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La rédaction de Presse-Océan a récemment publié un article intitulé : « Saint-Nazaire. La solidarité s’organise pour une famille de réfugiés albanais ». Problème : cette famille albanaise a vu sa demande d’asile rejetée. Au regard du droit international, il est donc erroné de les appeler « réfugiés ».
Un réfugié est un migrant ayant obtenu l’asile
Le statut de réfugié est défini par la convention de Genève relative au statut des réfugiés signé en 1951. « Le terme “réfugié” s’appliquera à toute personne […] qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race [son origine], de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »
Si un migrant arrivé en France correspond à cette définition du réfugié, il obtient automatiquement l’asile. C’est d’ailleurs ce que notent les Décodeurs du Monde : « Est donc réfugiée toute personne qui a demandé l’asile et est reconnue par un Etat comme ayant fui son pays en raison de menaces sérieuses pour sa vie. »
Catherine Wihtol de Wenden, militante pour la libre migration, le reconnaît bien volontiers dans un entretien au journal du CNRS : « Le migrant, selon la définition de l’ONU, est une personne née dans un pays et qui vit dans un autre pays pour une durée supérieure à un an, quelles qu’en soient les raisons. C’est une catégorie générale à laquelle appartiennent notamment les réfugiés, mais aussi les étudiants étrangers ou les travailleurs venus d’autres pays, par exemple. Un réfugié est une personne forcée de quitter son pays à cause d’une crise politique majeure : guerre, violences ethniques. Il est d’abord demandeur d’asile, le temps que sa situation soit étudiée et, s’il correspond aux critères de la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, il obtient alors le statut de réfugié. »
Logiquement, les migrants qui n’ont pas obtenu l’asile ne doivent pas être considérés comme des réfugiés. Presse-Océan indique bien que « leur demande de droit d’asile a été déboutée et [qu’ils] viennent de recevoir un courrier notifiant qu’ils doivent quitter leur logement le 9 février. »
Il est donc inapproprié d’utiliser ce terme, réservé à une catégorie bien précise des migrants.
Un dérapage isolé ?
Ce dérapage verbal n’est pas une nouveauté dans le monde de la presse subventionnée.
Récemment, Presse-Océan avait par exemple publié un article intitulé : « Nantes Samedi, une manifestation de soutien pour les jeunes exilé-e-s en ville ». Outre l’usage de l’écriture dite « inclusive » ou « épicène » portée par les militants d’extrême-gauche, Presse-Océan avait employé le terme « exilés ». Un nouveau terme employé par les officines d’extrême gauche qui insistent bien sur le côté passif de l’exil imposé aux migrants.
Ce terme est également utilisé par Ouest-France.
Les Bobards de la presse subventionnée semblent inépuisables.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
6 réponses à “Fake News de Presse-Océan. Les déboutés du droit d’asile ne sont pas des réfugiés”
Beaucoup de ces »réfugiés » fuient leur pays pour des raisons économiques!.
..tels les Algériens qui se sauvent d’Algérie sur des rafiots de fortune,au risque de perdre la vie!Pourtant s’ils voulaient rester dans »leur » pays ils auraient de quoi s’occuper puisque le F.L.N.,qui gouverne en Algérie,emploie des Chinois pour construire des maisons et remuer la terre..cette »terre algérienne » qui donnait tant de légumes et de fruits au temps de »l’Algérie française »…
Ceci dit ,ils ne sont pas obligés de prendre des rafiots ,il y a 57 pays musulmans abordables par la terre ,ils ont le choix!
Vous avez bien raison, celui qui veut étudier et travailler en Algérie, il y arrive, sinon il y a un max de boulot dans toute la péninsule Arabique. Mes compatriotes qui vont clandestinement en France sont des indésirables dont nous ne voulons pas chez nous, des prédateurs, des profiteurs ou des repris de justice, qui n’ont jamais au grand jamais cherché de travail ici, ils se sauvent chez vous parce que votre assistance sociale est une des plus généreuses du monde. Ca ne m’étonne pas que vos médias emploient des mots à contresens pour brouiller les pistes (clandestins devenus « sans papiers » « en situation irrégulière » « en attente de régularisation » « migrants » « demandeurs d’asile » « réfugiés » « mineurs isolés/exilés »…) il s’agit de vous faire nier l’évidence que vous êtes en présence d’intrus et de parasites.
Vous avez raison de mettre les choses au point, à condition de ne pas tomber dans le même défaut. On ne peut parler de « fake news » puisque Presse Océan ne cherche pas à diffuser une information inexacte et signale bien que la demande de droit d’asile de cette famille a été rejetée.
Parler de « réfugiés » est seulement un abus de langage. Il n’est même pas dit qu’il soit délibéré. Il est possible que Presse Océan ait seulement reproduit les dires d’une association. Ce qui révélerait bien sûr une ignorance ou une vérification insuffisante de la part de son journaliste, mais pas de volonté falsificatrice.
Vous semblez bien complaisant avec cette presse de propagande grassement subventionnée ! Comme si ces soi-disant « abus de langage » n’étaient pas largement pratiqués !
Il y a bien longtemps que la presse subventionnée n’est plus lue ou crue…les subventions ne servent qu’à Masquer cela….