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Après un premier documentaire, Donbass, tourné dans l’est en 2015, Anne-Laure Bonnet revient sur ses pas en 2022.
« Ce film est dédicacé à tous les civils de toutes les guerres. L’atmosphère est lourde. Nous sommes le 24 février 2022. Je suis de nouveau dans le Donbass. L’offensive russe gagne tout le pays. Interdite de séjour en Ukraine depuis 2015, je ne pourrai pas me rendre à Kiev. Je ne recevrai aucune réponse positive à mon attente d’une autorisation officielle. Ces images racontent le quotidien des civils de Donetsk. La population ici aussi continue sa descente en enfer. Une guerre qui a commencé en 2014 et n’a jamais vraiment cessé. Donbass est là pour rééquilibrer le débat. Pour donner la parole à ceux qui sont au cœur du conflit et que pourtant l’on ne voit et entend peu. Pour que puisse exister une autre manière de concevoir ce conflit, à l’abri des discours propagandistes et des positionnements non assumés. Le film n’est pas là pour déterminer qui du gouvernement ukrainien ou du gouvernement russe est le plus coupable. Donbass ne cherche pas à démontrer une théorie ou à défendre un camp plutôt que l’autre. Son objectif est de donner à voir le quotidien des populations civiles de l’Est plongées dans le tourment de la guerre. De comprendre quels peuvent être les ressentis de ces habitants. Donbass ne se prétend pas objectif, neutre ou encore exhaustif. Donbass est un film documentaire, et c’est pourquoi Donbass se veut subjectif » indique-t-elle en présentation de son documentaire, à découvrir ci-dessous.
Crédit photo : DR
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