Langues régionales. Une pétition en ligne avant le vote du 8 avril à l’Assemblée nationale [Vidéo]

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La deuxième lecture visant à examiner la proposition de loi sur les langues régionales aura lieu ce jeudi 8 avril à l’Assemblée nationale. Si le député Paul Molac se montre optimiste, son enthousiasme n’est pas partagé par tout le monde en Bretagne. Une pétition en ligne a par ailleurs été lancée par le collectif « Pour que vivent nos langues ».

Proposition de loi sur les langues régionales : rendez-vous ce 8 avril

La partie s’annonce une nouvelle fois compliquée pour les défenseurs des langues régionales de l’Hexagone. Jeudi 8 avril, la proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion pourrait être votée en deuxième lecture lors d’une séance plénière à l’Assemblée Nationale.

Outre le breton, le basque, l’alsacien, l’occitan ou encore le corse sont concernés par ce texte dont l’auteur est le député du Morbihan Paul Molac, membre du groupe « Libertés et territoires » et par ailleurs largement investi dans le collectif « Pour que vivent nos langues », qui comprend des élus et des parlementaires mais aussi des fédérations et des associations publiques et privées d’enseignement en langue régionale.

À quelques heures du vote sur la proposition de loi, par ailleurs déjà adoptée en Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée Nationale le 31 mars dernier, Paul Molac se veut confiant, estimant, comme le rapporte France bleu, que « si la proposition est adoptée, la loi pourra être promulguée rapidement ».

L’article sur le forfait scolaire retoqué

Un enthousiasme très moyennement partagé par Diwan, le réseau d’enseignement en langue bretonne. Certains parents d’élèves rappellent ainsi que l’article, très important et instaurant un forfait scolaire automatique au bénéfice des écoles associatives, a été supprimé par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation ce même 31 mars.

Une déception d’autant plus grande chez les défenseurs des langues régionales qu’« il s’agissait pourtant d’un engagement pris par le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale, notamment lors des débats sur la loi pour l’école de la confiance, pour assurer la pérennité financière de ces écoles. », soulignait Paul Molac voilà quelques jours dans un communiqué.

Une pétition en ligne pour appuyer la proposition de loi

Chez les promoteurs des langues régionales, on compte se battre jusqu’au bout pour appuyer le texte. C’est ainsi que le collectif « Pour que vivent nos langues » a initié une pétition en ligne intitulée « Pour un vote  »conforme » de la proposition de loi sur les langues régionales le 8 avril ! ». Pour l’heure, un peu plus de 5 000 signatures ont été récoltées (un nombre relativement modeste puisque le texte concerne l’ensemble des langues régionales) tandis que le rapporteur de la loi, Paul Molac, espère encore pouvoir réintroduire l’article sur le forfait scolaire lors du vote de la loi ce jeudi.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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1 COMMENTAIRE

  1. Breton avant tout, mais né après la 2ème guerre, je n’est pas eu la chance d’apprendre en même temps que le français la langue maternelle de mes parents ainsi que de mon épouse aujourd’hui décédés;
    Cette langue en danger de disparition fait pourtant partie du patrimoine comme les églises et autres monuments qui sont restaurés régulièrement pour assurer leur conservation dans l’avenir.
    Peux-t-on espérer un geste du législateur pour améliorer la situation de ces langues qui d’ailleurs ne bénéficient pas des mêmes conditions de conservation et donc de survie sur l’ensemble du territoire national ? Bizarre !!!!
    Je dois dire que je n’y crois guère, le but final non avoué étant de les voir enfin disparaître.

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