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Trois empoisonneurs publics résidant à Pontivy et Saint-Gérant ont été jugés en comparution immédiate le jeudi 1er juin 2023 devant le tribunal de Lorient pour leur implication dans un trafic de drogue actif depuis septembre de l’année précédente.
Des détails troublants et des accusations sérieuses
L’enquête a été lancée après qu’un des clients a dénoncé son fournisseur aux gendarmes de Pontivy (Morbihan). Depuis septembre 2022, les gendarmes surveillaient le studio d’un quinquagénaire désigné comme y animant un point de deal. Grâce à des surveillances, des écoutes et des visites inopinées, le trafic a été confirmé.
Les empoisonneurs publics allaient même jusque dealer en face de deux établissements scolaires..
Lors du procès, les quantités de drogue – résine et herbe de cannabis, cocaïne et même 150 pilules d’ecstasy – ont été fortement minimisées par les accusés. En outre, les 7 800 € découverts chez l’un des accusés, un homme de cinquante ans bénéficiaire du RSA, ayant amassé 28 000 € en trois ans, seraient provenus de sa famille en Afrique et de la vente de saucisson sec !
Des peines de prison ferme
Malgré les saisies de plusieurs centaines de grammes de drogue, il est probable que bien plus ait été vendu. L’attitude de deux des trois prévenus, qui se vantent de leur activité illégale, a fortement irrité le procureur. Pour minimiser la quantité de drogue échangée, ils se sont présentés comme de grands consommateurs, affirmant fumer « entre 20 à 30 joints par jour, dès 5 heures du matin pour aller travailler » selon les propos du quinquagénaire au chômage.
Après plus de trois heures d’instruction, de plaidoiries et de réquisitions, le tribunal a prononcé son verdict. Jean-Baptiste Scella, 53 ans, a été condamné à trente mois de prison, dont la moitié avec sursis, et une interdiction de séjourner à Pontivy pendant cinq ans à l’issue de sa peine. Temuri Khchoev, 32 ans, et Nicolas Cadoret, 40 ans, ont chacun reçu une peine de quinze mois de prison ferme. Les trois hommes ont été maintenus en détention.
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