Il est environ deux heures du matin, le 4 juillet dernier, dans le quartier du Colombier à Rennes. Une femme de 80 ans rentre chez elle après une soirée passée avec sa fille. Dans la rue, un inconnu, un jeune extra européen venant du Maghreb, circulant en trottinette l’aborde et insiste pour la raccompagner. Elle refuse. Il la suit quand même.
Une fois dans le hall de l’immeuble, l’individu se jette sur elle, la plaque contre le mur, l’embrasse de force et la viole. Il prend ensuite la fuite en emportant la médaille en or de sa victime.
🚨ALERTE 🚨
Une dinguerie encore à Rennes ! J’ai même plus de mots… pic.twitter.com/RBX1Jfz3TI— Le Jarl (@le_jarl) July 22, 2026
Identifié par l’ADN, interpellé avec de la cocaïne
Les enquêteurs de la police rennaise sont remontés jusqu’au suspect grâce aux analyses ADN. Il a été interpellé par la brigade anti-criminalité mardi 21 juillet, en début d’après-midi, rue Saint-Michel. Il a 16 ans et est sans domicile fixe. Des cocottes de cocaïne ont été retrouvées dans ses chaussettes lors de son arrestation.
Placé en garde à vue, il fait l’objet d’une enquête confiée à la Division de la criminalité territoriale. L’information a été révélée par Ouest-France et confirmée par Le Télégramme.
La minorité du suspect va, mécaniquement, orienter la suite. L’ordonnance de 1945 et le code de la justice pénale des mineurs prévoient une atténuation de responsabilité, dont la cour d’assises des mineurs peut certes écarter le bénéfice pour les seize-dix-huit ans. Reste que la peine encourue ne sera pas celle d’un majeur pour les mêmes faits. On expliquera qu’il a 16 ans. On n’expliquera pas ce que cet âge change pour la victime.
L’autre question, plus dérangeante encore, porte sur la présence même de cet individu dans la rue rennaise à deux heures du matin, sans domicile, avec de la drogue sur lui.
Le quartier du Colombier n’est pas un no man’s land. C’est le centre de Rennes, à quelques centaines de mètres de la gare et des Champs Libres. Une femme de 80 ans y a été violée en rentrant chez elle. Que cela puisse arriver là, à cette heure, à cette personne, en dit long sur ce que la sécurité du quotidien est devenue pour ceux qui n’ont ni les moyens ni la force de s’en passer.
L’enquête est en cours. La présomption d’innocence s’applique au suspect. Elle ne s’applique pas aux faits eux-mêmes, dont la matérialité n’est contestée par personne.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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