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Touché de plein fouet par la crise sanitaire comme l’ensemble du sport de haut niveau, le Cesson Rennes Métropole Handball, fleuron du Handball en Bretagne aux côtés du HBC Nantes, a lancé jeudi officiellement la campagne « Sauvons le CRMHB ! ». Une opération basée sur trois leviers : la mobilisation de l’État et des collectivités, l’appel au soutien des partenaires et abonnés et une campagne de financement participatif.
Comme le sport de haut niveau dans son ensemble, le handball est en grande difficulté
Le mercredi 4 novembre dernier, la Ligue Nationale de Handball (LNH) a emboité le pas du gouvernement en validant le principe de désormais jouer à huis clos l’ensemble des rencontres professionnelles et ce jusqu’au 31 décembre 2020. Dans un communiqué en date du 16 novembre, la LNH évoque à ce stade un potentiel de pertes cumulées pour les 30 clubs professionnels (D1 / D2) d’environ 11M€ avec des incidences mécaniquement plus importantes sur les clubs de LIDL STARLIGUE (D1).
Le CRMHB est aujourd’hui menacé de disparaitre
Bâti sur un modèle économique qui repose à 80% sur une économie privée, et sevré de ses recettes partenaires et billetterie pour cause de huis clos, le CRMHB est aujourd’hui incapable de produire une quelconque richesse tout en conservant ses charges fixes. En construction progressive depuis quinze ans dans le cadre d’un modèle budgétaire certes étriqué, mais géré avec beaucoup de rigueur, le club est donc aujourd’hui menacé de disparaitre.
3 leviers pour sauver le club : les mesures du gouvernement et des collectivités, le soutien des partenaires et des abonnés et une opération de financement participatif
Décidé à ne pas déposer les armes dans un tel contexte, le CRMHB a décidé de lancer une campagne baptisée « Sauvons le CRMHB ! » basée sur les leviers suivants :
– les mesures gouvernementales connues à ce jour (exonération des charges patronales sur une durée déterminée, fond de compensation billetterie …)
– la mobilisation des collectivités impliquées dans le quotidien du CRMHB
– le maintien de la confiance et du soutien des partenaires et des abonnés
– l’élargissement de la communauté du club au travers d‘une campagne de financement participatif destinée à lever un fond de solidarité pour le CRMHB mais aussi pour le handball breton dans son ensemble (10% des fonds collectés seront reversés aux clubs amateurs). Accessible dès 15 euros de don cette campagne est d’ores et déjà lancée sur le site internet officiel du club https://www.cesson-handball.com . Elle sera soutenue par un vaste plan média en affichage, radio et en digital.
Ce crowfunding permet à chacun de prendre des « parts » de 15 à 500 €.
Stéphane Clémenceau, Président du CRMHB explique : « La situation sanitaire étant à nouveau très tendue, nos pensées se portent bien sûr en premier lieu vers les personnes souffrantes et celles qui sont personnellement et professionnellement impactées.
Comme l’ensemble du sport de haut niveau, le CRMHB n’échappe pas une situation sévèrement dégradée. Au-delà d’un club et de ses 21 salariés, c’est aussi un étendard de la Bretagne et le rêve de nos enfants qui pourraient s’évanouir. Il n’y a pas de sport de haut niveau sans sport pour tous qui lui-même existe aussi grâce à l’image du haut niveau pour se développer et attirer des pratiquants toujours plus nombreux.
Chaque geste, même modeste, comptera pour beaucoup. Nous croyons qu’une large mobilisation de la communauté des amoureux du handball sera un signal fort qui nous permettra de convaincre l’État et les collectivités de la nécessité de soutenir et ainsi sauver le sport de salle de haut niveau.
Le retour à la « normale » reviendra tôt ou tard et le spectacle sportif, que nous aurons maintenu grâce au soutien de tous, participera, au-delà du handball, au bonheur du plus grand nombre et contribuera « au vivre Ensemble retrouvé.»
Cesson est actuellement à la 12ème place du championnat, avec 2 matchs d’avance néanmoins sur les équipes derrière, ce qui met le club en position difficile également, sportivement parlant, à deux jours du derby breton contre Nantes.
Crédit photo : DR
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