« La Bretagne en héritage ». Une nouvelle liste souverainiste pour les régionales 2021

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Une nouvelle liste vient de se déclarer à l’approche des élections régionales. Une liste souverainiste, baptisée « La Bretagne en héritage », et qui sera menée par Yves Chauvel, 67 ans, originaire de Fégréac (Loire-Atlantique), près de Redon, qui nous indique avoir réuni autour de lui les 91 noms nécessaires à la constitution de cette liste.

Les autres têtes de liste départementales pressenties de « La Bretagne en héritage » ​sont Jean-Pierre Dœuff dans les Côtes-d’Armor (ancien candidat du RN à Tourc’h), Bruno Le Tual, de Treffrin, dans le Finistère, et Fabien Pedezert, de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine (ancien candidat RN à Saint-Malo).

« Très loin des candidatures habituelles, la liste « La Bretagne en héritage » est constituée de personnes actives, connectées à la réalité, s’intéressant à la chose publique, mais ne voulant plus subir le carcan des partis politiques. Cette diversité d’expérience et de parcours de vie est une chance. Le programme est constitué par ces femmes et ces hommes qui vivent leur métier au quotidien et pas comme des politiciens hors sol, déconnectés du réel. Cette différence est considérable . Nous n’avons pas l’ambition de mener des carrières politiques, mais nous sommes pragmatiques ! Sans être élus, comment agir efficacement ? Alors, comme d’autres, mais pas pour les mêmes raisons, nous nous présentons devant vous pour acquérir une légitimité, que la démocratie est seule en mesure de nous octroyer. Nous croyons à une Bretagne puissante dans une France souveraine » indique la profession de foi de la liste.

Du côté des propositions, on y retrouve la question de la réunification, mais aussi de l’autonomie bretonne. Les têtes de  liste nous ont communiqué ceci :

« Pour que la Bretagne retrouve toute sa puissance, cela passe obligatoirement par la réunification de toutes ses forces vives, d’où ce premier engagement que nous soumettrons au vote des Bretons : nous voulons la réunification de notre région avec le retour en son sein de la Loire-Atlantique.

Nous pouvons débattre sur un nouveau modèle de gestion de la région, avec une autonomie décisionnelle plus grande à l’instar de certaines régions d’Europe comme en Espagne, en Allemagne ou même en Suisse, le régalien restant évidemment une compétence nationale. Cette proximité décisionnelle permettra aux bretons de se réapproprier leur politique régionale.

Nous ne demandons pas la disparition des départements, mais nous proposons la création d’une seule instance territoriale, qui réunira les conseillers régionaux et départementaux. Après une période d’essai, nous mettrons cette structure en place pour obtenir le statut unique de conseiller territorial à la prochaine échéance élective.

Nous construirons ensemble une nouvelle répartition des compétences entre la région et les départements, notamment en matière de transport et d’éducation, deux compétences clefs pour une meilleure qualité de vie pour nous tous et un développement économique harmonieux entre tous nos bassins d’emploi 

Autre compétence, nous valoriserons la culture et l’histoire bretonne et nous nous engageons à aider financièrement et structurellement au développement d’artistes régionaux et traditionalistes, comme d’une archéologie celte, couvrant plus de 2 000 ans d’histoire de notre identité. Ceux-ci en contrepartie, effectueront un travail auprès de la jeunesse, devenant ainsi des exemples positifs et vivants d’une culture singulière.

De ce devoir de mémoire, condition d’avenir, le nouvel aménagement du territoire breton passera par notre deuxième engagement : créer le Parlement éconologique de l’Armor et de l’Arcoat, où nous puiserons dans les ressources de l’écologie la matière pour développer une économie souveraine, créatrice de richesses et d’emplois pour tous, solidarité indispensable pour partager une même qualité de vie pour tous les bretons sur toute la Bretagne.

La notion centrale de notre programme est celui de la MOBILITÉ, une liste en mouvement pour un changement durable et solidaire, une mobilité caractérisée par son aptitude à accomplir un certain nombre de changement d’ordre social au profit de tous dans l’aménagement du territoire. »

Adoptant le slogan « Pour une Bretagne puissante dans une France souveraine », la liste indique : « En tant qu’amoureux de la Bretagne, nous porterons le CELIB 3 pour donner aussi bien un présent aux bretons d’aujourd’hui, qu’un futur aux générations suivantes, où chacun pourra décider vivre et travailler suivant son choix de vie, en bénéficiant sur tout le territoire de Bretagne de la même qualité de vie, en favorisant le transport intermodal, la formation pour tous, l’accessibilité numérique, la santé près de chez soi …»

Si vous cherchiez une présentation et des propositions de la liste donc, outre Breizh-info, vous l’auriez trouvé chez le Télégramme, mais pas chez Ouest-France, dont le seul intérêt pour la liste aura été d’y établir la dissidence vis à vis du RN… Pour ceux qui croyaient encore à une couverture partiale des élections par le quotidien régional n°1…

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 Commentaires

  1. Une réelle avancée dans les idées bretonnes en proposant des compétences pour la Bretagne semblables à celles de la Catalogne actuelle ou de l’Écosse. L’Etat français doit enfin reconnaître les droits du peuple breton afin que la Bretagne retrouve sa place de grande nation européenne. PL44, sauf erreur de ma part la langue bretonne fait partie intégrale de la culture bretonne ! Gant va gwellañ gourc’hemennoù…. ha chañs vat deoc’h.

  2. Voilà des gens qui parlent clair. Une seule zone d’ombre, mais de taille : quid de la langue bretonne ? C’est un point central. Le slogan « Hep brezhoneg Breizh ebet » (sans la langue bretonne, il n’y a pas de Bretagne) est, plus que jamais d’actualité. Même quand on est du pays gallo (ce qui est mon cas), la langue bretonne est un marqueur irremplaçable de notre identité, d’où l’acharnement (dissimulé désormais, mais bien réel) des Français à son encontre. Notre souveraineté dans ce domaine n’est pas négociable. La clarté ici est absolument indispensable !
    Marcel Texier

  3. Marcel Texier et PL44 : merci pour vos questionnements, me permettant ainsi d’apporter quelques précisions pour une plus grande clarté dans le débat d’idées (et la mise réelle de solutions frappées du coin du bon sens propre à notre région).

    Comme écrit par Padrig MONTAUZIER ci-dessus, la compétence régionale est la Culture et même si pas écrit explicitement dans l’article (mais dans le programme si), c’est bien un héritage historique triplement millénaire qui ce doit d’être très contemporain, à vivre à la même hauteur qu’au Pays Basque ou en Corse. Les langues parlées sont le reflet de nos racines, sinon notre présent comme notre avenir ne sera plus civilisationnel … bien terne de mon point de vue en perdant cette richesse linguistique (ne pas confondre quelques français altermondialistes hors sol avec tous les gaulois celtes que nous sommes).

    Au plaisir d’échanger, un amoureux de la Bretagne dans sa véritable identité.

    Fabien PEDEZERT
    Tête de liste 35 pour la liste régionale  » La Bretagne en héritage  »
    Un fils d’Euskadi et d’Arduina

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