Bon à savoir. Philippe Le Ray, Hidalgo, Charles de Kersabiec, Le Drian… les bonnes notes de Bernard Morvan

Nous vous proposons une nouvelle rubrique, pas forcément régulière, dans laquelle Bernard Morvan vous relève quelques perles recueillies ici ou là dans la presse…ou ailleurs.

  • Philippe Le Ray est un cas. Entre 2012 et 2017, il est député de la circonscription d’Auray (UMP, puis LR). Mais la vague macroniste l’emporte ; il redevient agriculteur. Aujourd’hui il est éleveur de bovins à Ploemel et maraîcher à Saint-Philibert. Comment explique-t-il le désintérêt actuel des citoyens pour la politique ? « Le décrochage vient du fait qu’un élu peut être accaparé par trois mille sujets. Il faut se garder des moments de lucidité pour ne pas décrocher. Je n’ai pas de solution toute faite, mais il faut éviter toute forme de mépris. Il faut de l’humilité. L’autosatisfaction d’élus locaux ou nationaux m’agace. » (Dimanche Ouest-France, Bretagne, 6 mars 2022). Il faut préciser que Philippe Le Ray a conservé un pied dans la politique puisqu’il est président de la communauté de communes Auray Quiberon Terre Atlantique. Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut Ipsos, explique les choses d’une manière plus technique : « Les projets, les propositions, ça n’accroche pas. C’est une campagne Téfal. On a l’impression que tout glisse auprès des Français, qu’il n’y a pas d’éléments suffisamment forts et structurants. Et dans les personnalités non plus. » (France Inter, lundi 31 janvier 2022)
  • La campagne est « très moche, vulgaire, violente », trouve Anne Hidalgo. « Je ne renoncerai pas », répète-t-elle (Ouest-France, 26-27 février 2022). Mais la messe semble dite, d’après les sondages portant sur les intentions de vote : 2 % (Harris interactive, Challenges, 3 mars 2022) et 2,5 % (Ipsos, Le Monde, dimanche 6-lundi 7 mars 2022). On se demande donc où est passée la « directrice de campagne » Johanna Rolland (PS), maire de Nantes. Que fait-elle ? Que propose-t-elle ? On se souvient de son optimisme : « On a six mois de campagne. On ne va pas céder à la précipitation. Ce qui nous intéresse, c’est la ligne d’arrivée » (Le Monde, jeudi 21 octobre 2021). Aujourd’hui, il reste un mois… Une solution : un pèlerinage à Lourdes, ville spécialisée dans les miracles.
  • Les généraux aiment donner leur avis sur la guerre Russie-Ukraine. On en trouve un à Guérande, Charles de Kersabiec, trois étoiles, aujourd’hui en retraite, conseiller municipal d’opposition, qui apparaît très réaliste : « Sur le papier, les Russes ont un gros avantage en termes de puissance, chars, aviation, infanterie. Mais une guerre ne se résume pas au comptage des obus et des hommes. Sur le terrain, c’est comme au football : les Ukrainiens jouent à domicile. Ils connaissent leur pays et peuvent compter sur le soutien de leur population. On sait que la résistance peut peser lourd dans la balance. Les troupes ukrainiennes sont aussi plus motivées car elles défendent leur pays. Une armée qui est chez elle a l’avantage. » (Presse Océan, vendredi 25 février 2022). En effet, en cas d’occupation du pays par les trouves russes, on pourrait voir se multiplier les attentats et s’installer des maquis. Après la guerre 39-45, les nationalistes ukrainiens, qui luttaient contre les Soviétiques, avaient créé des maquis. Ils étaient ravitaillés par voie aérienne par les Britanniques. Mais, souvent, les parachutages d’agents se terminaient mal. Les Soviétiques les attendaient… A l’origine de ces échecs, on trouvait le fameux Kim Philby, n°2 du MI 6, qui s’empressait d’avertir ses patrons de Moscou des opérations que préparaient les nationalistes ukrainiens.
  • Aux élections municipales de mars 2020, Charles de Kersabiec, dirigeait une liste intitulée « Un nouveau souffle pour Guérande » ; elle obtint 1113 voix (20,63 %) au premier tour et 937 voix (18,53 %) au second – d’où seulement trois élus. Et le général devient conseiller municipal d’opposition, c’est-à-dire soldat de seconde classe. Particularité de Guérande : on comptait quatre listes au premier et au second tour.
  • Une vacherie de Jean-Yves Le Drian, autrefois socialiste. Le PS ? Il est « plus près de l’enterrement que de la résurrection » (Ouest-France, samedi 26-dimanche 27 février 2022). Aujourd’hui, en Bretagne (5), il ne reste qu’un seul député PS : Claudia Rouaux (Rennes-Montfort-sur-Meu). Ils étaient 26 pendant le mandat 2012-2017, auxquels il fallait ajouter 3 divers gauche et 2 EELV. Il y a 37 circonscriptions…

Crédit photo : DR
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0 réponse

  1. les macronistes ont gagné car les gens en avait marre des politicards !
    aujourd’hui ils doivent se sentir cocus mais , si les sondages disent vrai, cocus mais contents comme il est dit dans la chanson

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

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