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Le « Breizh Lab », d’après Jean-Yves Le Drian, a fait « le choix du progressisme ». On veut bien, mais encore faudrait-il nous expliquer en quoi consiste ce fameux « progressisme ». Comme la boutique demeure assez vaseuse sur ce point, nous sommes allés chercher des éclaircissements chez le philosophe Jean-Claude Michéa.
« L’idée progressiste » veut que « tout pas en avant constitue toujours un pas dans la bonne direction (contester un tel dogme reviendrait, en effet, à admettre que, sur un certain nombre de points, c’était mieux avant, proposition que tout intellectuel de gauche, au sens contemporain du terme, se doit de rejeter) », peut-on lire dans « Notre ennemi, le capital » (Climats, 2016).
« Il suffit simplement de se souvenir que la croyance progressiste – ou de gauche – en l’existence d’un mouvement historique providentiel – et irréversible –qui ouvrirait peu à peu au genre humain toutes les portes de l’Avenir radieux, possède par définition une seconde face beaucoup moins avouable », et Michéa de citer l’aventure coloniale de Jules Ferry (Les Mystères de la gauche, Climats, 2013).
« Aucun sociologue de gauche ne saurait contester le caractère progressiste (et surtout pas Benoît Hamon, vaillant combattant de la légalisation du cannabis) » de la décision de l’Insee d’intégrer au calcul du PIB, à partir de mai 2018, le chiffre d’affaires du trafic de drogue (Le Loup dans la bergerie, Climats, 2018)
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Qu’est-ce que le « progressisme » ?”
progressisme??? mon oail, ces gens mal dans leur peau tentent de nous culpabiliser, de nous infantiliser, de nous imposer leur vision du monde
La drogue est aujourd’hui la première économie en France, cela a fait la une du magazine l’Express pourtant pas réputé extrémiste, avec un taux de délinquance dans nos villes qui vaut 6 fois celui de capitales comme Vienne ou Budapest ou on peut se balader le soir sans risques, ou est le progrès là?