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19/06/2016 – 05h45 Saint-Renan (Breizh-info.com) – Les 15 et 16 juillet 2017 se déroulera la XVème édition du festival médiéval de Saint-Renan, le festival le plus important du Finistère !
« Pour cette 15ème édition, immergez-vous au cœur du théâtre, des contes et des fabliaux. Venez nombreux accueillir et honorer notre duchesse et reine Anne de Bretagne et notre roi Louis XII en visite à Saint-Renan. Sur chaque place, les tréteaux sont dressés. Au détour d’une ruelle, venez rire aux fabliaux où chaque mot est choisi pour votre plaisir, laissez-vous bercer par un conte, transporter par les troubadours, flânez au milieu du marché et émerveillez-vous du spectacle de feu ! » annoncent les organisateurs.
Depuis l’origine du festival médiéval de Saint Renan, l’accès au site et aux animations de rue est entièrement libre et gratuit.
Sur deux jours, découvrez :
- Théâtre, contes et fabliaux, à chaque coin de la fête
- 5 défilés dont un de 600 personnes costumées
- Spectacle de feux et embrasement du lac de Ty-Colo
- Bal médiéval
- Concerts à l’église Notre Dame et à la chapelle Saint-Yves
- Banquet médiéval
- Marché médiéval
- Tournois et joutes équestres
- Campements et hommes d’armes
- Expositions à la médiathèque
- Restauration et buvette sur place«
« La prochaine édition des Médiévales, qui aura pour thème « Théâtre, contes et fabliaux », est l’occasion de faire connaître une scène décrite par Yves Lulzac dans ses Chroniques oubliées des manoirs bretons. Certes, l’épisode s’est déroulé en 1680, près de deux siècles après la fin du Moyen-Âge, mais il nous décrit des situations qui s’étaient sans doute déroulées de manière identiques à Saint-Renan à l’époque médiévale :
- la représentation d’un « mystère religieux » sur une estrade dressée place du marché,
- des spectateurs venus de toute la région.» explique Jos Saliou, historien éclairé de la vie renanaise, co-président de l’association Musée du Ponant
Nous sommes en 1680 [ndlr : le siège de la sénéchaussée est encore à Saint-Renan. Il sera transféré à Brest l’année suivante]. Une troupe théâtrale a dressé une estrade sur la place du marché de Saint-Renan, pour la représentation d’un « mystère ». Tous les acteurs sont en place, aidés par bon nombre d’enfants jouant le rôle des anges.
Guillaume Silguy, accompagné de Jean de Kersauzon et de son frère cadet, sortent de la Maison Rouge pour se lancer à la poursuite de René Bertrand, greffier de la Cour de Saint-Renan. Nos trois gaillards se frayent un chemin à coup de bâton au milieu de la foule des spectateurs.
Ils escaladent la scène l’épée à la main et jettent tous les acteurs sur le pavé, y compris les « petits anges ailés »
Poursuivant leur course en direction du bas de la place, et sur le point de rejoindre le fuyard, ils sont arrêtés par une femme, Jeanne Halleguen, épouse d’un notaire royal de Saint-Renan, qui réussit à détourner l’épée du seigneur de Poncelin au moment où il s’apprêtait à en faire usage.
Certains spectateurs étaient venus de Recouvrance, de Tréouergat, de Ploudalmézeau et même de Plougasnou. Appelés à témoigner sur cette affaire, ils étaient scandalisés que des gentilshommes aient osé troubler un spectacle aussi édifiant et populaire, mais surtout qu’ils se soient permis d’escalader la scène « …à l’appui des épaules des paysans qu’ils faisaient se courber pour servir de mouton… »
Condensé de l’intéressante chronique d’Yves Lulzac, Chroniques oubliées des manoirs bretons, tome 3, Nantes, 2001
Crédit photo : DR
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