Immigration. L’Italie va accueillir 12 000 « travailleurs » tunisiens en 3 ans

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L’Italie a conclu un accord avec la Tunisie pour accueillir 12 000 « travailleurs » migrants tunisiens sur trois ans, malgré la forte augmentation des arrivées de migrants clandestins sur ses côtes en 2023. Dont plus de 90 % proviennent de Tunisie justement…

Quand l’Italie souhaitait accueillir plus de migrants tunisiens « légaux »

La volonté de recourir à l’immigration « économique » par le gouvernement de Giorgia Meloni n’est pas une nouveauté en Italie. Au mois de janvier dernier, la visite diplomatique du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, en Tunisie en compagnie du ministre italien de l’Intérieur Matteo Piantedosi avait été l’occasion, lors d’un entretien avec le président tunisien Kais Saied, d’indiquer à la Tunisie que l’Italie était « prête à augmenter » le nombre de migrants légaux en provenance de son territoire pour venir travailler « dans les domaines de l’agriculture et de l’industrie ».

À l’époque, cette « faveur » à l’égard des ressortissants tunisiens était toutefois soumise à une condition : que la Tunisie fournisse davantage d’efforts pour lutter contre l’immigration clandestine par voie maritime. Une condition qui n’aura, comme nous l’avons rapporté à plusieurs reprises, pas été respectée par les autorités tunisiennes au cours des mois qui suivirent avec pas moins de 91 000 migrants ayant débarqué sur les côtes italiennes en provenance de Tunisie entre le 1er janvier et la mi-octobre 2023, représentant ainsi une hausse fulgurante de 376 % par rapport à l’année précédente.

Lors de la visite diplomatique du 18 janvier 2023, Antonio Tajani avait ajouté que l’idée générale du gouvernement Meloni consistait donc à nouer des accords pour « avoir des travailleurs réguliers, des jeunes Tunisiens et Africains, qui puissent s’intégrer chez nous ». Compte tenu des arrivées record de migrants qui se succédèrent sur les côtes italiennes tout au long de cette année avec pour point d’orgue la situation apocalyptique de l’île de Lampedusa au début du mois de septembre dernier, il y avait alors fort à parier que cette volonté de l’exécutif italien d’accueillir « légalement » des migrants en provenance de Tunisie serait remise en cause. Il n’en est rien…

L’Italie « ouverte à l’entrée de travailleurs tunisiens »

En effet, malgré le torrent migratoire en provenance des côtes tunisiennes à destination de l’Italie, le ministre italien des Affaires étrangères s’est de nouveau rendu à Tunis le 20 octobre dernier. Une visite au cours de laquelle il devait rencontrer son homologue Nabil Ammar et le président Kaïs Saïed.

À l’issue de la rencontre, les deux pays ont fait savoir qu’ils avaient conclu un accord permettant à 4 000 travailleurs migrants de Tunisie de venir travailler en Italie. Au sujet de cette décision, l’agence de presse Reuters, citant une note diplomatique, a précisé que Rome et Tunis ont la volonté d’instaurer, par l’intermédiaire de cet accord, des voies légales d’immigration vers l’Italie pour les « travailleurs qualifiés ».

« J’ai signé un accord pour encourager les flux migratoires légaux entre l’Italie et la Tunisie. Nous sommes ouverts à l’entrée de travailleurs tunisiens réguliers en Italie pour être employés dans l’agriculture et l’industrie », a écrit pour sa part Antonio Tajani sur X (anciennement Twitter) :

12 000 migrants tunisiens sur trois ans

Par ailleurs, la formalisation avec la Tunisie de ces 4 000 visas pour des permis de travail ne concerne pas que l’année 2023. Au total, ce sont 12 000 entrées régulières sur une période de trois ans que l’Italie prévoit pour les migrants employés dans l’agriculture et l’industrie, auxquelles s’ajouteront 500 postes de travail dans les chantiers liés au plan national italien de reprise et de résilience (Pnrr).

Manifestement très généreuse, Rome a également réaffirmé son intention d’aider la Tunisie à arrêter les passeurs de migrants et à créer des emplois pour les jeunes Tunisiens. Vaste programme…

Enfin, précisons tout de même que la signature de cet accord intervient quelques jours seulement après que Matteo Piantedosi a dressé un bilan de la situation lors d’une séance d’information d’urgence sur l’immigration à la Chambre des députés le 17 octobre. À cette date, les statistiques fournies par le ministre italien de l’Intérieur faisaient état de 140 586 migrants illégaux arrivés par la mer sur le territoire italien depuis le début de l’année.

Six jours plus tard, le 23 octobre, les derniers chiffres du ministère italien de l’Intérieur (près de deux fois supérieurs à ceux de 2022 pour la même période) indiquaient que 141 519 clandestins avaient été pris en charge par les autorités italiennes après avoir traversé la Méditerranée. Soit 1 000 migrants illégaux de plus en moins d’une semaine tandis qu’entre le 1er et le 23 octobre, l’Italie a vu débarquer 7 739 clandestins sur ses côtes.

Au sujet de la volonté de régularisation de l’Italie :

Italie : le gouvernement Meloni veut légaliser 500.000 migrants en un an

Crédit photo : capture Twitter (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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5 réponses à “Immigration. L’Italie va accueillir 12 000 « travailleurs » tunisiens en 3 ans”

  1. alienor dit :

    faudra pas venir se plaindre quand la charia sera dans toute l’europe ! comme on fait son lit, on se couche

    • xavier dit :

      la vraie et seule solution c’est immigration zero des africains vers l’Europe y’en a largement plus qu’il n’en faut içi….

  2. VORONINE dit :

    ils n’auront aucun mal à en trouver beaucoup plus ….Mais le problème sera de les faire travailler . Le terme d émigration économique , « dans l’agriculture et l’industrie  » cache en fait une forme moderne de l’esclavage , il suffit de payer au juste prix les travailleurs italiens , et il ne sera pas nécessaire de recourir à ce procédé .

  3. Franck dit :

    Ben voyons, que l’Italie accueille qui elle veut sur ses terres mais que le jour où il y aura de nouveau des pays Européens avec des frontières qui leur sont propres. La Tunisie continuera à toucher les aides Européennes et en plus elle se débarassera d’une population dont elle ne veut pas qui un plus renverra une partie de ses gains en Tunisie. Qui peut assurer que tous ces migrants rèsteront en Italie? Qui peut prétendre que ces migrants seront disposés à être les larbins de l’Europe? Et que pensent faire, tous ces incapables de gouvernants, des chômeurs nationnaux, ils vont leur payer leur chômage pour un temps et les abandonner à leur vie par la suite? C’est la chute de l’Empire Romain. Bande de bouffons

  4. kaélig dit :

    Est-ce à dire que parmi les « 141 519 clandestins » entrés depuis début 2023, l’Italie n’est pas « foutue capable » de trouver 4 000 travailleurs sérieux ?
    Ces 4000 travailleurs tunisiens sont donc destinés à être naturalisés avec possibilté de regroupement familial…Espérons qu’ils continueront à travailler après l’octroi de tous ces avantages.
    Finalement la pauvre Méloni coincée entre les directives immigrationnistes de l’UE (sous peine de sanctions financières), la pression des ONG-Passeurs et le manque de crédibilité des dirigeants du Maghreb n’en fait pas plus qu’un dirigeant « ordinaire européen » nonobstant sa réputation de « profasciste ».

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