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16/12/2015 – 09H00 Rennes (Breizh-info.com) – Personne n’était dupe : l’existence médiatique de l’UDB était assurée par ses conseillers régionaux qui lui ouvraient les portes des pages « Bretagne » d’Ouest-France. En effet, en mars 2010, en faisant liste commune avec Guy Hascoët et ses amis écologistes, le parti de gauche bretonne avait obtenu quatre élus : Henri Gourmelen, Mona Bras, Naïg le Gars et Christian Guyonvarc’h. Mais, au cours du mandat, les régionalistes ont rejoint la majorité de Jean-Yves Le Drian avec un poste de rapporteur général du budget pour Christian Guyonvarc »h, tandis que les écologistes demeuraient dans une « opposition constructive ».
Lorsqu’arrive l’heure du choix pour ces élections régionales, les militants, sans doute influencés par Nil Caouissin, nouveau porte-parole, décident de faire alliance avec Christian Troadec qui travaille à mettre en place une « plateforme régionaliste de rassemblement » (sic). C’est la cassure. D’un côté « 79% de ses militants » qui ont voté pour une alliance avec M. Troadec, de l’autre les conseillers régionaux – en particulier Mona Bras – qui ont compris que le sens de l’histoire était favorable à Le Drian. Les huit membres de l’UDB qui participent à la rencontre de Pontivy ( 13 septembre) qui rassemble des régionalistes de gauche appelant à une candidature de Jean-Yves le Drian aux élections régionales – dont Mona Bras – sont suspendus. « Ils ne peuvent plus participer aux réunions de l’UDB. Et ils seront entendus pour s’expliquer » indique Nil Caouissin.
Un bureau politique du parti régionaliste devrait ensuite sceller leur sort. « Etre suspendu, ce n’est pas la fin du monde, cela n’enlève rien à nos qualités de régionaliste » rétorque Mona Bras.
Dans ce méli-mélo, que deviennent les quatre conseillers régionaux ? Henri Gourmelen, militant historique, ne digère pas la suspension des huit de Pontivy . « Voilà pour la forme. Pour le fond, il pense que la candidature de Le Drian permet seule à la Bretagne d’éviter de basculer à droite » (Ouest-France, 20 septembre). A 73 ans, le président du groupe UDB au conseil régional décide non seulement de ne pas se représenter , mais encore de démissionner de l’UDB. Si Christian Guyonvarc’h apporte son soutien à la liste de Christian Troadec, il n’est pas pour autant candidat aux élections régionales. En tant qu’adjoint de Brest Métropole, son casse-croûte est assuré … Quant à Naïg Le Gars, figurant à la vingt-quatrième position de la section départementale du Finistère, elle était assurée, dans tous les cas de figure, de ne pas retourner à l’hôtel de Courcy, à Rennes.
Reste le cas de la très réaliste Mona Bras qui, occupant la douzième place de la section départementale Finistère dans la liste Le Drian, retrouvera son poste à l’assemblée régionale dès vendredi. La disparition du groupe UDB n’empêcherait pas la création d’un groupe régionaliste de gauche avec Jean-Michel Le Boulanger, Léna Louarn, Kaourintine Hulaud , Paul Molac et Monas Bras.
Soucieux de faire oublier son « erreur » du premier tour, Guyonvarc’h s’est empressé d’indiquer qu’il votera pour Jean-Yves le Drian le deuxième dimanche. Car c’est « la liste qui est le moins éloignée de mes valeurs ». Mais, soucieux de ménager la chèvre et le chou, il tient cependant à souligner « la campagne inventive, active et le résultat encourageant » de la liste Troadec.
Comme cela, tout le monde est content. Quant à l’UDB, elle ne donnait pas de consigne de vote pour le second tour. Cependant, elle estimait qu’il devait être aussi l’occasion de voter « pour des valeurs humanistes » et donc de freiner « la progression extrêmement préoccupante du Front national (?)».
C’est en lisant ce genre de discours que l’on comprend pourquoi l’UDB ne parvient pas à percer. Le « peuple breton » aimerait qu’on lui parlât de chômage, de la mise à mort de la pêche artisanale, de la désintégration du monde rural, de la désindustrialisation, de l’écrasement des petites entreprises, de l’insécurité de certains secteurs …bref, de tout ce qui concerne la vie quotidienne.
Les têtes d’oeufs de l’UDB préfèrent, elles, le blabla parisien des « valeurs humanistes et progressistes » dans lequel les classes populaires ne se reconnaissent pas.
Cette erreur d’aiguillage condamne l’UDB à demeurer une petite formation de gauche spécialisée dans la matière bretonne, se contentant des miettes que le PS voudra bien lui abandonner.
Photo : DR
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3 réponses à “Les obsèques de l’Union Démocratique Bretonne (UDB)”
Les UDB ne sont que des Jacobins avec un drapeau Breton dans la poche au cas où il y aurait une fouille à la frontière Bretagne/France !
UDB = faux nez du PS. Empapaoutage garanti à 200%, made in Paris.
UDB = Union Des Bobo