros mot? Et puis quoi!On ne devrait pas dire migrants , mais envahisseurs! Qui sait combien d’entre eux sont envoyés chez nous pour préparer l’installation d’une république islamiste?
Ce ne sont pas des migrants mais des indésirables….
La 3° guerre mondiale a commencé.