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Le gallois, ou Cymraeg en langue originale, est une langue celtique issue du groupe des langues brittoniques, apparentée de près au breton et au cornique. Son histoire remonte à l’époque des Celtes insulaires, il y a plus de 2000 ans, lorsque les langues celtico-brittoniques étaient parlées dans l’ensemble de la Grande-Bretagne. Cependant, la langue galloise telle que nous la connaissons aujourd’hui s’est principalement développée à partir du vieux gallois, apparu entre le VIe et le IXe siècle.
Au fil des siècles, le gallois s’est consolidé comme langue distincte, notamment après la conquête normande de l’Angleterre, qui a accentué les différences culturelles et linguistiques entre le Pays de Galles et le reste du territoire britannique. La littérature galloise médiévale, avec des œuvres comme le Mabinogion, a également joué un rôle crucial dans la préservation et la transmission de la langue.
Répression sous l’Empire Britannique
L’histoire de la langue galloise est malheureusement marquée par des siècles de répression et de marginalisation, en particulier sous l’autorité de l’Empire britannique. Dès le XVIe siècle, les lois de l’Union ont cherché à angliciser le Pays de Galles, en imposant l’anglais comme langue officielle dans l’administration et les tribunaux. Cette politique a continué sous le règne des Tudor et des Stuart, renforçant l’idée que le gallois était une langue inférieure.
Le XIXe siècle a été particulièrement néfaste pour la langue galloise. L’enseignement en anglais a été imposé dans les écoles galloises à travers le tristement célèbre « Welsh Not », un dispositif disciplinaire utilisé pour punir les enfants surpris en train de parler gallois à l’école. Cette répression institutionnalisée visait à éradiquer la langue galloise, perçue comme un obstacle à l’intégration des Gallois dans la société britannique.
Actualité et enseignement zctuel du Gallois
Aujourd’hui, malgré ces siècles de répression, le gallois a survécu et connaît même un renouveau. Le Pays de Galles est l’une des rares régions celtophones où la langue autochtone a réussi à maintenir une présence significative, avec environ 19 % de la population parlant couramment le gallois, soit environ 562 000 personnes. Ce chiffre est le résultat d’efforts soutenus pour revitaliser la langue, notamment à travers l’enseignement bilingue.
Le gouvernement gallois a mis en place diverses initiatives pour promouvoir l’usage du gallois dans l’éducation, les médias et la vie publique. Par exemple, S4C, la chaîne de télévision galloise, diffuse en gallois depuis 1982, jouant un rôle central dans la normalisation de la langue dans la vie quotidienne. De plus, l’apprentissage du gallois est obligatoire dans les écoles jusqu’à l’âge de 16 ans, ce qui a permis à de nombreux jeunes de renouer avec leur langue et leur culture.
Cependant, malgré ces progrès, la langue galloise fait toujours face à des défis importants. L’exode rural et la prédominance de l’anglais, en particulier dans les zones urbaines, menacent la vitalité de la langue. Les locuteurs natifs sont principalement concentrés dans les régions rurales de l’ouest et du nord du Pays de Galles, tandis que les zones urbaines, comme Cardiff, restent largement anglophones.
La langue galloise est un symbole puissant de l’identité culturelle et de la résilience des Gallois face à des siècles de répression. Si elle a survécu à des tentatives d’éradication, elle continue de faire face à des défis importants pour sa préservation. Les efforts pour revitaliser la langue, notamment à travers l’éducation et les médias, sont cruciaux pour garantir que le gallois reste une langue vivante et dynamique pour les générations futures. Le parallèle avec la langue bretonne montre que la lutte pour la survie des langues minoritaires est universelle, et que leur préservation nécessite un engagement collectif et soutenu.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “La Langue Galloise : Héritage, histoire et défis actuels”
Anglais et Français…Même combat : supplanter et faire disparaitre les langues qui font partie de la culture des peuples dominés minoritaires : c’est pour leur bien sans aucun doute ! Même attitude envers les peuples colonisés.
NORMAL ET c’est le travail des VRAIS mais causons causons notre langue DE FRANCE et bien elle est en perdition mais il y aura toujours des bavards et rappelez vous ARAGO de la république avait compris le travail de notre roi FRANCOIS nos édiles sont elles plus stupides que l’ancien TEMMPS ???
amities
Pour ce qui est de la France et du français, ce n’est pas à nous de nous en occuper. Aux bretons de gérer leur destin, notamment linguistique.