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Et si le superéthanol était un carburant alternatif intéressant en ces temps de crise énergétique et de forte hausse des prix ?
Du superéthanol pour réduire les factures de carburants ?
En raison de la hausse fulgurante des prix des carburants, les automobilistes français ont-ils des alternatives à leur disposition ? Du recours à la voiture électrique à l’utilisation des transports en commun en passant, pour ceux qui en ont la possibilité, par l’adoption du télétravail, toutes les options méritent d’être étudiées actuellement afin de réduire les factures d’énergie.
Dans cette optique, le magazine 60 Millions de consommateurs s’est intéressé à la pertinence, pour les automobilistes, de rouler au superéthanol E85 au moment où les prix du diesel et de l’essence montent en flèche. Sans parler des pénuries touchant certaines stations en raison des mouvements de grève dans des raffineries françaises.
Appelé aussi « biocarburant », le superéthanol E85 est constitué par un mélange d’éthanol et de super sans plomb 95. À savoir que cet éthanol, principalement produit à partir de céréales et de betteraves, représente entre 65 et 85 % du mélange.
Après ces précisions, vient aussitôt la question du potentiel intérêt économique à se tourner vers le superéthanol. Il s’avère que ce carburant est soumis à une fiscalité plus avantageuse que ses concurrents. Proposé ces derniers jours dans les stations-service de France à un prix avoisinant les 0,70 €/l, le superéthanol dispose cependant d’un pouvoir calorifique moindre. Aussi, un véhicule roulant à l’E85 consommera en moyenne 20 à 30 % en plus par rapport au sans-plomb.
Dans ces conditions, comment arbitrer un éventuel choix entre les deux carburants ? L’association de défense des consommateurs précise que, malgré cette surconsommation, le coût de l’installation d’un moteur alimenté au superéthanol est rentabilisé au bout de deux ans pour un automobiliste effectuant en moyenne 13 000 km chaque année.
Superéthanol : contraintes techniques et équipements nécessaires
Comme vous l’aurez deviné lors de sa présentation, le superéthanol ne pourra pas se substituer au gazole. Les véhicules diesel ne pourront donc pas en bénéficier. Quant aux autres, seulement trois constructeurs (Ford, Jaguar et Land Rover) commercialisent actuellement des modèles « flexifuel » étant disposés pour rouler à l’E85.
Mais pas de fatalité pour autant puisqu’il est aussi possible de faire installer un boîtier de conversion homologué sur sa voiture, avec une certaine prudence toutefois. Si, officiellement, ce sont les véhicules roulant au carburant sans plomb (SP98, SP95, SP95-E10) et mis en circulation depuis 2007 qui peuvent rouler au superéthanol, le ministère de la Transition écologique précise néanmoins que ces véhicules doivent « disposer d’adaptations spécifiques du système d’injection et du moteur, avoir des matériaux plastiques et joints compatibles ainsi qu’un dispositif pour assurer le démarrage à froid ».
Sur le plan technique, un inconvénient du superéthanol ne doit pas être négligé. En effet, ce dernier ne supporte pas le froid et ne pourra pas s’enflammer en dessous de 13 °C. Première conséquence, le démarrage pourra se montrer capricieux en hiver. Deuxième conséquence, si la proportion d’éthanol dans le mélange atteindra entre 75 et 85 % en été, elle sera davantage limitée entre 65 et 75 % en hiver. Une nuance à prendre en compte en matière de consommation.
L’automobiliste utilisant de l’éthanol devra aussi se méfier de la formation de condensation dans le réservoir du véhicule en cas d’immobilisation de celui-ci pendant plusieurs mois. La meilleure façon de parer à ce risque étant de remplir complètement le réservoir auparavant.
Un boîtier de conversion devant être homologué
En ce qui concerne les fournisseurs de kits de conversion, quatre sociétés (Biomotors, FlexFuel Company, Borel et eFlexFuel Technology) propose des boîtiers sur le marché. Le travail de ces professionnels consiste à installer le boîtier électronique nécessaire au calcul du niveau d’éthanol à injecter dans le moteur.
Il faudra compter entre 700 et 1 600 € pour une telle installation. Plusieurs facteurs (puissance fiscale, type d’injection norme antipollution) viendront influencer le prix du boîtier, qui devra par ailleurs être homologué par les services de l’État et être installé impérativement dans un garage agréé.
À noter également qu’en France, quatre régions (Grand Est, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Île-de-France et Hauts-de-France ) octroient une aide lors de l’installation d’un boîtier pour rouler à l’éthanol.
Une fois les travaux effectués, la modification devra figurer sur la carte grise, sous peine d’être recalé au contrôle technique. Quant aux stations-service proposant de l’éthanol dans l’Hexagone, on recensait environ 3160 points de distribution à travers le pays au mois d’octobre.
Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Jelger) (photo d’illustration)
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2 réponses à “Crise énergétique. Carburant : le superéthanol, une alternative intéressante ?”
Personnellement je roule avec un véhicule essence et je roule à au superéthanol depuis plus de 90 000 km. Je n’ai pas transformé mon véhicule ni ajouté de boîtier aditionel. La seule différence constaté est un témoin moteur de sonde lambda et une surconsommation d’environ 10 % par rapport à sa consommation en essence.
Nous faisons également rouler un 205 peugeot de 1983, il a simplement fallut remplacer l’injecteur du carburateur par un injecteur adapté (coût moins de 15 euros) de retour d’un parcours de 4000 km sans aucun souci, le véhicule roule toujours sans problème et avec 100 % de superéthanol uniquement.
j’utilise le superethanol dans un vehicule a injection 6 cylindres. Il n’y a aucun pb et il n’y a aucune transformation ou addition de boitier. Tout au plus une consommation un peu plus importante 20l au lieu de 18l et un voyant défaut moteur du à la sonde lambda qui réagit à une température de combustion plus basse, normal!.