Taxis volants. Une alternative aux embouteillages bientôt accessible ? [Vidéo]

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Pourrons-nous bientôt traverser les villes en quelques minutes en prenant place dans des taxis volants ? Une possibilité qui pourrait se concrétiser durant la décennie à venir.

Des taxis volants à l’assaut des métropoles ?

Jadis cantonnés aux films de science-fiction, les taxis volants pourraient devenir une réalité dans certaines villes. Après les taxis autonomes d’Elon Musk, les voyageurs pressés auront peut-être la possibilité d’éviter les embouteillages des boulevards bondés des métropoles en utilisant la voie des airs.

Si l’on est encore loin de voir une telle offre arriver sur le marché, la ville de Barcelone va par exemple accueillir des premiers tests de taxis volants courant 2022. Le projet n’a rien de loufoque puisque l’on retrouve derrière cette initiative ENAIRE, le gestionnaire espagnol de la navigation aérienne dépendant du ministère des Transports, qui a l’ambition de « faire entrer la mobilité urbaine dans la troisième dimension : l’espace aérien ». D’autres essais doivent aussi être réalisés à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Aux États-Unis et en Asie, les premières routes commerciales intra-villes pourraient s’ouvrir dès 2023 avec un marché accessible à partir de 2025. La manne financière représentée par ce marché des taxis volants est susceptible d’atteindre 35 milliards de dollars dans 15 ans. D’ici là, une centaine de villes à travers le monde pourraient envisager la mise en place de ce nouveau mode de transport. En France, Paris espère pouvoir disposer de taxis volants opérationnels pour les Jeux Olympiques de 2024.

eVTOL : entre progrès technologique et réglementation aérienne

Toutefois, de nombreuses questions restent en suspens concernant ces taxis volants propulsés à l’énergie électrique. Notamment sur le modèle économique et l’accessibilité tarifaire pour le public. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un moyen de transport de masse, comment rendre le prix abordable ? Dans un premier temps, les taxis volants seront probablement utilisés principalement par une clientèle d’affaires cherchant à ne pas perdre de temps.

Ci-dessous le modèle CityAirbus, un taxi volant développé par Airbus Helicopters et Siemens et pouvant embarquer quatre personnes. D’une autonomie limitée à 15 minutes, il peut voler à 120 km/h :

Autre caractéristique des taxis volants, outre leur fonctionnement silencieux, ils peuvent décoller et atterrir à la verticale. Une capacité qui figure dans la dénomination complète de ces nouveaux appareils : eVTOL, acronyme anglais signifiant « Electric Vertical Take-Off and Landing » [NDLR : « aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux »]. Certains pourront aussi, à terme, voler sans pilote.

Sur le plan technique, ce sont les progrès en matière de stockage d’électricité via les batteries Lithium-Ion ainsi que les nouveaux designs multi-rotors qui vont de quatre à huit ou même seize hélices (à la fois plus sûrs car redondants et beaucoup moins bruyants) et les avancées en matière d’automatisation du pilotage qui ont permis le développement des taxis volants.

Selon une étude, on dénombrerait environ 170 prototypes d’aéronefs eVTOL dans le monde avec pour ambition de commercialiser des appareils destinés aux taxis, mais pas aux particuliers. Un choix notamment motivé par la réglementation très stricte s’appliquant à l’espace aérien.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Matty Blume) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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