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Il semble que l’idée régionale ait le vent en poupe en ce moment si l’on considère le récent sondage réalisé par l’Ifop (9 689 personnes interrogées) pour la fédération Régions & Peuples solidaires à laquelle appartient l’UDB. 78 % des Bretons (Bretagne historique) souhaitent que davantage de décisions soient prises dans les régions. Une évolution fédérale de la France est souhaitée par 64 % des Bretons. 56 % des Bretons se disent favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ; en Loire-Atlantique, le soutien au rattachement atteint 62 %. 70 % des Bretons sont favorables à une scolarité en langue régionale. 60 % des Bretons estiment qu’une politique en faveur des langues régionales « serait une chance pour la France ». 36 % des Bretons se disent plus attachés à leur région qu’à la France.
La direction du RN et les électeurs ne sont pas d’accord
Principale surprise de ce sondage : « 82 % des électeurs de Marine Le Pen demandent davantage de décisions prises dans les régions. Un échelon que certains élus du Rassemblement national envisagent pourtant de supprimer. Selon le député RN Jean-Philippe Tanguy, cette mesure pourrait générer six milliards d’euros d’économie. L’électorat de Marine Le Pen apparaît, par ailleurs, le plus ouvert sur la question du fédéralisme (67 %). » (Le Télégramme, Bretagne, jeudi 22 octobre 2026) Le souhait de pouvoir régional est donc très fort dans l’électorat de Marine Le Pen : « Oui, chez les électeurs proches du Rassemblement national ce souhait de pouvoir régional grimpe à 80 %. C’est antinomique car ce parti envisage, en réalité, la suppression des régions. Le sentiment d’isolement et d’abandon est particulièrement fort dans les milieux ruraux. Le RN exploite ce sentiment de précarité et d’absence de services publics pour capter un électorat fragilisé, créant ainsi une illusion de proximité », commente Tifenn Siret, porte-parole de l’UJDB (Le Télégramme, Bretagne jeudi 22 octobre 2026) Rappelons que le conseil régional de Bretagne a voté une motion en faveur de l’autonomie le 8 avril 2022 – à l’unanimité, sauf le groupe du RN présidé par le Normand Gilles Pennelle. Il y a donc une rupture nette entre la base électorale du RN et les élus.
Le plus important : « Ces chiffres montrent une rupture avec le jacobinisme historique qui structure l’organisation territoriale française. Les régions à forte identité culturelle comme c’est le cas de la Bretagne souhaitent se réapproprier les prises de décision », explique François Kraus, directeur du pôle politique à l’Ifop (Ouest-France, Bretagne, vendredi 23 octobre 2026) Ces chiffres montrent également que l’émergence à droite et à gauche de partis régionalistes musclés demeure possible. Les circonstances, le hasard, la nécessité pourraient en décider…
B. Morvan
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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