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Le tribunal administratif de Rennes a suspendu ce mardi l’arrêté municipal pris par le maire de Langouët, Daniel Cueff, à propos des pesticides.
Le juge des référés Pierre Vennéguès invoque dans son ordonnance « le moyen tiré de l’incompétence du maire de Langouët pour réglementer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur le territoire de sa commune » qui est « propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté contesté ».
A la suite de la décision du tribunal administratif, Daniel Cueff a annoncé son intention de faire appel.
La Coordination rurale, de son côté, s’est félicitée de la décision du Tribunal administratif :
« La CR tient à rappeler que pour utiliser ces produits les agriculteurs respectent des règles strictes. Jean-François Couëtil, agriculteur en Ille-et-Vilaine (35) est consterné par les témoignages de certains soutiens du maire de Langoüet : « Une femme nous affirme avoir peur que ses enfants tombent malades car ils ont des taux élevés de glyphosate dans leurs urines alors qu’elles mangent bio. Tout d’abord, nous avons des raisons de douter de la fiabilité de ces analyses. Ensuite, nous devons rappeler qu’en France, le glyphosate n’est jamais utilisé sur la plante mais entre deux cultures, à des doses ne dépassant pas deux litres par hectare. Par contre, cette mère de famille s’interroge-t-elle sur les denrée alimentaires importées qu’elle consomme ? D’autres pays ont des normes bien inférieures aux nôtres et ces produits se retrouvent dans nos magasins. L’urgence est de stopper ces importations qui ne correspondent pas aux attentes des consommateurs et qui font du tort aux agriculteurs français. Arrêtons de stigmatiser les agriculteurs français qui ne sont ni des pollueurs, ni des empoisonneurs. L’attitude du maire de Langouët est irresponsable. Nous nous félicitons donc de la décision du tribunal administratif de suspendre cet arrêté. »
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