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En Italie, près de quatre PME sur dix auraient déjà tenté de recruter des employés à l’étranger. Dont plus de la moitié dans des pays non membres de l’UE… De son côté, la Commission européenne s’affaire à simplifier cette « immigration économique ».
39 % des PME ont cherché à recruter des étrangers
Comme nous le formulions déjà au mois de septembre dernier en évoquant l’opposition d’une courte majorité de français à la régularisation des étrangers clandestins employés dans les métiers en tension, l’immigration dite « économique » a davantage tendance à passer sous les radars des figures politiques de la droite française puisque le sujet est susceptible de les mettre en porte-à-faux avec certains patrons de plusieurs secteurs d’activité.
Une tendance similaire est observée en Italie, où le gouvernement de Giorgia Meloni a conclu un accord à la fin du mois d’octobre avec la Tunisie pour accueillir 12 000 « travailleurs » migrants tunisiens sur trois ans, malgré la forte augmentation des arrivées de clandestins sur ses côtes en 2023.
En Italie justement, une récente enquête Eurobaromètre, publiée en ce mois de novembre par la Commission européenne, a révèlé que 39 % des PME (petites et moyennes entreprises) italiennes ont déjà activement recherché des travailleurs étrangers pour faire face à une pénurie chronique de personnel dans un pays où 69 % des PME déclaraient par ailleurs avoir des difficultés à trouver des employés. Une proportion largement supérieure à la moyenne européenne, évaluée quant à elle à 62 %.
D’autre part, le tableau ci-dessous indique que parmi ces 39 % d’entreprises italiennes, 21 % ont déjà cherché à recruter des candidats à l’embauche en provenance de pays non membres de l’union européenne.
source : Enquête Eurobaromètre europa.eu
Les « travailleurs migrants », aubaine pour les PME italiennes ?
Selon Bruxelles, la pénurie de compétences est un problème croissant qui touche tous les États membres et tous les secteurs économiques. L’enquête, qui s’est donc concentrée sur les petites et moyennes entreprises, a montré qu’en moyenne, plus l’entreprise est grande, plus il est difficile de trouver du personnel dans l’UE.
En Italie, cependant, c’est l’inverse : les micro-entreprises de moins de 10 salariés (69 %) et celles comptant jusqu’à 50 salariés (68 %) signalent les plus grandes difficultés, tandis que, dans la catégorie des grandes entreprises (plus de 250 salariés), « seulement » 59 % des sociétés ont du mal à recruter des employés compétents.
Pour combler cette lacune, près de quatre PME italiennes sur 10 ont donc cherché du personnel parmi les étrangers. Ce chiffre dépasse la moyenne européenne et est plus élevé qu’en Allemagne (32 %), en France (19 %) et en Espagne (29 %). Bien que l’immigration extra-européenne soit un sujet particulièrement d’actualité en Italie, il semble donc que la présence de travailleurs migrants soit vu comme une aubaine par un certain nombre de petites et moyennes entreprises.
Immigration économique : la Commission européenne a tout prévu…
Par ailleurs, les compétences requises sur le marché du travail italien montrent une demande prédominante pour les professions techniques (39 %). Viennent ensuite les travailleurs de la vente et de l’assistance à la clientèle (18 %). 11 % des PME recherchent des experts en informatique et des professionnels de la recherche et du développement.
Face à ce constat, et comme l’on pouvait s’y attendre, la Commission européenne a élaboré plusieurs propositions pour s’attaquer à ce problème de la pénurie de main-d’œuvre. Il s’agit notamment d’un plan visant à encourager l’immigration légale par le biais d’une procédure simplifiée pour l’obtention d’un permis unique, combinant le travail et la résidence.
L’objectif est de faciliter l’arrivée des travailleurs migrants, en leur garantissant davantage de droits sociaux et la possibilité d’un regroupement familial. Le plan vise également à simplifier le processus pour les demandeurs et les employeurs, en leur permettant de demander le permis unique à la fois dans les pays tiers et dans les États membres de l’UE.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Immigration « économique ». En Italie, 39 % des PME auraient déjà cherché à recruter des étrangers”
On est blindé de statistiques sur l’âge, le sexe, la provenance des migrants mais il serait intéressant d’avoir des stats sur les niveaux, linguistique, intellectuel, technique ou professionnel de ces populations . Pourquoi pas utiliser certaines compétences dans les emplois vides voire une régularisation de ceux qui veulent travailler . En revanche, les profiteurs des aides en tous genres et les délinquants dangereux dehors !
les patrons veulent bien employer des pauvres gens payés au lance pierre, ils appellent ça des métiers en tension!