Allemagne. L’AfD à 38 % dans le Mecklembourg, l’extrême gauche s’empare de Berlin : la déroute de Friedrich Merz

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

38 300 € réunis sur 60 000 € (64 %) — il manque encore 21 700 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 30 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

30 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information ASPA : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

Deux semaines après le séisme de Saxe-Anhalt, où l’AfD avait frôlé la majorité absolue avec 43,8 % des voix, les urnes allemandes ont encore parlé ce dimanche 20 septembre. Et le verdict est sans appel pour Friedrich Merz : dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’Alternative für Deutschland arrive en tête avec 38,2 % des suffrages, plus que doublant son score de 2021 (16,7 %), tandis qu’à Berlin, c’est l’extrême gauche de Die Linke qui s’empare de la capitale avec 25,7 %. Dans les deux scrutins, marqués par une participation en forte hausse, la CDU du chancelier boit le calice jusqu’à la lie.

4,9 % pour la CDU dans le Mecklembourg, pire score de son histoire

Dans ce Land du nord-est de l’ex-RDA, la campagne s’était résumée à un duel entre le candidat de l’AfD Leif-Erik Holm et la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig (SPD, 35,5 %), qui s’était posée en « Frau gegen blau » — la femme contre le bleu, couleur du parti national. Holm l’emporte, mais ne gouvernera vraisemblablement pas : le Brandmauer, ce « cordon sanitaire » érigé par tous les autres partis, prive une nouvelle fois le premier parti du Land de l’accès au pouvoir. Schwesig devrait se maintenir en s’alliant avec Die Linke et les Verts, chacun autour du seuil des 5 %.

La CDU, elle, sombre à 4,9 % — son pire résultat dans le Land, et sa défaite la plus sévère depuis les 9 % de Brême en… 1951. En fin de soirée, le suspense demeurait : sous la barre des 5 %, les chrétiens-démocrates seraient pour la première fois de leur histoire absents d’un parlement régional. « C’est un désastre », a concédé Friedrich Merz, qui a néanmoins exclu tout retrait, promettant de mener ses réformes contre ce qu’il nomme le « poison autoritaire ». Les rumeurs de Kanzlerwechsel — changement de chancelier — enflent pourtant depuis la Saxe-Anhalt, et l’intéressé a annulé son déplacement à l’Assemblée générale de l’ONU pour rester à Berlin gérer sa majorité.

À Berlin, l’héritière du SED aux portes de la mairie

Dans la capitale, la victoire revient à Elif Eralp, tête de liste de Die Linke — parti héritier du SED, l’ancien parti unique de la RDA. Portée par une campagne centrée sur le logement et revendiquant l’inspiration du socialiste new-yorkais Zohran Mamdani, elle devance la CDU (18,8 %), l’AfD (16,3 %, contre 9,1 % en 2023), les Verts (14,3 %) et un SPD réduit à 12,1 %. Si elle parvient à former une coalition avec Verts et sociaux-démocrates, elle deviendrait la première maire de Berlin issue de l’immigration — ses parents ont quitté la Turquie en 1980.

Les tractations s’annoncent toutefois délicates : SPD et Verts conditionnent toute alliance au traitement de l’antisémitisme au sein de Die Linke, après un meeting de campagne à Neukölln où ont retenti des slogans comme « Mort à Tsahal » et « Yalla Yalla Intifada ». « S’il y a des incidents antisémites, alors c’est terminé », a prévenu le chef de file du SPD berlinois Steffen Krach. Eralp a pris ses distances et réclamé des sanctions.

Bruxelles s’inquiète, Siegmund manœuvre

Au-delà du Rhin, ces résultats glacent les institutions européennes. « La digue a lâché en Allemagne. Jusqu’où ira la vague ? », s’interroge en privé un dirigeant de la Commission cité par Le Monde, alors que des échéances électorales se profilent en Italie, en Espagne, en Pologne et en France. Un chancelier affaibli, c’est un tandem franco-allemand paralysé au moment où se négocie le budget européen 2028-2034 — négociation dans laquelle Berlin, accusé de courir après l’électorat de l’AfD, joue désormais la préférence nationale : refus de nouvelles ressources propres, coupes exigées jusque dans la politique agricole commune, ralliement au front des pays durs sur l’immigration aux côtés de Giorgia Meloni et de la Danoise Mette Frederiksen, remise en cause de l’interdiction des moteurs thermiques en 2035.

