À 3 semaines de l’ouverture de la 91e édition du Mondial de l’Auto, qui se tiendra du 12 au 18 octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, le salon publie les résultats de l’étude qu’il mène depuis 2022 avec Ipsos sur la relation des Français à l’automobile. L’enquête, réalisée auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, livre un constat sans ambiguïté dans un communiqué du 17 septembre : malgré les transformations technologiques, économiques et sociétales du secteur — et l’on pourrait ajouter les politiques anti-voiture menées dans nombre de métropoles —, les Français demeurent massivement attachés à leur automobile. Un enseignement qui parlera particulièrement aux habitants des territoires ruraux, en Bretagne comme ailleurs, où la voiture reste bien souvent la condition de toute vie sociale et professionnelle.
Un attachement massif, une dépendance assumée
Les chiffres de l’attachement sont sans appel : 91 % des Français possèdent au moins 1 voiture dans leur foyer, 94 % considèrent qu’elle leur apporte liberté et autonomie, et 81 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer. La dimension affective n’est pas en reste : 64 % voient dans la voiture une source de plaisir et 51 % disent avoir déjà ressenti un attachement presque sentimental à un véhicule. Chez les actifs de 25 à 55 ans, la dépendance est particulièrement marquée : près d’1 sur 2 utilise sa voiture pour plus de la moitié de ses déplacements professionnels. Enfin, près d’1 Français sur 2 considère encore la voiture comme un marqueur d’accomplissement social.
Le pouvoir d’achat rebat les cartes de l’achat
Si le cœur y est toujours, le portefeuille dicte de plus en plus les arbitrages. Dans un contexte de tension autour du pouvoir d’achat, les critères d’achat se font plus concrets : la sécurité arrive en tête des attentes (93 %), devant le coût à l’usage (91 %) et le confort ou l’espace intérieur (88 %). Suivent les équipements (65 %), la performance (62 %) et l’écologie (62 %) — cette dernière fermant donc la marche des priorités, loin derrière les considérations pratiques. L’étude note une évolution par rapport à 2024, où le prix s’imposait comme le critère numéro 1 : en 2026, c’est désormais la sécurité qui domine le classement.
Les jeunes, génération la plus sensible au prestige automobile
Contre-intuitif au regard des discours sur le désamour supposé des jeunes pour la voiture, l’étude révèle que les 16-24 ans sont la génération la plus attachée aux valeurs symboliques de l’automobile : 84 % d’entre eux déclarent qu’ils souhaiteraient posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 65 % des 25-55 ans et 41 % des plus de 55 ans. Plus l’âge augmente, plus l’aspiration au prestige diminue : les plus jeunes apparaissent ainsi comme les plus sensibles aux 2 valeurs historiquement associées à l’automobile, la liberté et le statut.
Les salons, vitrines toujours plébiscitées
Dernier volet de l’enquête : la place des salons automobiles à l’heure de la digitalisation des parcours d’achat. Parmi les 35 % de Français qui déclarent s’intéresser à ces événements, 91 % les considèrent comme une vitrine des innovations, 86 % estiment qu’ils permettent de vivre la passion automobile, 84 % apprécient d’y découvrir les nouveautés en conditions réelles, 82 % les associent à un moment de plaisir et 71 % à un moment de partage avec leurs proches. 66 % jugent enfin qu’ils les aident à se projeter dans un futur achat.
Créé en 1898 par les pionniers de l’automobile et organisé tous les 2 ans, le Mondial de l’Auto — porté par la Plateforme automobile (PFA), présidée par l’ancien ministre Luc Chatel — réunira constructeurs, équipementiers, acteurs de la mobilité et passionnés du 12 au 18 octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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