Pêche de loisir en mer : la déclaration obligatoire repoussée… sous la pression de la colère des pêcheurs ?

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L’obligation d’enregistrement et de déclaration des prises pour les pêcheurs de loisir en mer, qui devait entrer en vigueur ce samedi 10 janvier 2026, est finalement reportée « à une date ultérieure ». Officiellement, le ministère de la Mer invoque des « difficultés techniques ». Officieusement, la bronca déclenchée par cette mesure à la logique quasi soviétique n’y est sans doute pas étrangère.

Dans un communiqué publié le jour même de l’entrée en vigueur prévue, l’État reconnaît que la Commission européenne n’est pas en mesure de déployer l’application RecFishing, censée permettre aux pêcheurs de s’enregistrer et de déclarer quotidiennement leurs captures d’espèces dites « sensibles ». Résultat : tout est suspendu… temporairement.

Une mesure technocratique imposée d’en haut

Depuis 2023, un règlement européen prévoit que toute personne pratiquant la pêche de loisir doit :

  • s’enregistrer chaque année,
  • déclarer quotidiennement ses prises,
  • utiliser une application numérique pour le faire.

Sont concernées plusieurs espèces emblématiques : bar, lieu jaune, thon rouge, dorade rose… et la liste pourrait encore s’allonger.

Une logique bureaucratique qui transforme chaque pêcheur amateur en suspect potentiel, sommé de rendre des comptes à Bruxelles à chaque sortie en mer.

Une colère bien réelle sur le terrain

En Bretagne, la pilule ne passait pas. Associations de plaisanciers, pêcheurs amateurs, retraités, familles… tous dénonçaient une atteinte supplémentaire à leurs libertés.

« Notre périmètre de liberté diminue sans cesse », résumait un responsable associatif. « Même le gamin qui pêche l’été devra se déclarer ? » s’indignait un autre.

Sans parler des personnes âgées ou modestes, sans smartphone ni connexion. Une colère légitime face à une réglementation absurde, pensée hors-sol, qui confond pêche récréative et industrie halieutique.

Pour calmer la tempête, le ministère évoque un simple souci informatique : la plateforme européenne RecFishing ne serait pas prête.

« En attendant, il n’est pas demandé aux pêcheurs de s’enregistrer ou de déclarer leurs captures », précise le communiqué.
Aucune solution alternative ne sera proposée : pas de formulaire papier, pas de registre local. L’obligation ne s’appliquera qu’une fois l’application officiellement lancée, « dans les prochaines semaines ».

Un calendrier plus précis doit être communiqué prochainement.

Une reculade politique déguisée ?

Difficile toutefois de croire à la simple coïncidence. Cette mesure avait déclenché une vague de protestations, jusqu’à des appels au boycott et à des recours juridiques.

Le collectif national des pêcheurs récréatifs indépendants parle même d’un coup fatal porté à toute une filière de loisirs.
« Ça va tuer la pêche de plaisance », alerte son président. Beaucoup de retraités, de familles, de passionnés seraient prêts à abandonner purement et simplement.

Face à cette fronde, Bruxelles et Paris ont-ils préféré temporiser plutôt que d’assumer une mesure impopulaire ? Le « bug technique » tombe à point nommé.

Le ministère précise que 2026 restera une année de « mise en œuvre pédagogique ». Autrement dit : on contrôlera, mais avec indulgence… pour l’instant.

Une manière de préparer en douceur l’acceptation d’un système de surveillance permanente des loisirs en mer.

À noter toutefois : dans certains parcs marins méditerranéens, l’application Catchmachine reste obligatoire. Preuve que cette logique de contrôle numérique est appelée à s’étendre.

Derrière ce report se cache une tendance lourde : transformer chaque citoyen en administré permanent, traqué par des applications, des formulaires, des QR codes et des plateformes.

Aujourd’hui la pêche, demain quoi ? La randonnée, la chasse, la cueillette ?

Ce report n’est qu’un sursis. Et la colère, elle, ne retombe pas.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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8 réponses à “Pêche de loisir en mer : la déclaration obligatoire repoussée… sous la pression de la colère des pêcheurs ?”

  1. vert dit :

    Surtout on mettre n’importe quoi. Personne ira voir si vous avez pêcher une limande ou une sole …

  2. Milutin dit :

    Demain , j’irai faire une balade à la campagne, je cueillerai 3 mûres , 1 nèfle et 1 trèfle à 4 feuilles ! Faudra t-il que je les déclare ? Et combien de ces décisions imbéciles similaires sont prises à Bruxelles ? L’Europe c’est l Absurdistan !!!

  3. Duport dit :

    Oui, comme toujours, la colère est là, mais la majorité, sous des prétextes divers, le respect des lois et j’en passe… ne demande qu’à se laisser chloroformer, à rentrer gentiment, la tête basse, dans la cage.

    Alors qu’une véritable opposition d’ensemble, un rejet catégorique, définitif, devrait, dans certaines circonstances, comme dans cette histoire de pêche, prévaloir, nous cessons le combat avant même de l’avoir mené…

    À preuve en effet, cette application Catchmachine obligatoire dans certains parcs marins méditerranéens…

    Nous sommes des moules bientôt toutes QRcodées, et le parc halieutique français a de beaux jours devant lui ! Sauf à ce qu’un jour nous refaisions la révolution, mais cette fois, la bonne, la vraie.

  4. Vladimir dit :

    Vu le zèle démontré par les forces de l’ordre dès qu’il faut coller des amendes au citoyen lambda qui paie ses impôts, on peut craindre que le seul fait de mettre au frais au bout d’un fil, dans une mare ou un ruisseau, la bouteille de muscadet sera sanctionner.
    Prochaine étape il faudra s’identifier auprès de l’UE pour pouvoir respirer.

    Pour ceux qui l’auraient oublier ces atteintes à notre vie privée à nos libertés ont été votées et approuvées par nos gouvernements et nos députés européens.

  5. Simon dit :

    Europe de MERDE qui impose sa dicature. La pêche de loisir que je pratique avec mes 2 petits enfants 15 jours par an en bord de mer ne va vider l’océan de ses ressources. Les types qui pondent ces débilités à Bruxelles sont de vrais abrutis qui veulent faire de chacun de nous des moutons bien dociles.
    Il vaut mieux, bandes d’abrutis de technocrates, des jeunes qui s’adonnent à la pêche, ce sport sain et convivial, que des jeunes qui trafiquent la drogue. Europe de MERDE dirigée par des abrutis payés avec nos impôts !

  6. Bouscard dit :

    A quand des sanctions si vous allez déféquer ou pisser dans la nature ?

  7. jcm78 dit :

    il faudra declarer quand nous irons aux toilettes bientot

  8. T. Gwilhmod dit :

    C’est de l’auto contrôle : comme les Aussweiss auto administrés avec la limite d’un kilomètre maximum du domicile. C’est insupportable pour les hommes libres.
    J’en viens à penser que la masse molle est perdue.
    Qu’il reste 1% de catholiques véritables au grand max et peut-être pas plus de 1% de bretonnants (rêvons toujours…), voilà où nous en sommes. C’est ainsi : soyons lucide et continuons notre chemin : cette époque est passionnante.

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