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Un prêtre catholique s’attaque à l’un des arguments les plus répandus dans le discours multiculturaliste contemporain : l’idée que l’islam aurait inventé la démocratie constitutionnelle un millénaire avant l’Occident. Dans une tribune publiée le 5 septembre par The European Conservative, le père Mario Alexis Portella, chancelier émérite de l’archidiocèse de Florence, démonte pièce par pièce cette lecture rétrospective de la Constitution de Médine.
Un texte du 7e siècle, pas une charte des droits
Le document en question, connu en arabe sous le nom de Sahifat al-Madina, remonte à 622, l’année où Mahomet et ses compagnons quittent La Mecque pour s’installer à Yathrib, rebaptisée Médine. Il organise les rapports entre les différents clans de la cité, fixe des règles sur le prix du sang et le traitement des captifs, prévoit une défense collective et désigne Mahomet comme arbitre suprême de certains différends. Rien, dans cette liste, qui évoque un texte fondateur de démocratie représentative.
C’est précisément là que Portella situe l’erreur : qualifier ce texte de « constitution démocratique » revient à projeter sur une société arabe du 7e siècle des concepts qui lui sont totalement étrangers — souveraineté populaire, gouvernement représentatif, séparation des pouvoirs, responsabilité électorale des dirigeants.
Ni parlement, ni élections, ni séparation des pouvoirs
Le texte ne prévoit aucune assemblée représentative, aucun système électoral, aucune justice indépendante des pouvoirs politique et religieux. L’orientaliste Michael Lecker, professeur émérite à l’université hébraïque de Jérusalem, préfère d’ailleurs parler de Kitab — un simple « écrit » — plutôt que de « constitution », terme qu’il juge trompeur. Avant lui, le britannique Robert Bertram Serjeant avait déjà avancé que ce prétendu texte unique serait en réalité un assemblage de plusieurs documents distincts, rédigés à des moments différents.
La reconnaissance des juifs de Médine n’est pas l’égalité citoyenne
Le document accorde certes une place aux groupes juifs de la cité, qui conservent leur religion tout en s’intégrant à des dispositifs militaires et politiques communs. Portella refuse cependant d’y voir une préfiguration de l’égalité citoyenne moderne. Le texte distingue en effet plusieurs catégories de statut — croyants, émigrés de La Mecque, musulmans, juifs — organisées en un réseau d’obligations réciproques entre clans et communautés, non en une citoyenneté individuelle uniforme.
Souveraineté divine contre souveraineté populaire
L’argument le plus tranchant de la tribune porte sur le fondement théologique du pouvoir en terre d’islam. La démocratie moderne repose sur l’idée que l’autorité politique procède du consentement des citoyens et peut être modifiée par des mécanismes humains, y compris au niveau constitutionnel. La pensée politique islamique classique s’est construite sur une base radicalement différente : le Coran affirme, sourate 18 verset 26, qu’Allah ne partage sa décision et son autorité avec personne. Une fois Mahomet disparu, ce sont les juristes islamiques qui héritent du monopole de l’interprétation de la loi divine — un schéma qui, par nature, soustrait certains pans de la vie politique à toute intervention législative humaine.
Un texte connu par une seule source tardive
Autre faille relevée par Portella : l’authenticité même du document reste disputée. Les seuls fragments connus proviennent de la Sirah d’Ibn Ishaq, première biographie de Mahomet, rédigée environ 150 ans après sa mort. La recherche contemporaine s’interroge toujours sur la datation exacte de ce texte, sur son unité réelle et sur la part de reconstruction a posteriori qu’il pourrait comporter.
Pour Portella, la conclusion s’impose : la Sahifat al-Madina peut, à la rigueur, être qualifiée de covenant ou de charte au sens large. En faire un brevet de « démocratie constitutionnelle » islamique relève de l’anachronisme pur et simple.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “Non, l’islam n’a pas inventé la démocratie constitutionnelle à Médine en 622”
Yeshouah le Nazaréen contre Mehmet de Médine. Ces querelles d’abrahamistes ne nous regardent pas.
C’est bien connu, l’islam repose sur des principes fondamentaux de paix, de miséricorde , de solidarité et de fraternité universelle. On l’a vu avec le père Hamel ( 26 juillet 2016 ) , Samuel Paty ( 16 octobre 2020 ) , Dominique Bernard ( 13 octobre 2023 ) et la liste n est pas exhaustive.
L’Islam a tout inventé, même le coran continu et alternatif. :-D
L’imposture débute bien avant, avec ce bédouin sanguinaire et pédophile de Momo qui est qualifié de prophète,lui qui n’a jamais prophétisé, jamais!