Législatives en Suède. Nyans, « le parti des banlieues » et des « minorités » qui séduit dans plusieurs quartiers immigrés

Nyans

Le parti Nyans, se présentant comme « le parti des banlieues » et des « minorités », a réalisé des scores remarquables lors des dernières élections législatives en Suède. Au détriment des sociaux-démocrates.

En Suède, l’incidence du vote musulman en question

Après la publication des résultats partiels des élections législatives en Suède dimanche 11 septembre, la percée historique des Démocrates suédois, une formation opposée à l’immigration extra-européenne, a affolé la presse française.

Toutefois, ce scrutin a livré un autre enseignement, davantage passé sous silence. En effet, le parti Nyans (signifiant « Nuance »), connu pour son clientélisme auprès des musulmans de Suède, a obtenu de bons résultats dans certaines zones urbaines à forte proportion de populations d’origine extra-européenne. Des votes massifs qui ont probablement contribué à priver les sociaux-démocrates de voix essentielles pour remporter le suffrage.

Ainsi, dans le quartier de Rosengård de la ville de Malmö, on estime que les sociaux-démocrates ont perdu la moitié de leurs voix par rapport à 2018, Nyans en récupérant la majeure partie.

Par ailleurs, dans de nombreuses circonscriptions du nord-est de Göteborg, dont la démographie est similaire à celle de Rosengård, la catégorie « autres partis » a recueilli 13 à 16 % des voix. Là aussi, les sociaux-démocrates ont subi des pertes substantielles.

À Tensta, un quartier résidentiel du nord-ouest de Stockholm où la proportion d’immigrés est forte et qui était jusqu’à présent un bastion traditionnel de la gauche « classique », les sociaux-démocrates sont tombés sous la barre des 37 %, tandis que la catégorie « autres partis » a atteint 17 %. Toujours dans la banlieue de Stockholm, à Rinkeby, les « autres partis » obtiennent jusqu’à 23 % des voix.

Nyans, « le parti des banlieues »

Et les bons scores du parti Nyans, observé dans de nombreux « quartiers sensibles » du pays, sont d’autant plus à noter que la formation politique n’a été créée qu’en 2019. Son fondateur, Mikail Yüksel, avait été par le passé candidat aux élections législatives sous l’étiquette du parti centriste suédois (Centerpartiet), parti dont il avait été exclu en raison de ses liens (dissimulés jusqu’alors) avec les Loups gris turcs, une organisation interdite en France depuis 2020.

Au mois d’août 2019, dans une tribune publiée dans le quotidien Aftonbladet, Mikail Yüksel annonçait la création de Nyans sous le titre : « Nous lançons aujourd’hui le parti des banlieues ».

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Mikail Yüksel. Source : aa.com.tr

Ainsi, la chose ne fait quasiment aucun doute, à travers cette catégorie « autres partis », ce ne sont pas les formations Alternativ för Sverige (nationalistes), Feministiskt initiative (partie féministe) ou l’Alliance pour le climat qui ont réalisé une percée électorale mais bien le parti Nyans.

Ce dernier a donc séduit dans les zones en question des électeurs qui votaient auparavant pour les sociaux-démocrates, notamment en défrayant la chronique à plusieurs reprises. Ce fut le cas lorsque, suite à l’épisode des corans brûlés par le groupe danois anti-Islam Stram Kurs mené par Rasmus Paludan, Nyans avait indiqué sa volonté d’interdire de telles manifestations avec l’argument que ce serait une incitation à la haine contre les minorités ethniques. Une prise de position qui avait trouvé un écho notable parmi les musulmans de Suède.

Autre thématique repris à son compte, le parti met également en avant sur son site Internet le thème de « l’ afrophobie » en Suède…

À l’instar de la France avec le RN, la gauche suédoise a vu une large partie de l’électorat des classes populaires lui tourner le dos en faveur des Démocrates suédois. Après s’être appuyé de longues années durant sur le vote des immigrés extra-européens dans les banlieues des grandes villes du pays, les sociaux-démocrates ont désormais du souci à se faire sur leur gauche…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses

  1. « l’ afrophobie »
    Une phobie est une maladie une peur irrationnelle, à l’heure de la victimisation et du padamalgam on ne peut pas stigmatiser la victime d’une maladie.

    Il n’y a rien d’irrationnel ni rien de « phobique » à ne pas être passionné par ce qui touche à l’afrique.

    Le plus pathétique étant pour les africains, véritables despotes, que ces derniers interprètent toute « non appetence » pour leur continent ou leurs personnes comme un délit, un vol, une injustice, du racisme.
    Seuls les occupants africains,, violeurs dans l’âme (Maroquinades) sont capables d’exiger d’être la passion de leurs ôtes.

    Seul un taré peut adorer « l’enrichissement » du continent au plus grand nombre d’homicides volontaires au monde, de viols, plus bas niveau du QI, plus grand nombre d’illettrés du monde etc…
    S’il y avait une réaction pathologique, une « phobie » ou une « manie » c’est justement d’aimer ce qui n’a rien d’objectivement aimable.

    La psychiatrisation des goûts et affinités physiques ou intellectuelles est un pur produit du gauchisme, lancé en URSS. C’est toujours bon de rappeler les horreurs de la gauche .

  2. le syndrome de stockholm (amour de son bourreau) a frappé dur ce mois ci! les belles suédoises vont devoir s’habituer à la burqa

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