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Une centaine de migrants cornaqués par des associations d’extrême-gauche, dont l’Autre Cantine, ont trouvé refuge dans d’anciens bureaux d’Orange, à l’angle des rues Daubenton et Babonneau. A la place des 3847 m² de bureaux, propriété d’une société rennaise, devaient s’ériger trois immeubles et cinq maisons de ville.
Selon nos informations, ce sont principalement des déboutés du droit d’asile et des hommes seuls qui ont été installés dans ce squat, où ils devraient bénéficier de la trêve hivernale. Dans un autre squat de migrants géré par l’extrême-gauche, l’ex gymnase du CCAS EDF rue Moquechien, en bas de Talensac, le recours à la force publique pour évacuer les lieux a été refusé une fois de plus par la justice… la préfecture ne voulait pas évacuer le gymnase.
Le propriétaire des bureaux occupés, Pierre Promotion s’est fendu d’un communiqué bien plat : « Nous déplorons cette situation et regrettons d’être ainsi mis devant le fait accompli sans avoir été sollicités en amont. Une concertation avec les associations aurait été préférable, afin de trouver une solution adaptée à ces familles et personnes seules. Notre responsabilité est engagée dans cette occupation illégale. Ce bâtiment est un immeuble de bureau et non d’habitation, ses équipements ne permettent pas un accueil en toute sécurité ».
Par ailleurs des migrants africains déboutés du droit d’asile qui dormaient dehors près de l’ancienne maison qu’ils squattaient rue Pierre Debray, quartier de la Perverie, se sont réinstallés dans une autre maison du boulevard des Belges, vacante. Selon des riverains, ils sont « une demi-douzaine, des jeunes gens africains ».
« Évacuer les squats est très difficile. »
Pour la police, « évacuer les squats est très difficile. Les juges à Nantes ne veulent pas accorder la force publique, les squatteurs se font donner des adresses par des agents des collectivités publiques qui ont la liste des biens vacants – il y a des gens qui ont 200 voire 300 biens immobiliers sur Nantes, tous vides. Un squat, ça arrange tout le monde : la mairie voit des gens qui dorment dehors quitter les rues, ça fait du bordel en moins sur la voie publique, et comme ce sont des associations qui les gèrent et les nourrissent, ça fait des dépenses en moins à assurer pour l’État ».
Cependant, l’écosystème des squats, mais aussi des associations et d’un certain microclimat judiciaire à Nantes encourage la venue des sans-logis et des migrants, alimentant un fort appel d’air et la saturation des dispositifs légaux… donc l’ouverture d’autres squats.
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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