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Un viol avait été commis sur une jeune femme à Saint-Brieuc en 2017. Dans le cadre de cette affaire, un Algérien a été arrêté aux Pays-Bas et mis en examen le 31 octobre.
Violée dans le parc des Promenades de Saint-Brieuc
Les faits s’étaient déroulés le 25 septembre 2017. Aux alentours de 21 h, une jeune fille de 16 ans regagnant son domicile avait été agressée par un homme dans le parc des Promenades, un espace situé derrière le tribunal de Saint-Brieuc. Victime d’un viol, l’adolescente avait ensuite portée plainte. L’individu avait aussitôt décampé après son acte abject.
Rapidement identifié par les enquêteurs, le suspect, bénéficiant du dispositif pour les migrants mineurs non accompagnés, était depuis recherché. Dans les jours suivants le viol, tandis que la photographie de l’homme circulait parmi certains jeunes de Saint-Brieuc cherchant à venger la victime, un individu ressemblant au bourreau présumé sera appréhendé puis relâché par la police après vérifications. À sa sortie, un petit groupe s’en prendra à lui, pensant avoir à faire au suspect.
Algérien interpellé aux Pays-Bas
L’histoire va connaître un nouveau tournant deux années plus tard. Le suspect, ressortissant algérien, interpellé aux Pays-Bas dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen, a été extradé vers la France à la suite d’une procédure. Après une arrivée à l’aéroport de Roissy et le passage de son dossier dans les mains du juge des libertés et de la détention de Bobigny quelques jours auparavant, il a été présenté devant un juge d’instruction au tribunal de grande instance de Saint-Brieuc jeudi 31 octobre et incarcéré dans la foulée.
L’Algérien a été mis en examen pour des faits criminels avec placement en détention provisoire. L’audience s’est tenue à huit clos. Si l’instruction va donc être relancée avec cette arrestation, il n’est pas à exclure que le suspect, désormais majeur, soit jugé par la cour d’assises des mineurs car considéré comme tel au moment des faits. Une minorité qui interroge compte tenu de la propension de certains migrants mineurs à mentir sur leur âge.
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