Le 6 juin prochain marque le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie. Depuis, l’opération Overlord a inspiré nombre de cinéastes, chanteurs et autres artistes.

« Le jour le plus long »

Le 6 juin 1944 a rapidement gagné le surnom de « Jour le plus long », le débarquement des forces alliées en Normandie commençant dès l’aube et étant un tournant de la Seconde Guerre mondiale.

La référence cinématographique demeure encore aujourd’hui le film Le jour le plus long sorti en 1962. Réunissant un casting extraordinaire, composé des plus grands noms du monde entier, de John Wayne à Bourvil en passant par Robert Mitchum, Henry Fonda, Richard Burton et même le jeune Sean Connery, il retrace heure après heure le déroulé des opérations, en présentant les personnages historiques et les lieux symboliques.
Soldats allemands ou américains, résistants français, habitants de Normandie : personne n’est oublié.

Notons que le film disposait de trois réalisateurs, de plus de 20 000 soldats faisant office de figurants, qu’il a bénéficié des conseils du général Eisenhower en personne et a eu droit à une première grandiose à Paris en présence du général de Gaulle, avant d’attirer près de 12 millions de Français dans les salles de cinéma !

C’est également en 1962 que sortait Un singe en hiver, avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo et des dialogues de Michel Audiard. Il s’agit d’une histoire d’amitié, pas d’un film de guerre, mais les événements du 6 juin 1944 sont essentiels pour le héros qui jure de ne plus boire d’alcool si lui et les siens s’en sortent vivants.

Il faut sauver le soldat Ryan, sorti en 1998, n’est pas concentrée sur le « Jour J ». La scène du débarquement sur Omaha Beach, surnommée Omaha la sanglante en raison des 4 700 morts américains demeurera toutefois pour longtemps l’adaptation la plus réaliste et marquante de cet événement.

Quelques années plus tard, le réalisateur du film, Steven Spielberg, a coproduit la série Band of Brothers, qui suit le parcours de la Easy Company, issue de la 101ème Division aéroportée américaine.
La fin du premier épisode et l’intégralité du deuxième se déroulent le 6 juin. On y voit l’impressionnante flotte aérienne américaine ainsi que les premiers coups de feu tirés par les canons allemands. Le commandant Winters, qui sera décoré après le conflit, mène ensuite ce que l’histoire retiendra comme l’assaut contre le manoir de Brécourt. L’objectif de cette mission était de détruire des canons allemands pour permettre l’avancée des chars débarqués sur Utah beach. La prouesse militaire de la bataille est que la Wehrmacht était alors supérieure en nombre.

Jean-Pax Méfret n’oublie pas Sainte-Mère-Église

L’une des scènes les plus marquantes du Jour le plus long est celle se situant à Sainte-Mère-Église, ce village normand qui par le plus grand des hasards vivait en cette matinée du 6 juin un terrible incendie et était bondé d’Allemands. Les combats y furent violents et les victimes nombreuses.
C’est cette histoire – entre autres – qu’évoque Jean-Pax Méfret dans sa chanson Jour J.

Dalida, elle, avait repris le thème mythique du Jour le plus long dans une interprétation grandiose dont le clip fut composé d’images d’archives, tandis que Renaud dénonçait des Français « bien planqués à Londres pendant que le brave soldat ricain venait se faire tuer loin de chez lui » dans le morceau Hexagone en 1975.

La variété française n’est pas la seule à s’être intéressée au débarquement, le célèbre groupe de heavy metal Iron Maiden a lui aussi dédié une chanson à cet événement historique majeur du XXe siècle. Dans The Longest Day (2006), le chanteur Bruce Dickinson évoque un soldat survivant à l’horreur.

Les jeux-vidéos ne sont pas en reste !

La Seconde Guerre mondiale a eu droit à son lot de jeux-vidéos, mais peu sur le débarquement en lui-même.

Les références en la matière restent donc toujours Call of Duty 2 (2005), où le joueur doit gravir la Pointe du Hoc, et Medal of Honor : Débarquement allié (2002), mettant en scène Omaha Beach.

Si quelques autres jeux permettent de contrôler les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, ce n’est pas l’aspect le plus vendeur et la culture populaire explique rarement le point de vu des ennemis des Américains. Hormis Le jour le plus long, qui est décidément la référence des références, il faut se plonger dans des documentaires, des interviews, des bandes dessinés ou des récits historiques pour apprendre de la manière la plus exhaustive comment se sont passés les événements du 6 juin 1944, le jour où le monde bascula. Nul doute qu’il continuera d’inspirer les futures productions en tous genres !

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