Dictionnaire amoureux de l’Ukraine, Laisses de sang, Microferme, Penn Sardin, Paulo la science : la sélection littéraire hebdomadaire

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Dictionnaire amoureux de l’Ukraine, Laisses de sang, Microferme, Penn Sardin, Paulo la science : voici la sélection littéraire hebdomadaire, qui revient après une semaine d’absence.

Dictionnaire amoureux de l’Ukraine

Un Dictionnaire amoureux qui nous immerge dans l’âme de l’Ukraine (histoire, littérature, poésie, musique, peinture, géographie, gastronomie…) par Tetiana Andrushchuk, violoniste ukrainienne qui fut professeur au Conservatoire national supérieur de Kiev et Danièle Georget, auteure et rédactrice en chef adjointe à Paris Match.

 » Nous sommes un peuple de 42 millions d’habitants sur un territoire plus vaste que la France ou qui l’était, jusqu’à ce que la presqu’île de Crimée lui soit arrachée.

Notre civilisation est plus ancienne que celle de la Russie, nos liens avec la France remontent au Moyen Age. L’Ukraine était un royaume avec Kiev pour capitale quand Moscou n’était qu’un bourg au milieu de nulle part. Pendant plus de trois siècles, nous sommes passés pour la province d’un empire qui nous avait pris jusqu’à notre nom. Mais lorsque les murailles de l’Union soviétique sont tombées, notre  » terre qui n’est pas la nôtre  » comme l’écrivait le poète, s’est réveillée.

Enfin, elle allait pouvoir choisir son destin et cesser de suivre celui imposé par les autocrates de l’Est. Vingt-deux ans plus tard, Vladimir Poutine a cru pouvoir mettre un terme à cette  » récréation « . Au nom d’un génocide, sorti de son imagination, contre les russophones, il a cru que ses soldats seraient accueillis avec le pain et le sel. Pour annexer l’Ukraine, il suffisait de cent cinquante mille hommes et d’un déluge de bombes.

Ecrase-t-on une idée avec un marteau ? Je suis née à Kiev. Mon père est mort pendant la Seconde Guerre mondiale. Il portait l’uniforme soviétique, comme près de sept millions de soldats ukrainiens. Près de la moitié ont été tués. Violoniste, professeur au Conservatoire national supérieur de Kiev, j’ai reçu, à Moscou, les conseils du meilleur des hommes, un des rares violonistes dont les Français connaissaient le nom : David Oïstrak, né en Ukraine où il a étudié et commencé sa carrière.

Et j’ai aimé de toute mon âme d’artiste la culture ukrainienne, de Chevtchenko, notre Hugo, à Silvestrov, comme j’ai aimé la culture russe, de Tchaïkovski à Tolstoï et Dostoïevski. Dans l’après-guerre, ma mère qui avait été chanteuse à l’opéra de Kiev, voulut me faire apprendre le français…  » A quoi cela lui servira-t-il ?  » lui demandait-on. Personne ne pouvait alors quitter l’Union soviétique.

J’aimerais aujourd’hui raconter aux Français pourquoi notre identité n’est pas une invention de Maïdan, et pourquoi les Ukrainiens, tenaces, têtus, courageux, à l’image du boxeur Klitchko, montagne des rings qu’aucun coup ne parvenait à ébranler, font envers et contre tout, et depuis si longtemps, le choix de l’Europe et de la démocratie. Une nation est, comme un diamant, composée de milles facettes, si scintillantes que parfois elles nous aveuglent.

Nous sommes le passé, le présent, les vivants et les morts, l’histoire et la géographie, la poésie, les oeufs peints de Pâques, les chemises brodées, le bortsch. Et la passion. La Russie, si prompte à renouer avec ses vieux démons, nous accuse du crime de fascisme : mais qui se trompe d’époque ? Aux femmes qui ont accouché sous les bombardements, à ceux qui se sont terrés dans leurs caves, à ceux qui ont passé leur rage en fabriquant des  » cocktails ukrainiens « , à ceux qui tiraient les missiles stinger, à ceux qui distribuaient la nourriture dans les supermarchés, à ceux qui posaient les garrots, à ceux qui les fabriquaient, au sniper qui abattit le général Tchétchène, à tous ceux qui se sont battus, à ceux qui ont attendu.

Et même à ceux qui doutent encore que l’Ukraine existe, je dédie ce livre. « 

Un livre à commander chez Plon.

