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L’affaire Henry Nowak a mis en lumière au Royaume-Uni les conséquences concrètes de formations policières fondées sur la théorie critique de la race. Mais ce phénomène ne se limite pas aux îles britanniques. En France aussi, les forces de l’ordre sont soumises à des formations obligatoires dont le contenu idéologique mérite d’être examiné.
La mort de George Floyd comme point de bascule britannique
En 2022, le Conseil national des chefs de police britanniques publie un plan d’action antiraciste national. La première phrase de l’introduction est explicite : c’est le meurtre de George Floyd par un policier à Minneapolis en 2020 qui a « catalysé l’expression de préoccupations profondes concernant l’injustice sociale subie par les personnes noires ». Le document établit ensuite un lien direct entre cet événement survenu aux États-Unis et la nécessité de réformer la police britannique.
Nulle part dans ce plan d’action n’est mentionné le fait que le meurtre de Floyd n’avait strictement rien à voir avec les pratiques policières au Royaume-Uni, ni qu’il s’était produit dans un contexte social et institutionnel radicalement différent. Les chefs de police britanniques se sont empressés de publier leurs propres plans antiracistes locaux, citant Floyd plutôt que les réalités de leurs propres territoires.
En 2025, la mise à jour de ce plan national a franchi un seuil supplémentaire en inscrivant noir sur blanc que l’équité — le « E » de l’acronyme diversité-équité-inclusion — « ne signifie pas traiter tout le monde de la même façon ou être aveugle à la couleur de peau ». Autrement dit : les agents sont officiellement instruits de traiter différemment les individus selon leur origine ethnique.
Du rapport Macpherson au dogme
Pour comprendre comment la police britannique en est arrivée là, il faut remonter au rapport Macpherson de 1999, rédigé après le meurtre du jeune Stephen Lawrence. Ce rapport avait introduit deux concepts structurants. Le premier : tout incident perçu comme raciste par la victime ou un témoin devait être enregistré et traité comme tel, indépendamment des faits objectifs. Le second : la police métropolitaine de Londres était qualifiée d' »institutionnellement raciste ».
En près de trente ans, les forces de l’ordre britanniques ont pourtant accompli des progrès significatifs dans l’élimination des comportements discriminatoires en leur sein. En 2021, un rapport officiel concluait qu’il n’existait plus de preuve que le Royaume-Uni dans son ensemble était institutionnellement raciste, et que la sous-déclaration des crimes racistes — constatée par Macpherson — n’était « largement plus le cas ».
Le mouvement Black Lives Matter a néanmoins convaincu les responsables policiers qu’aucun progrès n’avait été accompli et qu’une intervention de type Macpherson était à nouveau nécessaire. La métropole londonienne a ainsi commandé en 2025 un « examen structurel » du racisme en son sein à une consultante fondatrice d’une association dédiée à l’inclusion économique de la diaspora africaine. Son rapport de 126 pages, intitulé « 30 modèles de préjudice », affirme notamment que « la neutralité n’est pas neutre » et que, dans une institution comme la police londonienne, elle « reflète les normes dominantes, en particulier la blanchité ». En clair : un policier blanc ne peut pas être neutre. Il est, par essence, porteur d’un biais racial.
Ce document est décrit par la police londonienne comme un « texte clé » de son propre plan d’action antiraciste.
Une « crise de confiance » documentée
Les conséquences opérationnelles de ces formations sont désormais documentées. Le président de la fédération syndicale des policiers de rang inférieur de la métropole londonienne avait alerté dès avant l’affaire Nowak que les agents « hésitaient » avant d’intervenir auprès de personnes issues de minorités ethniques, par crainte d’être accusés de racisme. Il a été évincé de ses fonctions syndicales pour avoir tenu ces propos.
Des officiers en service ont transmis au chef de file du parti Reform UK des témoignages circonstanciés : « Je sais de manière certaine, en parlant à des agents plus jeunes, qu’il existe une forme de peur à affronter des criminels issus de minorités ethniques en raison de ces formations. » L’un d’eux ajoute : « Je suis gêné de dire que je suis policier et je mens quand on me pose la question. Je me sens trahi par des officiers supérieurs qui poussent des agendas politiques. »
Une spécialiste des ressources humaines interrogée par le Telegraph pose la question sans détour : « Dans le secteur privé, les mauvaises formations à la diversité créent des risques juridiques et commerciaux. Dans d’autres environnements, y compris la police, est-il temps d’admettre qu’elles peuvent créer des risques pour la vie humaine ? »
Et en France ?
Le phénomène britannique n’est pas isolé. En France, les forces de l’ordre sont elles aussi soumises à des formations obligatoires sur les discriminations, les « biais inconscients » et les « stéréotypes » — dispensées par des instances gouvernementales et par des associations présentées comme « spécialisées » mais dont l’orientation militante ne fait guère de doute pour qui examine leurs productions et leurs financements.
Le Défenseur des droits, la Dilcrah — Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT —, ou encore des associations comme SOS Racisme interviennent régulièrement dans des dispositifs de formation destinés aux agents de la fonction publique, dont les policiers. Le contenu de ces formations reprend fréquemment les catégories de la théorie critique de la race : racisme « systémique », « privilège blanc », biais inconscients des agents issus de la majorité.
Le résultat est un cadre institutionnel qui, comme en Grande-Bretagne, érode le principe fondamental d’égalité de traitement devant la loi. Un agent formé à considérer que sa neutralité est impossible parce qu’il est blanc, ou qu’une accusation de racisme doit primer sur l’appréciation des faits, n’est plus en mesure d’exercer son métier selon les règles élémentaires du droit.
Un système où les autochtones sont suspects
Ce qui se dessine, des deux côtés de la Manche, c’est un système dans lequel la population autochtone blanche occupe structurellement la position du suspect présumé. Ses membres ne peuvent pas être neutres. Leurs réflexes sont des biais. Leur culture est une norme dominante oppressive. Leurs plaintes sont moins crédibles que celles d’une personne issue d’une minorité.
Henry Nowak en a payé le prix de sa vie. Les victimes des réseaux de prostitution organisée de Rotherham, Rochdale et d’autres villes britanniques en ont payé le prix pendant des décennies. En France, combien d’affaires ont été ralenties, édulcorées ou classées parce que les auteurs appartenaient à des groupes que le logiciel institutionnel classe comme « victimes systémiques » ?
La question mérite d’être posée. Le dogme antiraciste, érigé en religion d’État de part et d’autre de la Manche, n’est pas une politique de protection des plus vulnérables. C’est un système de hiérarchie des victimes — dans lequel certains meurent menottés pendant que leur meurtrier choisit son repas en garde à vue puis en prison.
YV
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Royaume-Uni. Comment la religion antiraciste a détourné la police britannique de sa mission principale — et ce que cela dit de la France”
En France on incite les policiers à inverser les stéréotypes et on leur balance des préjugés tout faits sur le » blanc » privilégié, raciste, colonialiste, homophobe, islamophobe, identitaire, méchant et anti progressiste, d’extrême droite etc….toutes les « qualités » pour mériter la mort !