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Le Tour d’Italie fêtera en mai 2027 sa 110e édition avec un parcours que les organisateurs ont voulu à l’ancienne. Dévoilé ce mardi 3 novembre à l’Auditorium Parco della Musica de Rome, le tracé du Giro 2027 partira de Trieste le samedi 8 mai et arrivera à Rome le dimanche 30 mai. Il compte 3 418,9 km et 50 250 m de dénivelé positif, et passe par 3 des cols les plus redoutés du cyclisme italien : le Mortirolo, le Gavia et le Zoncolan.
C’est le premier parcours dessiné sous la direction de Luca Guercilena, ancien manager d’équipe devenu directeur du cyclisme chez RCS Sport. Il compte 6 étapes pour sprinteurs, 8 étapes vallonnées, 5 de haute montagne et 2 contre-la-montre, avec 7 arrivées en altitude.
Un départ frioulan avec un crochet par la Slovénie
Le Frioul-Vénétie Julienne accueille le grand départ pour la 2e fois, 46 ans après le prologue de Trieste remporté en 1981 par le Norvégien Knut Knudsen. La 1re étape fera une boucle autour de Trieste, avec une incursion en Slovénie et plusieurs bosses dans les derniers kilomètres. La 2e se courra entièrement en territoire slovène, de Ljubljana à Koper. Ce sera seulement la 4e fois que le Giro part de Slovénie.
La course retrouvera ensuite l’Italie, entre Cervignano et Possagno, avant de descendre vers l’Émilie-Romagne et une arrivée promise aux sprinteurs sur le circuit automobile de Misano. L’arrivée sur circuit sera fréquente sur ce Giro : outre Misano, le Mugello et Monza sont au programme. L’organisation explique ce choix par la sécurité, sujet devenu brûlant dans le peloton.
Hommage à Scarponi et premier test en côte
Le premier vrai rendez-vous pour le classement général est fixé dès la 5e étape. Elle partira de Filottrano, la ville de Michele Scarponi, tué à l’entraînement en 2017, à qui le Giro rendra hommage 10 ans après sa mort. Elle arrivera à Sarnano-Sassotetto au terme de 139 km seulement, mais avec 3 300 m de dénivelé. 2 jours plus tard, un contre-la-montre de 19,6 km, en grande partie en montée, mènera de Sulmona à Campo di Giove.
La 1re semaine se poursuivra par une arrivée à Naples, pour la 6e année consécutive, une série inédite depuis l’après-guerre. Elle se terminera le dimanche 16 mai à Monte Livata, au-dessus de Subiaco, une montée chère à l’Italien Antonio Tiberi, qui a grandi tout près.
Une deuxième semaine montagneuse
Après la 1re journée de repos, la course traversera les Apennins entre Palombara Sabina et Norcia, sur 218 km et 3 600 m de dénivelé. Le lendemain viendra l’étape la plus longue de l’édition, vers le Mugello. Ensuite, comme l’a relevé Eurosport, une arrivée en altitude reviendra pratiquement tous les 2 jours jusqu’à la fin. La série commence à Zeri, par le Passo dei Due Santi, inédit pour le Giro. Elle se poursuit avec une étape de 187 km et 4 900 m de dénivelé, de Cantù aux Piani di Bobbio, avec au passage le Ghisallo, mythique pour les cyclistes lombards.
Le dimanche 23 mai, place au 2e chrono : 37,3 km parfaitement plats, du célèbre autodrome de Monza jusqu’à Milan, qui accueillera là sa 91e arrivée d’étape. Filippo Ganna avait remporté les 2 derniers contre-la-montre arrivant dans la capitale lombarde, en 2020 et 2021. Au total, le Giro proposera près de 57 km de contre-la-montre, moins que le Tour de France et ses 71 km.
Mortirolo, Gavia et Madonna di Campiglio
Le Giro se jouera, comme souvent, lors de la 3e semaine. L’étape reine, la 16e, relie Sondrio à Aprica sur 192 km et 5 700 m de dénivelé. Les coureurs y gravissent 2 fois le Mortirolo par Mazzo di Valtellina (12,8 km à 10,1 %), le col associé à Marco Pantani. Entre les 2 montées, ils passent par le Gavia (16,5 km à 8 %), toit de cette édition à 2 618 m d’altitude. Stefano Garzelli, vainqueur du Giro 2000, parle de « l’un des plus beaux parcours de ces dix dernières années ».
2 jours plus tard, l’arrivée à Madonna di Campiglio ravivera d’autres souvenirs. C’est là qu’en 1999 Marco Pantani, en rose, avait été exclu de la course après un contrôle sanguin. La montée finale n’est pas la plus dure, mais elle arrive après une journée sans un mètre de plat.
Le Zoncolan à la veille de Rome
Le dernier samedi, la 20e étape partira de Pordenone pour arriver au sommet du Monte Zoncolan par le versant d’Ovaro : 10,1 km à 11,9 % de moyenne, avec des passages au-delà de 20 %. C’est sur cette face que Chris Froome s’était imposé en 2018. Le Giro n’y était plus revenu depuis la victoire de Lorenzo Fortunato en 2021. Le lendemain, comme depuis 5 ans, le vainqueur recevra le Trofeo Senza Fine sous les monuments de Rome.
Quels favoris ?
Reste à savoir qui sera au départ. Selon L’Équipe, Tadej Pogacar a déjà fixé ses objectifs 2027 : un 6e Tour de France, le maillot arc-en-ciel au Mondial de Sallanches et une 1re Vuelta. Il ne devrait donc pas venir en Italie. Jonas Vingegaard, vainqueur du Giro 2026, pourrait choisir de tout miser sur le Tour. Remco Evenepoel n’a pas fermé la porte. Le Belge a un compte à régler avec une course qu’il avait quittée en rose en 2023, mais ce parcours très montagneux ne lui fait pas de cadeau.
Côté français, Paul Seixas pourrait être tenté par une 1re participation à 20 ans, notamment pour aborder plus sereinement le Mondial de Sallanches. Son calendrier dépendra toutefois de sa décision de prolonger ou non au-delà de 2027 avec Decathlon-CMA CGM.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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