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Lorsque l’apparatchik PS Pascal Bolo découvre la délinquance, on n’est jamais vraiment déçu. Pas plus que de ses relations tumultueuses avec l’ultra-gauche. Cette dernière ne l’a d’ailleurs pas loupé, alors qu’il traite les délinquants à Commerce le 31 décembre d’ « indésirables » mais proclame en même temps que la place est sûre – ce qui a provoqué nombre de sarcasmes et de critiques de la part des Nantais.
En septembre 2020 déjà, alors qu’il constatait la dégradation de l’insécurité à Nantes, il était pour le dessinateur (très) à gauche de Presse Océan, Frap (Eric Chalmel) le « symbole de la dérive droitière du PS ». Avec sa sortie sur les « indésirables », Pascal Bolo a tendu, dès le 31 décembre, une perche – voire une matraque – pour se faire frapper à nouveau par la gauche.
« Pascal Boloss » fait preuve d’un « racisme décomplexé » pour l’ultra-gauche
Et ça n’a pas loupé, avec une tribune énervée de Nantes Révoltée (ultra-gauche) : « Pascal Boloss commence donc l’année 2022 en qualifiant des jeunes pris à leur insu en photo dans le centre ville d’indésirables ». Un vocabulaire issu directement du discours d’extrême-droite, comme « clandestin » ou « racaille ». Ces mots qui infusent tout le champ politique. Le collectif l’Autre cantine [qui fait des repas chauds aux migrants, organise des squats et participe à attirer toujours plus de clandestins à Nantes] explique que sur les photos, « il y a des jeunes exilés [clandestins] qui viennent souvent lors des distributions ». Le socialiste fête donc son réveillon avec un racisme décomplexé ».
Et Nantes Révoltée d’enfoncer le clou : « mais qui est Pascal Bolo ? Un cumulard, une pièce centrale du pouvoir nantais […] un petit baron socialiste, de ceux qui ont mis Nantes sous l’emprise totale du PS qui tient la ville comme une mafia depuis 30 ans ». Mêlant le vrai et le tout faux dans sa diatribe, l’ultra-gauche poursuit : « dans une ville quadrillée de caméras de vidéo-surveillance, où habiter est devenu hors de prix, où la police est partout, une ville aseptisée et contrôlée […] ce sont les pauvres, les exilés, les indociles qui sont ‘’indésirables’’ pour le pouvoir local »
Et encore : « Ces ‘’indésirables’’ il faut les mater, les chasser, les expulser, les gazer. Le Parti Socialiste, c’est la guerre aux pauvres. En revanche, Pascal Bolo n’a pas qualifié la tenue d’un meeting pétainiste ‘’indésirable’’. Le 31 octobre dernier la métropole socialiste déroulait le tapis rouge au candidat Zemmour au Zénith de Nantes ». Halte au scoop ! Pascal Bolo et Johanna Rolland, militants de la première heure du Z ?
A Malakoff comme à Nantes-centre, beaucoup aimeraient « la police partout »… mais elle est nulle-part
Mais il a aussi suscité de nombreuses réactions d’habitants de Malakoff, qui vidéos à l’appui montrent leur quartier transformé en zone de guerre, déflagrations de mortiers et incendies de voitures en sus, sans aucune présence de la police municipale – guère étonnant, puisque celle-ci a déjà du mal à tenir la place du Commerce dès que les dealers montrent les dents.
Sur Twitter, Nantais en Colère interpelle Pascal Bolo : « montrez-nous@lamiecaline [sandwicherie qui fait l’angle de la croisée des tramways, auprès de laquelle dealers, voleurs à la tire et vendeurs de cigarettes de contrebande sont présents tous les jours, de midi à tard dans la nuit] Vos indésirables sont là H24 365/365 par an. Ne croyez pas @pascalbolo, ne venez pas le soir à #nantes Commerce c’est dangereux ! pas de FDO [forces de l’ordre] que des passages irréguliers de la PM [police municipale] Et les dealers ne bougent même pas ! […] Allez prendre un autre mandat ailleurs @pascalbolo mais quittez la sécurité. Faire croire aux nantais que Commerce est tranquille, vous êtes un homme dangereux ! ».
Et il décrit la présence réelle des forces de l’ordre à Commerce, qui est bien en-dessous de ce que Pascal Bolo veut faire croire : « Arrêtez votre com ! vous mentez aux Nantais ! Pas de PM à 20h30 le samedi ! Pas de police national avant 22 heures. Nantes est aux dealers [… ] Nantais ne croyez pas @pascalbolo […] Il veut nous faire croire que Commerce est un lieu paisible où la police est présente, c’est faux. Que des brefs passages, les jours fériés personne, la nuit personne ! Croyez nous ! Nous y vivons ! ne venez pas à Commerce ! […] Vous appelez les nantais à venir se faire détrousser ! agresser ! Harceler ! violer ! Vous êtes dangereux Bolo et inconscient ».
Inconscient peut-être pas – mais Pascal Bolo a peut-être des problèmes de mémoire. Le 22 décembre dernier Ouest-France relatait en effet les mésaventures de trois trentenaires, agressés par un groupe d’une dizaine de délinquants la veille, qui les ont tabassés en cinq minutes après leur avoir demandé des cigarettes : l’un d’eux a deux dents brisées, l’autre la mâchoire brisée.
Ils avaient refusé de porter plainte, notamment parce que la police était absente : « À quoi bon ! Ça ne sert à rien. Les policiers n’avaient qu’à être là au moment des faits », et aussi parce qu’ils n’étaient que des victimes « parmi tant d’autres à cet endroit. On est quand même en plein centre-ville, à 23 h 30, et personne n’est là pour surveiller et protéger les gens. Faudrait que ça bouge… » Pascal Bolo a encore confondu l’action avec la gesticulation, et pendant ce temps, les Nantais continuent de se faire détrousser.
Louis Moulin
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Une réponse à “Délinquants « indésirables » à Commerce : Pascal Bolo (PS) attaqué de toutes parts”
Et dire que M. Bolo voulait en réalité vanter la Semitan, dont il est le président… L’incident est très drôle !
si’il n’y avait que ce gros pitre …