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Donald Trump voulait faire de ces élections de mi-mandat un plébiscite. Il en sort désavoué. Dans la nuit du 3 au 4 novembre, les démocrates ont repris la Chambre des représentants et conquis le Sénat. Ils ont emporté des États que les républicains croyaient acquis depuis des générations. Le président lui-même a fini par le reconnaître sur Fox News : sa guerre contre l’Iran et la flambée du prix de l’essence qui l’a suivie ont pesé dans la défaite.
🇺🇸‼️Rapide mise à jour sur les midterms aux États-Unis :
Trump et les Républicains sont foutus.
Rien qu’au Sénat : probablement 55 💙 vs 45 ❤️ !!!
Texas démocrate.
Maine démocrate.
Kansas démocrate. (Première fois depuis 1932 !!!!)
Iowa démocrate.
Michigan démocrate.
Géorgie démocrate.
Ohio démocrate.
Même peut-être Alaska, Caroline du Sud et Nebraska (candidat indépendant).Pour la chambre des représentants, c’est une boucherie totale. Au moins 250 💙 (!!!) contre 180 ❤️
Des marges à deux chiffres pour les Démocrates dans des comtés qui ont massivement voté pour Trump en 2024.
Un exemple : Spartz, qui avait une marge de presque 19 points, est en train de perdre de 10 points avec 65% des voix comptées. C’est une gigantesque défaite pour les Républicains.
Même en Floride, où les Républicains vont gagner à tous les niveaux, les marges sont minuscules. Alors que gagner dans cet État n’était même pas envisageable pour les Démocrates.
Pour les gouverneurs, même chose. 29 💙 et 20 ❤️. Kansas incertain.
Au Texas, Abbott est presque certain de perdre, alors que cela paraissait impossible.
Il avait une avance de 11 points en 2022 sur le démocrate.
LA PLUPART DES RESULTATS NE SONT PAS DEFINITIFS !
Une belle raclée. 🍿❤️
— Cyrille Amoursky (@AmourskyCyrille) November 4, 2026
L’Iran, le carburant et les engrais
L’aveu est rare chez Donald Trump. Selon lui, les Américains approuvent sa politique iranienne, mais n’étaient sans doute pas prêts à en payer les conséquences à la pompe. Il dit le comprendre sans partager ce choix. Il ajoute : « Je n’aime pas considérer ça comme une défaite pour moi. » Même Sean Hannity, l’un de ses soutiens les plus fidèles sur Fox News, a estimé que le résultat aurait été différent sans cette guerre.
La géographie du scrutin le confirme. Le Kansas est devenu un champ de bataille inattendu. Les agriculteurs y subissent depuis des mois l’envolée des prix du carburant et des engrais provoquée par le conflit. L’État a élu le démocrate Adam Hamilton, pasteur méthodiste de 62 ans, qui se présente comme un démocrate « indépendant d’esprit ». C’est le premier sénateur démocrate du Kansas depuis 1932. Pour le Telegraph, la défaite tient à une côte de popularité au plus bas, à une guerre impopulaire, à une inflation jamais maîtrisée et à des candidats imposés par la Maison-Blanche.
Elle tient aussi à l’Amérique d’abord promise en 2016 et en 2024. Donald Trump avait fait campagne contre les guerres sans fin et pour le pouvoir d’achat. Deux ans plus tard, ses électeurs ont eu la guerre et l’essence chère.
Le Texas bascule
Le symbole le plus spectaculaire de la nuit vient du Texas. James Talarico, 37 ans, a battu largement l’ancien procureur général Ken Paxton. Donald Trump avait soutenu Paxton contre le sénateur sortant John Cornyn lors de la primaire. Le Texas élit ainsi son premier sénateur démocrate depuis Lloyd Bentsen en 1988. La démocrate Gina Hinojosa a dans le même temps battu le gouverneur sortant Greg Abbott. Donald Trump avait pourtant remporté l’État avec près de 14 points d’avance en 2024.
Ce fut la course sénatoriale la plus chère de l’histoire, avec environ un demi-milliard de dollars dépensés. Elon Musk, installé près de la base SpaceX du sud du Texas, y aurait injecté à lui seul près de 190 millions de dollars, selon le Texas Tribune. Sur l’ensemble des midterms, il a dépensé 483 millions de dollars au profit des républicains, d’après le Brennan Center. C’est un record pour un donateur individuel, pour un résultat quasi nul. Le slogan de campagne de James Talarico disait que le Texas n’était pas à vendre.
Ohio, Caroline, Maine : la carte républicaine s’effrite
La vague a touché tout le pays. En Caroline du Nord, l’ancien gouverneur Roy Cooper a récupéré le siège laissé par Thom Tillis, ce républicain que Donald Trump avait poussé vers la sortie. Les démocrates ont aussi gagné en Caroline du Sud. En Ohio, que Donald Trump avait remporté avec 11 points d’avance, Sherrod Brown a reconquis un siège de sénateur. Toujours en Ohio, Vivek Ramaswamy, ancien artisan du DOGE, a perdu l’élection au poste de gouverneur face à Amy Acton. Dans le Maine, Susan Collins, sénatrice depuis 1997, a reconnu sa défaite face à Troy Jackson, un bûcheron du nord de l’État. Dans le New Hampshire, le démocrate Chris Pappas a conservé son siège face à John Sununu. En Géorgie, Jon Ossoff a été réélu face à un candidat soutenu par la Maison-Blanche.
Seule vraie consolation pour les républicains : la Floride, où Byron Donalds succédera à Ron DeSantis. Il avait discrètement retiré plusieurs références à Donald Trump de son site de campagne en septembre. En Californie, Steve Hilton, ancien conseiller de David Cameron passé chez les républicains, a été battu par Xavier Becerra.
Une gauche radicale qui pousse
La victoire démocrate s’accompagne d’une poussée de l’aile la plus à gauche. À New York, plusieurs candidates des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), soutenues par le maire Zohran Mamdani, ont été élues. Des élus se réclamant du socialisme démocrate l’ont aussi emporté en Pennsylvanie, au Michigan et dans le Colorado. Selon le Telegraph, le groupe le plus à gauche de la Chambre pourrait plus que doubler. Cette poussée promet des tensions avec la direction du parti.
Deux ans de veto et d’enquêtes
Pour Donald Trump, les 2 dernières années du mandat s’annoncent pénibles. Sans majorité au Congrès, il ne pourra plus faire voter de loi, ni confirmer un juge à la Cour suprême ou un membre de son administration sans l’accord des démocrates. Le démocrate Robert Garcia doit prendre la présidence de la commission de contrôle de la Chambre. Il a promis des enquêtes sur les dossiers Epstein, sur des soupçons de corruption et sur les affaires de la famille Trump, et a résumé son programme aux responsables de l’administration : « Prenez un avocat. » Une procédure de destitution n’est pas exclue.
Le président a assuré au New York Times qu’il acceptait les résultats et qu’il trouverait sans doute un terrain d’entente avec les démocrates. Quelques heures plus tôt, il affirmait sur Truth Social que les républicains auraient gagné « par un raz-de-marée » s’il avait été lui-même candidat. Dans la nuit, il a publié la photo d’une casquette rouge frappée du mot « VETO ».
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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