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C’est une nouvelle qui vient saluer le savoir-faire et la ténacité de la filière pêche bretonne. Huit navires adhérents à l’organisation de producteurs Les Pêcheurs de Bretagne (LPDB) viennent d’obtenir l’écolabel « Pêche durable » délivré par FranceAgriMer pour leurs captures de langoustine aux chaluts de fond jumeaux dans le Golfe de Gascogne. Une première nationale pour cette espèce particulièrement prisée des consommateurs — et une reconnaissance officielle pour des pêcheurs bretons qui, malgré les crises à répétition, continuent de tirer leur épingle du jeu.
Au total, ce sont près de 150 tonnes de langoustines écolabellisées qui seront proposées cette saison sur les étals des poissonneries et marchés. De quoi garantir aux amateurs un produit à la fois local, de saison et issu d’une filière transparente sur ses pratiques.
Un cahier des charges exigeant, de la mer à l’assiette
L’écolabel « Pêche durable », créé par FranceAgriMer, ne s’obtient pas à la légère. Le référentiel couvre toute la chaîne de valeur, de la capture en mer jusqu’à la commercialisation au consommateur final. Il repose sur quatre grands piliers — écosystème, environnement, social et qualité — déclinés en 36 critères scrutés par un organisme indépendant.
En l’occurrence, c’est Certipaq qui a mené les audits, à la fois sur les huit chalutiers et sur l’organisation de producteurs Les Pêcheurs de Bretagne elle-même, qui gère la pêcherie. Tous les voyants ont été validés, ouvrant la voie à la certification.
Mais la démarche ne s’arrête pas aux bateaux. Les criées du Croisic, de Lorient et de Concarneau, où débarquent ces huit navires, ont elles aussi été certifiées pour le volet commercialisation. Un point crucial : il garantit aux acheteurs une traçabilité totale du produit, depuis le coup de filet jusqu’à l’étal. En clair, quand vous achèterez une langoustine portant ce label cette saison, vous saurez précisément d’où elle vient et comment elle a été pêchée.
Un signal fort pour la pêche bretonne
Derrière cet écolabel, c’est tout un savoir-faire qui est reconnu. La pêche à la langoustine dans le Golfe de Gascogne est exclusivement pratiquée au chalut de fond, une technique régulièrement critiquée par les ONG environnementalistes. Cette certification démontre qu’elle peut parfaitement s’inscrire dans une démarche exigeante de durabilité, pour peu qu’elle soit encadrée et que les professionnels jouent le jeu — ce qu’ont fait les huit navires concernés.
Pour Yves Foëzon, directeur de l’OP Les Pêcheurs de Bretagne, cette labellisation est d’abord une victoire collective : « Cette démarche d’éco-labellisation, portée collectivement par l’OP, témoigne de la résilience de notre filière, et de sa capacité à se structurer et à se projeter dans la durée. Malgré l’enchaînement des crises, les professionnels continuent d’innover pour mieux valoriser leur production et garantir aux consommateurs des produits de la mer répondant aux plus hauts standards sociaux et environnementaux. »
Une dynamique appelée à s’élargir
Loin de s’arrêter là, Les Pêcheurs de Bretagne entendent faire de cette première une amorce. L’organisation de producteurs annonce vouloir accompagner dans les prochains mois d’autres navires et d’autres criées désireux de s’engager dans la démarche. Objectif : structurer une véritable filière bretonne de la langoustine durable, capable de se distinguer sur un marché où la concurrence étrangère — notamment les langoustines importées, parfois dans des conditions opaques — tire les prix vers le bas et pénalise les producteurs locaux.
À l’heure où les pêcheurs bretons affrontent une succession de difficultés (hausse du gasoil, restrictions de zones de pêche, réglementations européennes toujours plus contraignantes, concurrence déloyale…), cette certification apporte une bouffée d’air bienvenue. Elle rappelle aussi une évidence trop souvent oubliée : manger local, c’est soutenir un tissu économique et humain qui fait vivre des ports entiers de la côte bretonne — du Croisic à Concarneau en passant par Lorient.
Aux consommateurs, désormais, de jouer le jeu en privilégiant, quand l’occasion se présente, la langoustine écolabellisée du Golfe de Gascogne. Un geste simple, une assiette savoureuse, et un soutien concret à une filière qui se bat pour durer.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Langoustine du Golfe de Gascogne : les pêcheurs bretons décrochent une première nationale avec l’écolabel « Pêche durable »”
Quel que soit le label la pêche au chalut détruit les fonds marins! Seule la réduction significative des tonnages et l’interdiction pendant la reproduction sont acceptables pour une gestion responsable de la mer.
Ecolabel pour une pêche qui racle les fonds et détruisent tout sur leur passage !!
On se moque de nous !!!
je ne pense pas que cette pêche au chalut pour la capture des langoustines soit à mettre sur le même plan que la pêche industrielle pratiquée dans les océans du monde entier par les grands trusts sans lois.Comme pour les coquilles saint jacques, les pêcheurs français respectent les cycles de reproduction ce que ne font pas les grands bretons de l’autre côté de la Manche