A la découverte des Saints Bretons. Le 19 septembre, c’est la Saint Riware

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Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2025, environ 250 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

 Le 19 septembre, c’est la Saint Riware

Riware ou Riwal dont le nom est composé des termes Ri (roi) et Gwal (valeur) serait un prêtre breton du vie siècle frère de Riwanon la mère de Saint Hervé. Il est le patron de la paroisse de Trelezan en Bégard ainsi que de Lanrivoare et Saint-Rivoal dans le Finistère 1

Du fait de son nom il est cependant souvent assimilé à un personnage important, désigné comme fils de Deroch, duc de Domnonée, prince en Bretagne, possédant la Petite Bretagne au temps de Clotaire et de Childebert. « Roi » en Bretagne insulaire, il débarque en Armorique avec une imposante flotte, à peu près à la même époque que son cousin Fragan, père de Guenolé. Il aurait régné sur toute la partie côtière baignée par la Manche. Dans la « Vita » de Guenaël, il est le « roi d’une noblesse et d’une droiture fort remarquables, dont la conduite et la législation ont donné de l’éclat » à son royaume. La « Vita » de saint Mélar évoque un «  Regula » à la source de la dynastie. Dans le Cartulaire de Landévennec il pourrait être le Rivelen Mar Marthou, et dans la Chronique de Saint-Brieuc le premier prince de Domnonée Riwall Meur Marzou – « Riwall aux grandes merveilles ». La « Vita » de saint Lunaire rapporte que « il y eut en Bretagne, de l’autre côté de la mer, un homme nommé Riwal qui, le premier, vint habiter dans notre province, de ce côté-ci de la mer, et qui fut le chef des Bretons des deux côtés de la mer ». Plusieurs érudits voient en lui Rivalon Mucmaczon, vainqueur des Barbares occupant le Léon, s’établissant au château de Brest vers 499 ou 511. Il aurait eu à combattre des pirates saxons du côté de Carantec et de l’Île Callot vers 515/520.

Riwall est par ailleurs présenté comme « le premier prêtre émigré sur le continent ». Ce titre est rarement attribué ; il l’est pour Riagat, proche de Fauste de Riez et de la famille royale de Vortigern. Le terme latin qui le désigne – « antistes », sous-entend un ecclésiastique porteur de pouvoir. Ce ne serait qu’après son arrivée en Armorique que se seraient établis monastères et évêchés. Les précédents évêques ou abbés ayant évangélisé la région étaient souvent désignés comme itinérants, venant des îles bretonnes sans être fixés sur le continent.

C’est Riwall que saint Brieuc aurait rencontré. Ayant guéri le prince, il aurait obtenu de lui les terres où il s’est établi avec sa communauté. Lui laissant sa résidence, Riwall se serait retiré près des ruines romaines de Vieille Etable (Hillion).

Riwall ou Riware, oncle maternel d’Hervé, apparaît dans les récits concernant les parents de celui-ci sous le nom de Riou Rigur. Le manoir de Lanrioul, à Plouzévédé, où accoucha Riwanon, fut « Lanna Rigurii ». L’ancienne chapelle voisine de Saint-Irvoal lui était dédiée, et Lanrivoaré rappelle le Riware cité dans le Missel de Saint-Vougay comme saint fondateur. Saint-Thégonnec s’est d’abord appelé Pleyber-Riwall ou Ploeyber Riual (vers 1330) à la suite du démembrement de la paroisse primitive de Ploe-Iber.

Saint Riware aurait donc été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait, été immolée par des païens en haine de leur foi, et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes à Lanrivoaré dans le « cimetière des Saints », entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se déchaussant. On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme de pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Riware (dit aussi saint Rivoaré), à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dénommé « cimetière des 7777 Saints martyrs », mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 (c’est-à-dire 7847) auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854.

Crédit photo : Eglise de Saint Senoux (wikipedia cc)
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2 réponses à “A la découverte des Saints Bretons. Le 19 septembre, c’est la Saint Riware”

  1. Yann MIKAEL dit :

    Dans la Paroisse de la Grigonnais (Gougenew) (44) St Riwal est patron de la frairie de « Moulin Rivaud », Riwal prononcé « Rivaw » en parler mitaw. Je trouve bizarre qu’on traduise « wal » par « valeur », « valeureux », valeur est « talvoud » en breton, et « talvoudek » pour valeureux. « wal » a plutôt le sens de « rempart » donc « protection », « Riwal » est plutôt le  » Roi protecteur ».

  2. NEVEU Raymond dit :

    Et vlan encore un fils de prince maladie mentale de cette religion de tarés, une secte au même titre que les vieux malades mentaux de Massada que l’armée romaine extermina résolvant le problème! Nous préférons Tupperware qui nous rendit service!

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