Covid-19. France, Royaume-Uni, USA : qu’en est-il de la quatrième dose de vaccin ?

quatrième dose

L’idée de l’administration d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 fait progressivement son chemin dans différents pays, ne concernant pour l’instant que des publics limités. Tour d’horizon.

En France, les plus de 65 ans désormais concernés

Si, depuis le 14 mars dernier, une quatrième injection contre le Covid-19 est désormais recommandée pour les Français âgés de plus de 80 ans et certains immunodéprimés, un futur élargissement des publics concernés par cette nouvelle dose est possible en France. Le conseil scientifique a ainsi invité le gouvernement à étendre la mesure aux plus de 65 ans avec des facteurs de risque dans les mois à venir.

Un avis notamment motivé par la diminution avec le temps de l’efficacité du vaccin chez les seniors. Mais le calendrier pourrait s’accélérer si le niveau de saturation des services de réanimation devait de nouveau augmenter en raison de la reprise épidémique. Cette perspective a été confirmée par Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, au micro de France Inter le 14 mars. « On pourrait voir, en fonction des données qu’on aura peut-être d’Israël, qui a introduit la quatrième dose plus tôt, s’il faudra élargir [la vaccination, NDLR] aux plus de 65 ans avec comorbidité par exemple », a-t-il déclaré.

Depuis, le professeur Alain Fischer a indiqué auprès de L’Express le 23 mars que le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale qu’il préside a été sollicité ces jours-ci par les pouvoirs publics afin de se pencher sur l’élargissement du rappel aux plus de 65 ans. L’entité devrait se prononcer officiellement au plus tard d’ici à la semaine prochaine.

À noter également que la Haute autorité de santé a elle aussi publié le 18 mars un avis favorable à une quatrième dose pour ces mêmes publics.

Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis : qu’en est-il de la quatrième dose ?

Qu’en est-il dans les autres pays ? Au Royaume-Uni, la quatrième injection n’est pour l’instant prodiguée qu’aux plus de 75 ans et aux personnes les plus exposées. Toutefois, selon le professeur Adam Finn, membre du Comité conjoint sur la vaccination et l’immunisation du gouvernement britannique, un déploiement plus large des rappels au Royaume-Uni est probable à l’automne, avant une éventuelle vague hivernale.

En Allemagne, ce sont les plus de 70 ans qui sont concernés. Aux États-Unis, Pfizer a demandé la semaine dernière aux autorités sanitaires d’autoriser une quatrième dose pour les personnes de plus de 65 ans, tandis que Moderna souhaite que son vaccin soit accessible à tous les adultes.

Cependant, l’autorité européenne de réglementation des médicaments a exprimé des doutes quant à la nécessité d’un quatrième vaccin, en demandant des données supplémentaires et en évoquant la crainte hypothétique que des rappels répétés ne surchargent le système immunitaire des personnes concernées.
Des craintes partagées aux États-Unis où certains scientifiques redoutent qu’un trop grand nombre de rappels n’entraîne un « épuisement immunitaire », un phénomène dans lequel l’exposition répétée à un agent pathogène au fil du temps diminue la capacité des cellules immunitaires à répondre efficacement. « Cela n’a pas encore été démontré pour le Covid-19, mais c’est une question à étudier », a déclaré Amesh Adalja, chercheur principal au Johns Hopkins Center for Health Security.

Enfin, pour en revenir à la France, la quatrième dose pourrait-elle être ouverte par la suite aux moins de 65 ans ? Le professeur Daniel Floret, expert auprès de la Haute autorité de santé, estime que ce ne sera pas le cas dans l’immédiat. Cependant, « il est toujours possible que nous changions d’avis mais pour l’instant, se lancer d’emblée dans une campagne vaccinale auprès de l’ensemble de la population paraît excessif ».

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Une réponse

  1. Poser la question, c’est déjà y répondre. La machine à relancer le trouillomètre est réactivée. Les bourrins qui continuent à sortir en plein air avec la muselière sont dans les starting blocks, prêts à démarrer. Une pose de 3 semaines (électorales) dans la propagande du pire les rend malades ; ils la veulent cette 4è dose !
    Il faut la leur donner.

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