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29/07/2016 – 7H15 Paris (Breizh-info.com) – Le 19 juillet 2016, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté – à l’unanimité – une réforme sur l’élaboration et la mise à jour des listes électorales. Une réforme très peu médiatisée qui permettra aux immigrés naturalisés Français d’être inscrits d’office sur les listes électorales, et de pouvoir immédiatement participer aux élections dans le pays.
Cette réforme, portée par les députés Elisabeth POCHON (PS) et Jean-Luc WARSMANN (LR), n’a pas suscité de remous au sein de la classe politique.
Elle offrira, dès 2019, la possibilité pour les Français de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales jusqu’au 6ème vendredi, soit 30 jours ouvrés, précédant un scrutin. Elle permettra également aux naturalisés Français, y compris entre deux tours de scrutin, de pouvoir participer au vote, étant automatiquement inscrits sur les listes électorales (c’est déjà le cas actuellement pour les jeunes majeurs).
« Afin de permettre cette révision continue des listes électorales, un répertoire national unique géré par l’Insee sera créé. Il recensera l’ensemble des Français inscrits sur les listes électorales. Dans une logique de simplification administrative, le fonctionnement de ce répertoire sera dématérialisé » explique Elisabeth Pochon. « Ces propositions de loi accroissent également les responsabilités du maire, puisqu’il sera chargé de valider l’inscription ou la radiation de ses administrés sur les listes électorales. Auparavant, cette fonction était accomplie par une commission administrative. […]Enfin, ce texte marque la fin de la double inscription des Français établis hors de France. Ils devront s’inscrire sur les listes communales en France ou sur les listes consulaires à l’étranger.»
Dans un contexte marqué par les attentats islamistes, cette réforme – qui vise à faire diminuer l’abstention lors des élections – est passé inaperçue. Toutefois, une réflexion se pose concernant les Français naturalisés : avec une telle proposition de loi, l’immigration, mais surtout les naturalisations massives, pourraient devenir des armes de campagne électorale importantes pour le Président sortant.
Un Président de la République – quelle que soit son étiquette politique – qui pourrait parfaitement demander aux Préfectures d’accélérer les processus de naturalisation en vue des élections ; la nationalité française, contre le vote en ma faveur en quelque sorte.
Rappelons que lors de l’élection présidentielle de 2012, pas loin de 80% de l’électorat musulman (86% au second tour) avait voté pour François Hollande. Or, il se trouve que la religion musulmane est particulièrement importante parmi les nouvelles vagues d’immigration que connait la France aujourd’hui . Et que l’électorat immigré ou « issu des classes populaires » comme aiment à le dire les professionnels du politiquement correct, est un électorat particulièrement abstentionniste.
Pour rappel, en 2014, 77 000 personnes ont acquis la nationalité française dont pas loin de 60 000 par décret (contre 95 000 en 2010, soit, si l’on compare avec les résultats à l’élection présidentielle au premier tour en 2012, l’équivalent du nombre de votants pour Jacques Cheminade, avec 0,25%).
Cette réforme des listes électorales n’est peut être pas si anodine que cela, dans un monde politique où manifestement, tous les coups sont permis …
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
5 réponses à “Réforme des liste électorales : l’immigration, nouvel arme des candidats sortants ?”
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@AntidjihadQcCa la prochaine étape, c’est le bourrage des urnes. @ElyseeMarine vous étiez au courant de cette sombre affaire ?
Il est de toute évidence nécessaire de trouver des stratagèmes afin de conserver le pouvoir et éviter ainsi à d’autres citoyens d’y arriver.
Un demi siècle de traitrise au sein des gouvernements qui se sont succédés.
@JeanAimarreBzh à l’heure actuelle c’est mal venu
Malheureusement, les listes électorales ont toujours été manipulées pour garder le pouvoir. Ce n’est pas nouveau, merci quand même de le rappeler.