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À Rennes, la municipalité durcit le ton face aux troubles qui empoisonnent la place de Bretagne. À compter du 8 août et jusqu’au 31 décembre 2026, les « attroupements abusifs et prolongés » ainsi que les regroupements statiques susceptibles de troubler la tranquillité ou la sécurité publique y seront interdits, rapportait Ouest-France le 6 août. L’arrêté s’appliquera tous les jours de 11 h à 22 h.
La décision intervient après des plaintes de riverains, commerçants et usagers de l’espace public, mais aussi des constatations des polices municipale et nationale. Selon Le Télégramme, les troubles recensés comprennent consommation d’alcool, consommation et vente de stupéfiants, provocations, agressions et rixes, parfois « avec usage d’armes ».
Des riverains excédés
Dans son arrêté municipal, la Ville indique que la police municipale a constaté la présence habituelle de groupes statiques à proximité immédiate des habitations et commerces, dont le comportement bruyant et les consommations d’alcool perturbent la tranquillité publique et la libre circulation.
Le média rennais Rennes Infos Autrement rapporte également plusieurs témoignages d’habitants. Une riveraine explique avoir parfois renoncé à sortir par crainte de se faire « alpaguer ». Son mari décrit des individus alcoolisés pouvant devenir menaçants. Un autre résident affirme avoir été témoin d’une altercation « à coup de machette ». Ces récits demeurent des témoignages de riverains, mais ils donnent la mesure de l’exaspération qui a précédé l’arrêté.
Celui-ci ne prohibe pas pour autant tout rassemblement : les manifestations publiques ou privées autorisées en sont exclues. Les infractions pourront être constatées par les polices municipale et nationale et seront passibles d’une contravention de deuxième classe.
Une réponse qui devra faire ses preuves
La place de Bretagne n’est pas un cas isolé. Des arrêtés comparables ont déjà été pris ces derniers mois dans d’autres secteurs rennais, notamment aux dalles du Colombier et de Kennedy.
Reste une difficulté évidente : disperser les regroupements problématiques sur une place ne garantit pas qu’ils ne se reformeront pas quelques rues plus loin. Mais après les plaintes des habitants et les incidents relevés par les forces de l’ordre, l’arrêté acte officiellement l’existence de troubles à la tranquillité et à la sécurité publiques.
À Rennes, la question est désormais simple : l’arrêté devra être appliqué suffisamment fermement pour que le droit des habitants à circuler et vivre tranquillement ne reste pas une promesse administrative.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Rennes : après les nuisances et les rixes, les attroupements interdits place de Bretagne”
Le problème principal est la typologie de ces gens ;qui reste dans la rue . Sdf certainement.
Proportions d’étrangers?
Justice seigneuriale et unités spéciales pour casser la canaille et il n’y aura plus de salopards dans la rue!