Ou bien on représente une marque forte (LFI, RN), ou bien on possède un capital personnel important (popularité, notoriété), ou bien on est le maire sortant (bilan), ou bien on représente un camp médiatiquement et politiquement identifié (droite, gauche), ou bien on apparaît capable de jouer un rôle important… Voilà les ingrédients nécessaires pour obtenir de bons résultats à des élections municipales. Bien entendu, il faut tenir compte des candidatures de témoignage présentées par l’extrême gauche (Lutte ouvrière, NPA, Parti des travailleurs, Révolution permanente…) – là, on se présente sans aucune illusion quant au résultat, seulement par principe et par habitude. Pourtant des « petits » candidats – qui croient à leurs chances – s’obstinent à monter une liste et à courir le risque de ne pas être remboursé de leurs frais de campagne faute de dépasser les 5 % des suffrages exprimés.
Trois exemples à Brest : Réza Salami (PS dissident, 3,57 %), Franck Besombes (droite conservatrice, 3,11 %), Nazim Yenier (citoyen anti-Cuillandre, 3,1 %) ; on peut presque parler de candidatures fantaisistes. A Nantes, on trouve deux listes dont l’existence ne semble pas s’imposer : Mounir Belhamiti (8,12 %), un centriste qui trouve Foulques Chombart de Lauwe « trop à droite » et Margot Medkour (5,53 %) dont le programme et la clientèle ressemblent tout à fait à LFI. A Rennes, on se demande à quoi correspond la liste « Equinoxe Rennes, pour une ville vivante, apaisée, et résiliente » (Yan Mélan) qui obtient tout de même 2,90 % des voix. L’espoir rennais de Thomas Rousseau (LR) aurait gagné à ne pas exister en s’alliant avec Charles Compagnon (centriste) – 6,30 % pour le premier et 22,47 % pour le deuxième. Des comptes à régler ont incité Ulysse Rabaté (LFI dissident) à monter une liste concurrente de celle de Marie Mesmeur (LFI officielle) : 5,07 % pour Rabaté et 18,61 % pour Mesmeur. Important : Rabaté sera remboursé de ses frais de campagne car il a franchi la barre des 5 %.
B.M.
Illustration : DR
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