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L’importance d’un sommeil de qualité pour la santé n’est plus à démontrer. Mais bien dormir ou se rendormir est parfois une tâche difficile ! Pour y faire face, de plus en plus de personnes sont tentées d’avoir recours à la mélatonine. Oui, mais…
Quel rôle de la mélatonine dans le sommeil ?
Beaucoup de Français ont un sommeil perturbé. À ce titre, une enquête IFOP réalisée en mars dernier révélait que 7 personnes sur 10 en avaient souffert dans les semaines précédentes. Aussi, près d’un tiers des sondés (32 %) se disaient même insatisfaits de leur sommeil. Une proportion en hausse de quatre point par rapport à 2021.
Dans ces conditions, l’on comprend mieux que nombreuses sont les personnes à chercher des moyens (plus ou moins efficaces) pour mieux dormir.
Parmi les solutions régulièrement évoquées, revient le nom de la mélatonine. Cette hormone produite naturellement par la glande pinéale (ou épiphyse) et régulant les rythmes biologiques est également appelée « hormone du sommeil ». Or, elle est aussi fabriquée par synthèse en laboratoires et peut être administrée sous forme de médicaments ou de compléments alimentaires.
Si la mélatonine est également impliquée dans de nombreuses fonctions de notre organisme, sa principale action vise à assurer la synchronisation du cycle veille/sommeil. En résumé, c’est elle qui décide de l’heure de l’endormissement en favorisant la baisse de la température corporelle.
Gare aux quantités excessives !
Ayant le vent en poupe, cette mélatonine est de plus en plus plébiscitée contre les troubles du sommeil. Toutefois, il n’est pas question d’improviser quant à sa posologie car de nombreux effets secondaires sont à redouter en cas de quantités excessives.
En médicament, elle est notamment délivrée sur ordonnance et est vendue en comprimés de 2 mg. Toutefois, seuls les plus de 55 ans présentant des difficultés à trouver le sommeil ou étant victimes de réveils nocturnes peuvent se la voir prescrite. Avec l’âge, une baisse de la synthèse de la mélatonine peut être observée. Mais ce n’est pas la seule raison. À noter par ailleurs que, chez l’adulte, les médicaments à base de mélatonine ne sont pas remboursés.
Quant aux compléments alimentaires, la mélatonine y est alors plus faiblement dosée. En cas d’insomnie légère, le dosage recommandé est généralement de 1 mg/jour. Il faudra cependant garder à l’esprit que la mélatonine ne sera efficace que dans certains cas, notamment pour faire face à des insomnies dues à un retard de phase de sommeil. Mais pas question d’y avoir recours sans avoir demandé l’avis d’un médecin au préalable !
En revanche, ne comptez pas sur l’aide de cette « hormone du sommeil » si vous êtes victime d’insomnie liée à l’anxiété ou en cas de réveils précoces dus à une dépression.
Mélatonine : précautions et effets secondaires
Parmi les mises en garde à connaître, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a déconseillée la consommation de mélatonine « pour les personnes devant réaliser une activité nécessitant une vigilance soutenue chez lesquelles une somnolence pourrait poser un problème de sécurité. »
D’autre part, un recours à la mélatonine ne doit pas excéder deux à trois mois en termes de durée. Si aucune amélioration du sommeil n’est observée à l’issue de cette période, la consultation d’un médecin sera, là encore, recommandée.
Outre les médicaments, les compléments alimentaires contre la mélatonine peuvent aussi causer des effets secondaires. L’Anses les déconseillent notamment aux patients souffrant d’une maladie inflammatoire (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, polyarthrite rhumatoïde…) ou auto-immune.
Par ailleurs, maux de tête, nausées, cauchemars et troubles de l’humeur peuvent être observés en cas d’une surconsommation de mélatonine. Cette dernière fait aussi courir le risque de réduire l’efficacité de certains traitements pris en parallèle. Notamment les contraceptifs oraux et les médicaments contre l’hypertension artérielle. La vigilance sera également de mise pour les asthmatiques : une administration de mélatonine pourrait augmenter le resserrement des bronches et aggraver l’asthme. Un avis médical favorable sera donc là aussi nécessaire.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/ivanovgood) (photo d’illustration)
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2 réponses à “Santé. La mélatonine, une « hormone du sommeil » à utiliser avec précaution !”
La mélatonine semble donner des résultats satisfaisants. Le sommeil est amélioré et surtout, on a là un médicaments dont les effets indésirables paraissent réduits. Gros progrès par rapport à la plupart des produits qui altèrent les fonctions intellectuelles et en particulier la mémoire. De plus, le risque d’addiction n’a rien à voir avec celui induit par les benzodiazépines!
Vive la mélatonine!
Je précise que je suis médecin psychiatre.
Selon une étude de l’hôpital de Cleveland au usa .
5mg /jour de mélatonine a permis d’écourter l’hospitalisation des malade du covid