Laisses de Sang

Contraints de quitter le Congo où leur vie est en danger, Jeff et Marjolaine choisissent de s’établir à Belle-île-en-Mer afin que cette dernière reprenne la patientèle de son père. Le couple débarque en compagnie de Lina, une jeune guenon introduite clandestinement. Jeff intègre le cabinet de vétérinaires de l’île. Rapidement, le retour au pays provoque la résurgence de drames anciens. Après la naissance de leur fils Joseph, l’hostilité qui s’installe à l’encontre de la famille transforme la terre promise en un véritable enfer.

Dans ce roman noir, Daniel CARIO nous emporte au fil d’une intrigue trépidante où se heurtent avec violence une collection de personnages aux fêlures et aux haines somme toute bien humaines.

L’auteur

Daniel Cario — Ancien professeur de lettres dans le Morbihan où il est né, auteur breton incontournable, Daniel Cario nous livre un nouveau roman noir. Ses romans, pour la plupart campés en Bretagne, ont souvent été primés et ont largement su séduire un large public. Publié notamment aux Presse de la Cité, au Palémon et chez Coop Breizh, il nous emmène aujourd’hui vers une île bretonne loin d’être aussi tranquille que ce l’on pourrait penser.

A commander chez Coop Breizh

Microferme, l’autonomie familiale à portée de main

Comment produire tous les fruits et légumes, les œufs, la viande et le poisson dont votre famille pourrait avoir envie et besoin ?

Sally Morgan, botaniste passionnée de jardinage et rédactrice en chef d’un magazine anglais sur l’agriculture biologique, répond à cette question et délivre dans son livre Living on one acre or less toutes ses connaissances acquises au long de sa vingtaine d’années d’expérience. Traduit en français et adapté aux caractéristiques de la France (variétés, climat, races, etc.), le livre Microferme détaille de manière simple et accessible les bases pour vous lancer dans une petite exploitation agricole.

Nul besoin d’un hectare de terrain pour cultiver ses fruits et légumes, avoir quelques volailles, cochons, chèvres, moutons, abeilles ou poissons, ou encore produire son bois de chauffage et ses plantes médicinales grâce à un jardin-forêt : ce livre vous permet de planifier et mettre en place vos espaces de culture et d’élevage, sur 1 000 à 3 000 m² de jardin, enclos ou champ, en appliquant des principes durables et biologiques.

Clôtures, allées, serre, lutte contre les indésirables, compost, engrais verts, rotation et associations des cultures, santé et fertilité du sol pour un jardin productif y sont abordés.

Microferme vous invite à adopter un style de vie plus simple et authentique, tendre vers plus d’autonomie alimentaire au moment où la pénurie annoncée des ressources et de l’énergie devient réalité, tout en menant de front travail et vie de famille.

Alors n’hésitez plus, grâce aux conseils de ce livre, lancez-vous sereinement !

Un bouquin très pédagogique, très instructif, à commander chez Terre vivante

Penn Sardin, l’étonnant histoire de Joséphine Pencalet

Le roman raconte avec sobriété l’histoire de Joséphine Pencalet, première conseillère municipale élue en France ; elle le fut à Douarnenez en 1925 à une époque où les femmes n’avaient même pas le droit de vote. Elle était parvenue à profiter d’une imprécision dans le code des élections ; en effet, nulle part il était écrit qu’il fût interdit à une femme de se présenter aux élections locales, voire nationales. Rien ne la prédestinait à cette fonction, mais la situation compliquée des sardineries de la ville, les révoltes des ouvrières chichement payées, les grèves pas toujours suivies de résultats, furent le ferment de son action. Elle fut, sans s’en rendre vraiment compte, l’incarnation des femmes et de leur volonté à être considérées. Joséphine Pencalet, la Penn Sardin n’est pas un roman historique, mais un récit racontant la vie de cette femme dans la vie de la cité dans le Douarnenez des années 1920.

A commander aux éditions Ouest France

Paulo la science, mémoires

Voici enfin réédités les mémoires de Jean-Paul Ollivier,  journaliste depuis plus de 50 ans et célèbre historien du cyclisme ! De Rtf-Djibouti au service des sports de France Télévisions en passant par Télé Bretagne, celui que l’on a surnommé « Paulo la science » a suivi un parcours hors norme au service de l’information et de sa passion pour le sport.
Avec sa mémoire infaillible, son sens de l’anecdote, sa passion pour le Tour de France et ses champions, c’est tout un pan de notre histoire qu’évoque Jean-Paul Ollivier dans ce livre généreux et truculent.
A commander chez Mareuil

Crédit photo : DR

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