Pendant ce temps, en Saxe-Anhalt, la tête de liste de l’AfD Ulrich Siegmund poursuit ses tractations pour rallier des élus, notamment de la CDU, ou obtenir le soutien du BSW. Son objectif affiché : mettre en place d’ici la fin de l’année le premier gouvernement régional dirigé par l’AfD.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “Allemagne. L’AfD à 38 % dans le Mecklembourg, l’extrême gauche s’empare de Berlin : la déroute de Friedrich Merz”

  1. Jean Pierre dit :

    Le plus effrayant c’est que ces partis politiques souverainistes AFD indépendants pour le peuple et rien que pour le peuple, sont nommés extrême droite. Donc défendre son pays ses idées son territoire sa propriété, sa culture, c’est être d’extrême droite comme la main dont le pouce est à gauche et vice et versa.
    En France être souverainiste dans une fédération ou chaque pays a le droit de s’exprimer et prendre des décisions pour le peuple rien que pour le peuple souverain est aussi extrême droite.
    En face comme une guerre de religion larvée, guerre de 100 ans renouvelée de l’extrême gauche caviar champagne donc une extrême utopie. Cette nomenklatura extrême gauche de nul part, ne veut même pas voir le Sud Global ou les BRICS, ne veut absolument pas entendre rien d’autre, que l’idéologie du Moyen âge, la chasse aux sorcières. A la fin les souverainistes en ont marre de cette extrême gauche caviar qui a mis la France en Ruine financière, économique, énergétique, pour conquérir l’éphémère contre la Russie. Pays calme et serein sûr de sa 3ème puissance mondiale et de ses ressources de 55% en tout, y compris l’eau douce, le tout des ressources mondiales. En somme comme une guerre avec ses sanctions boomerang qui se perdent dans un désert sans fin. Pauvre France je te croyais plus intelligente, nos écoles et universités s’écroulent sous la médiocrité, nos enfants ne savent plus lire et écrire, leur intelligence fuient dans le numérique des téléphones, nos hôpitaux sont en ruines ou disparaissent et la gangrène de la violence sévit partout.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

International

Fin de la guerre, Amérique d’abord, relation avec Israël : le programme de J.D. Vance pour reconquérir les électeurs

Sport

Route du Rhum : Armel Le Cléac’h sain et sauf, l’Atlantique en plein désordre

Sport

10 millions d’euros pour les clubs sportifs : quand les Français choisissent eux-mêmes ce qu’ils financent

A La Une, Politique, RENNES

Guichen (35) Pris avec le seau de colle, jamais entendus : Mais qui couvre les tagueurs anti-RN proches de Marie Mesmeur (LFI) ? [Exclu BI]

Politique, Sociétal

Censure, dénonciation, rééducation, fanatisme, psychopathes : les vieux réflexes du totalitarisme de gauche expliqués dans le livre Political Ponerology

Animaux

Mois sans tabac : chiens et chats aussi victimes du tabagisme passif

Economie, Immobilier

Immobilier ancien en Bretagne : l’appartement gagne du terrain sur la maison

Sociétal

Kit de survie 72 heures : l’État découvre le survivalisme qu’il moquait hier – Notre guide complet pour faire face à une crise, sans attendre l’Etat nounou

Economie, Tribune libre

Les Pays-Bas réduisent l’État avec l’IA. La France n’a pas le temps d’y penser [L’Agora]

Santé

Cancer de l’estomac : la viande rouge non transformée mise hors de cause par une étude sur près de 2 millions de personnes

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

A La Une, Politique, RENNES

Guichen (35) Pris avec le seau de colle, jamais entendus : Mais qui couvre les tagueurs anti-RN proches de Marie Mesmeur (LFI) ? [Exclu BI]

Découvrir l'article

International

Serbie : les étudiants qui ont battu Vučić promettent de ne jamais reconnaître le Kosovo

Découvrir l'article

International

Royaume-Uni : sous la pression de la gauche travailliste, Shabana Mahmood recule sur l’immigration

Découvrir l'article

International

Royaume-Uni : Khan en passe de détrôner Smith chez les nouveau-nés

Découvrir l'article

International

Pologne : la police de Tusk s’empare du Tribunal constitutionnel en pleine nuit, le président Nawrocki force le cordon

Découvrir l'article

International

Islamo-gauchisme : à Berlin, Die Linke pris au piège de ses fréquentations pro Hamas

Découvrir l'article

Sociétal

Interdiction du colloque Remigration de Polémia : quand la menace de l’extrême gauche devient un motif pour l’anarcho-tyrannie

Découvrir l'article

Sociétal

Émeutes d’octobre : l’ancien chef de la DGSE Pierre Brochand prédit des éruptions de violence plus fréquentes et plus intenses

Découvrir l'article

International

Immigration : sortir de la CEDH, clauses d’exemption… le rapport qui veut rendre aux nations leur politique d’asile

Découvrir l'article

International

Serbie : Aleksandar Vučić reconnaît sa défaite, la Liste des étudiants décroche la majorité absolue

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.