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Squatté depuis le 5 octobre 2016, l’ancien CHRS le Val situé à la Noë entre Fay-de-Bretagne et Malville, était occupé par des anarchistes et activistes LGBT et végan en délicatesse avec les zadistes « modérés » et les structures paysannes les soutenant. Ce « lieu périphérique » rebaptisé l’Ancre Noire à la fois hors des radars de l’Etat et des structures paysannes, a été expulsé ce 24 avril, d’après les ex-occupants.
Ceux-ci en ont profité pour lancer dans leur communiqué un SCUD contre ceux des zadistes qui ont préféré négocier avec l’Etat : « début Février, les occupant[s] de l’Ancre Noire se sont définitivement dissociés de la zad institutionnelle quand les discutions pour une “envisageable” demande de légalisation des terres périphériques de la zad ont évoqué le squat. En la considérant à la fois comme foyer de beaucoup d’ami[s], on peut définir maintenant la “ZAD” comme une institution en plus à renverser, et un territoire en plus à libérer ». Un comble ! Et le tout en se ralliant à la position des irréductibles – la ZAD est un espace qui doit rester selon eux une « ligne de front » contre l’Etat avec « des individus libres et sauvages en perpétuelle tension envers le pouvoir, tout pouvoir ».
Une plainte avait été déposée par le CHRS et le squat avait été déclaré expulsable le 31 mars 2017. Cependant le concours de la force publique – nécessaire pour l’expulser – n’avait pas été décidé jusque-là, selon nos informations. Ces derniers jours, le squat s’était vidé de ses habitants, partis pour la plupart se ranger du côté des irréductibles pour s’opposer aux forces de l’ordre. D’autres « lieux périphériques » existent, notamment le Haut Fay au nord-est de la ZAD, la Maison Rose au sud-ouest, la Pointe sur la RD15 à l’ouest… Ceux-ci sont nettement plus proches des limites de l’ex-ZAD que l’ex-Ancre Noire, qui en était éloignée de 10 km.
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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