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Le suspense a donc pris fin : François Cuillandre (PS), maire sortant, se verrait bien commencer un cinquième mandat en mars 2026. Pendant longtemps, il a su entretenir le flou : « Il n’y a pas de candidat idéal. Ce qui fait la force de la gauche à Brest depuis 1989, c’est l’esprit d’équipe et d’union, au-delà de savoir qui mène la liste. Je n’aurai pas d’héritier. Je voterai en mon âme et conscience. » (Le Télégramme, Brest, mercredi 25 septembre 2024) ; on connaît également sa formule : « J’ai coutume de dire qu’on est jamais et toujours en campagne » (Le Télégramme, Brest, samedi 4 octobre 2025). Mais, depuis la sortie d’une brochure-bilan faisant l’inventaire de six ans de mandat, on savait que la décision était prise. Il faut reconnaître que Cuillandre fait bien les choses : format 21×29,7 cm, 50 000 exemplaires, le document sera distribué par les militants dans les boîtes à lettres des Brestois. Coût de la facture prise en charge par la fédération du Finistère du Parti socialiste : 7 000 euros (Le Télégramme, Brest, samedi 4 octobre 2025).
On apprend d’abord que Cuillandre se lance. Comme le prévoit le calendrier interne au PS, il se déclare « candidat à la candidature ». Mais il devra passer par une primaire interne devant les adhérents brestois du PS – ils sont 150. C’est évidemment Yohann Nédélec, l’adjoint chargé de la sécurité et vice-président de Brest métropole chargé des mobilités, qui apparaissait le mieux placé pour affronter Cuillandre dans cette primaire. C’est ce que montrait un sondage portant sur les intentions de vote : 27 % pour une liste (majorité municipale) menée par François Cuillandre et 25 % pour une liste (majorité municipale) conduite par Yohann Nédélec (Ifop, Le Télégramme, Brest, jeudi 25 septembre 2025).
Finalement, Nédélec évite ce combat avec le maire et se retire. Il sait que Cuillandre tient l’appareil brestois : les adhérents sont des vieux de la vieille, des fidèles du maire, les 150 voteront sans état d’âme pour « leur » maire qui est aussi « leur » copain lors de la primaire. Solution efficace pour Nédélec : négocier la “suite“ avec Cuillandre. Soit le poste de premier adjoint, soit l’assurance qu’en 2032, ce sera son tour et que Cuillandre ne lui mettra pas des bâtons dans les roues. Mais comme il faut respecter le “règlement“, on a besoin de quelqu’un qui accepte de faire de la figuration. Un(e) volontaire qui se dévoue pour donner à cette petite opération un côté “démocratique“… Ce sera Isabelle Montanari …
« Impulser du sang neuf »
Adhérente du Parti socialiste, elle a appartenu à la majorité municipale entre 2014 et 2020. Mais, en désaccord avec Cuillandre, elle ne repart pas en 2020 et disparaît des écrans radar. Elle réapparaît en mars 2025 en annonçant qu’elle va présenter une liste aux élections municipales de mars 2026 : « Nous sommes à un an des municipales, l’enjeu est de lancer une dynamique à gauche avec une autre logique que celle qui a toujours prévalu, basée sur l’hégémonie d’un parti politique. Nous voulons faire une liste pour les Brestois et avec eux, impulser du sang neuf, changer de méthode, et partir sur un contrat de projet, avec des gens qui ne sont pas nécessairement dans les partis. Et pour ça, il faut s’y prendre tôt. Notre enjeu, c’est que la Ville reste à gauche. » (Le Télégramme, Brest, samedi 29 mars 2025)
En échange du service rendu, qu’est-ce que Cuillandre lui a promis ? Une place éligible, redevenir adjointe aux affaires sociales et vice-présidente de Brest métropole en charge de l’emploi et de l’insertion… En attendant, elle joue à l’opposante « convaincue de l’importance d’une équipe renouvelée et de la mise en place de nouvelles méthodes ». Sa candidature, elle la motive par la volonté « de permettre un débat non pas sur une personne mais sur un programme et sur une méthode. Il faut repenser les instances de décision pour qu’elles soient plus partagées » (Le Télégramme, Brest, jeudi 30 octobre 2025). On attend le résultat de ce “duel“ le 6 novembre…
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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Une réponse à “Brest : Isabelle Montanari (PS) fera l’affaire à la primaire”
Et c’est mangeable cette malbouffe socialo? Oui il faut la taxer! Au même titre que le texmax ou le halal ou le kebab. Rien ne vaut un filet de veau mod mamm préparé par la karabasen an Ao. Person. Et monsieur le curé choisira un aimable petit Graves de derrière les fagots pour accompagner la viande.