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Demandez à un adolescent ce qu’est un gentleman, et la réponse tournera souvent autour d’un vieil homme en costume portant une canne, ou d’un homme qui tient la porte aux dames. Nombre d’adultes, de leur côté, déplorent la disparition de cette figure, pointant du doigt les influenceurs de la manosphère, l’absence de savoir-vivre dans les restaurants, ou les plaintes récurrentes des femmes en quête d’un partenaire respectueux.
Pour Jeff Minick, ces deux constats — l’ignorance des adolescents et l’inquiétude des adultes — révèlent le même besoin : celui d’une véritable éducation. Aucun garçon ne naît gentleman ; il doit apprendre ce que cela signifie réellement, et pourquoi le devenir le rendra meilleur, pour lui-même et pour le monde qui l’entoure.
Les bonnes manières, façade visible d’une vertu plus profonde
Les codes de politesse d’un gentleman traversent les époques avec une remarquable stabilité : offrir sa place à une personne âgée ou malade, être ponctuel, traiter chacun avec respect, accorder le bénéfice du doute. Ces règles, que l’on retrouvait déjà dans les manuels de savoir-vivre du XIXe siècle, dessinent le portrait d’un homme cherchant à rendre son entourage aussi confortable que possible, sans pour autant se transformer en paillasson pour les autres.
Mais ces bonnes manières ne sont, selon l’auteur, qu’une partie de l’équation. Une voiture aux vitres étincelantes ne sert à rien si le moteur ne démarre pas : de la même façon, les manières d’un gentleman comptent peu sans le caractère qui les sous-tend.
L’amour-soi, ennemi de la vertu
Citant une lettre de Thomas Jefferson datant de 1814, où le président américain qualifiait l’amour de soi de seul véritable adversaire de la vertu, Jeff Minick souligne combien cette mise en garde résonne aujourd’hui, dans une culture qui valorise l’individu, l’intérêt personnel et la satisfaction immédiate, parfois au détriment de la famille et de la communauté.
Tim Goeglein, coauteur de l’ouvrage récent What Really Matters: Restoring a Legacy of Faith, Freedom, and Family, pointe de son côté l’individualisme radical, résumé par la formule « fais ce qui te plaît », comme l’une des forces les plus destructrices à l’œuvre dans la société américaine actuelle. Interrogé par The Epoch Times, il s’interroge sur ce que font réellement les Églises, les écoles, le sport et la culture populaire pour façonner de jeunes gentlemen — et répond lui-même : pas assez.
Trois piliers pour transmettre la vertu
Selon Goeglein, parents, enseignants et mentors doivent réunir 3 éléments pour engager cette transformation : l’intentionnalité, une relation profonde entre pères et fils, et une vision du monde ancrée dans le foyer et la communauté religieuse. Il insiste particulièrement sur le rôle spécifique du père, préférant les termes de « paternage » et « maternage » à celui, plus neutre, de parentalité, chacun des deux parents apportant selon lui quelque chose d’unique à l’éducation.
Goeglein établit également un lien souvent négligé entre le fait d’être un gentleman et celui d’être un bon citoyen : donner un but à un jeune homme le rend discipliné et concentré, lui fait comprendre que sa vie ne lui appartient pas entièrement, et l’amène à incarner le sacrifice de soi et l’amour inconditionnel envers son entourage. C’est ainsi, selon lui, que se forment à la fois de bons citoyens et de véritables gentlemen — une conviction qu’il rattache directement à celle des pères fondateurs américains, pour qui la liberté dans une république constitutionnelle exigeait de cultiver l’excellence morale chez les citoyens comme chez les dirigeants.
Transmettre par l’exemple
Pour Jeff Minick, transmettre ces vertus demande aujourd’hui le même effort qu’il y a 250 ans, même si la culture ambiante y est moins favorable qu’autrefois. Il invite parents et éducateurs à puiser dans les nombreuses ressources aujourd’hui disponibles — vidéos, livres, témoignages de personnes plus âgées — pour transmettre aux garçons des exemples concrets de sacrifice et de responsabilité, et à pratiquer eux-mêmes ces vertus au quotidien, seule façon selon lui de faire coïncider savoir-vivre et moralité dans la définition véritable du mot gentleman.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Élever un gentleman au XXIe siècle : la politesse ne suffit pas”
De nos jours je pense même qu’un adolescent lambda ne connait même pas le mot » gentleman » vue la façon dont ils s’expriment
» Relations père fils, Foyer, communauté religieuse » le tiercé gagnant d’une accusation d’extrême droite par les démolisseurs de nos racines et culture familiale….Ils veulent un » homme nouveau » sans famille, sans passé, sans aucune transmission ancestrale…..
On se dirige de plus en plus vers une société d’ignares et d’aculturés. On la doit à l’école qui forme des crétins depuis 40 ans. 95% de reçus au Bac, ce n’est pas étonnant. Quand on voit qu’à l’Université, des étudiants n’ont jamais lu un livre de leur vie et ne maîtrisent pas la syntaxe, il y a de quoi s’inquiéter. L’Université est même devenue un lieu de propagande où s’agitent des drapeaux verts écolos mélangés aux étendards révolutionnaires Lfistes et Palestiniens de Rima Hassan. Et ce sont ces croûtons incultes qui veulent faire la France de demain !