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Selon une récente étude, l’Islam serait la religion qui procure la plus grande joie de vivre à ses fidèles dans le monde. Notamment grâce au sentiment d’unité qui en découle.
L’Oumma, source de satisfaction ?
La religion procure-t-elle le bonheur aux hommes ? Une étude réalisée par l’Université de Mannheim, en Allemagne, et publiée la semaine dernière par une association de psychologues américains s’est penchée sur la question. De ces travaux, il ressort que les musulmans sont les croyants les plus satisfaits de leur vie, notamment parce qu’ils se sentent plus « unis » ou liés que les personnes appartenant aux autres religions. Il est vrai que la notion d’Oumma, désignant la communauté des musulmans, indépendamment de leur nationalité, de leurs liens sanguins et malgré la division entre sunnites et chiites, est très présente en Islam.
Pour cette étude, ce sont 67 562 individus qui ont été interrogés par les chercheurs. Qui ont pu observé que le sentiment d’unité se manifestait davantage chez les musulmans que chez les adeptes des autres religions. Ainsi, les gens qui croient en cette unité – l’idée que tout dans le monde est connecté et interdépendant – semblent avoir une plus grande satisfaction de vivre que ceux qui n’en ont pas, qu’ils appartiennent ou non à une religion.
Parmi les participants, se trouvaient donc des personnes de confession protestante, mais aussi issues du catholicisme, du judaïsme, de l’islam, de l’hindouisme et du bouddhisme. Environ un quart du panel s’est dit, quant à lui, athée. À noter au passage que l’ensemble des individus questionnés vivaient en Allemagne.
L’Islam et la transcendance des musulmans
Pour Laura Marie Edinger-Schons, membre de l’Université de Mannheim et auteur de l’étude, « le sentiment d’être en harmonie avec un principe divin, la vie, le monde, d’autres personnes ou même des activités a été discuté dans diverses traditions religieuses mais aussi dans une grande variété de recherches scientifiques de différentes disciplines ». Et de poursuivre : « Les résultats de cette étude révèlent un effet positif significatif des croyances d’unité sur la satisfaction de vivre, même en tenant compte des croyances religieuses. »
Par ailleurs, Laura Marie Edinger-Schons souligne à travers son étude que les personnes ayant un niveau de satisfaction dans la vie élevé sont aussi celles qui obtiennent de meilleurs résultats scolaires chez les jeunes et une meilleure santé chez les personnes âgées.
Autre enseignement majeur, les athées apparaissent comme ceux ayant le sentiment d’unité le plus faible et sont donc les plus individualistes et les plus atomisés. Et ce, à l’opposé des musulmans qui sont, pour leur part, la catégorie la plus encline à la transcendance. Viennent ensuite les chrétiens.
Toutefois, les conclusions de l’étude sur la satisfaction de vivre des musulmans ne suffisent pas à éclipser les ambiguïtés de certains aspects de la dimension transcendantale de l’Islam, à commencer par le concept de « djihad » :
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