Le SNP mise à fond sur le Brexit ; Angus Robertson élu vice-président

A LA UNE

15/10/2016 – 06H30 Édimbourg (Breizh-info.com)  La conférence du Scottish National Party (SNP) qui s’est déroulée cette semaine au grand auditorium de Glasgow a réuni 3 000 délégués, une affluence sans précédent.

Dans son discours d’ouverture, Nicola Sturgeon, leader du parti, a présenté la stratégie du parti pour les prochains mois. Un, à Westminster, le parlement britannique, le SNP cherchera à constituer une coalition contre rupture radicale avec l’Union européenne (« hard Brexit ») envisagée par le gouvernement conservateur. Deux, le SNP réclamera un élargissement des prérogatives du parlement écossais ; en particulier, les pouvoirs actuellement dévolus à l’Europe devraient lui revenir. Trois, le gouvernement écossais commence à préparer les textes législatifs nécessaires à l’organisation d’un second référendum d’indépendance, si nécessaire, dès lors que le Royaume-Uni aurait déclenché le mécanisme de retrait prévu par l’article 50 du traité sur l’Union européenne.

Le SNP mise donc tout sur le Brexit, qu’il pourrait considérer comme un « examen de rattrapage ». Si le « oui » à l’indépendance a recueilli moins de 45 % des suffrages lors du référendum du 18 septembre 2014, 62 % des Écossais ont dit « non » au Brexit le 24 juin 2016. Sur le plan électoral, le thème de l’Europe pourrait donc être plus payant que celui de l’indépendance.

La conférence du SNP a aussi désigné un nouveau deputy leader (vice-président) du parti, en remplacement de Stewart Hosie, démissionnaire pour cause de scandale sexuel. Le poste est allé à Angus Robertson. Ce n’est pas vraiment surprise : Robertson était favori. Le fait remarquable est son élection au premier tour avec 52,5 % des voix face à trois autres candidats (dont Tommy Sheppard, représentant l’aile gauche du parti).

Élu de Moray, dans le nord de l’Écosse, Angus Robertson, 47 ans, est le leader du groupe parlementaire SNP au parlement britannique. Organisateur né, très apprécié des militants, il est considéré comme un modéré. « Nous sommes le parti national écossais, nous représentons le pays entier et tous ceux qui y vivent, d’où qu’ils soient, et nous ne devons jamais oublier cela » a-t-il déclaré à Glasgow. Son sentiment européen est d’autant plus vif qu’il est de mère allemande et qu’il a été journaliste en Europe de l’Est pour la BBC et pour la télévision autrichienne.

Crédit photo : Angus Robertson lors d’une visite officielle à Vienne en mai 2014, [cc] F. via Wikimedia 
[cc] Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

.
- Je soutiens BREIZH-INFO - spot_img

Un collectif mobilisé pour la réhabilitation d’une ancienne voie ferrée dans le pays de Retz

Entre Paimboeuf et Saint Hilaire de Chaléons, 28 kilomètres de voie désaffectées depuis 1998. Des riverains et d'anciens cheminots...

Ospital Dinan : 6 goprad digarget dre ziouer a bas yec’hed

D'al lun 20 a viz gwengolo e ospital Dinan e voe galvet 11 goprad (war 1446) rak n'o doa...

2 Commentaires

  1. Bergamo – Nord Italia / Padania
    Tout faux pour les écossais !
    Décidément ils font parties prenante des trop nombreux peuples européens schizophrènes et ethnomasochistes.
    Avec ce référendum, et quel qu’en soit le résultat, ils perdront non seulement tout espoir d’indépendance, de souveraineté et de liberté, mais en plus leur honneur !
    Allez basta des Nations mort-nées parce que trop timorées et lâches … L’Ecosse va s’en aller rejoindre les Québec et autres Birobidjan dans les poubelles de l’Histoire et … l’armée des faux rebelles et autres renégats sans dignités, sans esprit et sans cou…Yes.

Il n'est plus possible de commenter cet article.

Articles liés