Notre-Dame des Landes. Thierry Benoît interpelle Manuel Valls à l’Assemblée nationale

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26/10/2016 – 06H00 Paris (Breizh-info.com) – Thierry Benoit (UDI) député d’Ille-et-Vilaine, s’est adressé à Manuel Valls lors de la séance des Questions au Gouvernement du mercredi 25 octobre 2016 à propos de Notre-Dame des Landes;

Dimanche dernier, la Ministre de l’Environnement, Ségolène ROYAL, a évoqué la possibilité de convoquer un nouveau référendum.

 Pour Thierry Benoit, « c’est oublier un peu vite qu’un vote a déjà eu lieu, il y a seulement trois mois, à l’issue duquel le ‘oui’ l’a largement emporté. Le verdict était implacable ; il est pourtant aujourd’hui remis en cause par un membre éminent du Gouvernement.
Le mélodrame de Notre-Dame-des-Landes a assez duré ! Il était déjà le symbole de la remise en cause de l’autorité de l’Etat. Il devient, aujourd’hui, un déni de démocratie !  Il illustre aussi la cacophonie ambiante qui règne au sein du Gouvernement, où les déclarations d’un jour sont démenties le lendemain. Ces contradictions à la chaîne discréditent la parole publique ».

Le député poursuit : « Depuis 2012, nous avons eu à Notre-Dame-des-Landes d’innombrables concertations, un référendum et des recours en justice, tous déboutés. La justice a tranché. Les habitants aussi ! Il est donc temps de passer de la parole aux actes. C’est à l’Etat qu’il incombe désormais d’affirmer son autorité et de faire avancer ce dossier ».

Le premier ministre Manuel Valls a répondu par la suite  « Le résultat est sans ambiguïté : le projet a été déclaré d’utilité publique et la justice en a confirmé la légalité. Ce résultat démocratique doit être et sera donc respecté. C’est pourquoi, j’ai demandé au Préfet de Loire-Atlantique de réunir prochainement les élus locaux pour les informer de l’avancement du projet et des travaux. Les manifestants sont en droit de manifester pacifiquement mais qu’une minorité, davantage rompue à combattre toute forme d’autorité, s’oppose par la force, menace de mort des élus, et s’oppose à la réalisation d’un projet légal, serait incompréhensible et intolérable.

Nous ne pouvons pas céder à ces tentatives grossières de déstabilisation. A Notre-Dame-des-Landes, comme partout ailleurs dans le pays, la parole du peuple et l’Etat de droit doivent être respectés. Le Gouvernement est pleinement mobilisé à ce sujet ».

Beaucoup de paroles au sein du Gouvernement. Le projet d’aéroport lui, est bel et bien au point mort actuellement, et les opposants particulièrement formés et prêts à empêcher toute évacuation, qui si elle était ordonnée, pourrait provoquer un véritable séisme à gauche.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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4 Commentaires

  1. Article ambivalent.
    Je me posais la question sur un autre article. Celui-là me donne vraiment l’impression que NDDL est un prétexte pour breizh-info de ridiculiser le gouvernement. Un peu comme le FN. Sinon quel intérêt de relever l’intervention de cet ectoplasme ?
    En attendant, NDDL est un enfant de Guichard, d’une époque à laquelle certains rêveraient revenir pour échapper à la nôtre en oubliant que c’est celle où les graines du liseron ont été semées.
    Et puis, au fait, ça vaut toujours le coup de le rappeler, ceux qui ridiculisent concrètement ce gouvernement, ce sont de Sales gauchistes.
    Oui, oui… c’est parce que eux ont bénéficié du laxisme des autorités socialos, des media, au contraire des pauvres petits droitards ostracisés (qui ont besoin de câlins eux aussi fi alement) et tutti quanti… On la connait la chanson. En attendant que certains la remettent pour se mentir, le résultat est en tout cas là.
    Et ces gauchistes se mentent d’ailleurs aussi. En leur for intérieur, ils détestent aussi la racaille des bitumes.
    C’est bien parce qu’aucun des extrêmes ne sont capables de voir leurs points communs réels et préfèrent leurs idéologies qu’ils n’avancent à rien. C’est d’autant plus ridicules quand, souvent, d’un côté, on se dit Humaniste et de l’autre, Chrétien.

  2. Thierry Benoît fait comme Bruno Retailleau, en attaquant le gouvernement sur NDDL, il joue sur du velours : soit le projet se fait, et il dira qu’il a imposé sa volonté, soit le projet ne se fait pas et il dira que le gouvernement se déballonne. Au fond, s’intéresse-t-il au projet lui-même ? Pas sûr ! D’ailleurs, qui s’intéresse au projet, à son intérêt fonctionnel ? Valls veut en faire un prétexte à montrer sa fermeté, Royal cherche à séduire l’électorat écologiste, pas mal de partisans du projet visent des plus-values foncières, l’électorat du sud-ouest de la Loire-Atlantique a voté majoritairement « non » le 26 juin de crainte de voir partir des emplois tandis que l’électorat du nord a voté « oui » dans l’espoir de voir arriver ces emplois…
    A propos, il est bon de rappeler deux choses :
    1) depuis le Grenelle de l’environnement, on ne peut plus créer d’aéroport en France. Seuls des « transferts » sont possibles, à condition d’être motivés par des raisons environnementales. Le gouvernement prétend que NDDL serait un « transfert » mais n’a pas l’intention de fermer l’aéroport actuel, indispensable à Airbus. Donc ce « transfert » serait une création. C’est bien beau de dire qu’il faut respecter la volonté populaire, mais il faudrait songer aussi à respecter la loi.
    2) le vote du mois de juin n’était pas un « référendum » mais une « consultation », avec comme son nom l’indique un rôle consultatif et non décisionnel. Ni plus ni moins qu’une grande enquête publique, et l’on sait que le gouvernement suit rarement l’avis du public.

    • « transfert » suite au coup de fil d’Ayrault à Fillon, alors PM (et fils spirituel de cette ordure de Guichard).
      Quant à la consultation, timing et périmètre ont été décidé quand l’opinion sondée était à point.
      Ce qui attend d’ailleurs le sort du 44 et de la Bretagne. Il n’y aura vote que lorsque le pouvoir en place sera convaincu que la population du 44 aura été, d’un côté, suffisamment rééduquée, de l’autre, renouvelée.

      • Valls a sûrement pris le temps de vérifier en effet que l’opinion était « à point », mais il a quand même évité de prendre des risques. François Hollande avait annoncé un « référendum local », une formule décisionnelle déjà prévue par la Constitution. Mais Valls a tenu à créer (par ordonnance !) la formule nouvelle de la « consultation locale ». Si le « non » l’avait emporté, il aurait toujours eu la ressource de dire que le vote était uniquement consultatif ! Qu’il ne s’étonne pas à présent que l’argument lui revienne dans les dents.

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