Un homme de 54 ans, ouvrier paysagiste sans antécédent judiciaire résidant à Cormeilles, dans l’Oise, a été mis en examen samedi 29 août pour tentative de meurtre par un juge d’instruction du pôle criminel de Senlis. Il avait ouvert le feu, dans la nuit du 27 août, sur plusieurs individus qu’il soupçonnait de cambrioler la maison de son voisin. Il encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle et a été placé sous contrôle judiciaire.
Un village de 400 habitants touché par une vague de cambriolages
Ce village situé au nord de Beauvais avait été frappé ces derniers temps par plusieurs cambriolages. Le quinquagénaire, alors en vacances, aurait entendu des bruits provenant de la propriété voisine, dont le propriétaire était absent ce soir-là. Il s’est rendu sur place armé d’un fusil de chasse de calibre 12, avant d’apercevoir plusieurs individus quittant les lieux.
Selon Loïc Abrial, procureur de la République de Senlis, le tireur les aurait poursuivis tout en faisant feu à plusieurs reprises en leur direction, sans parvenir à les empêcher de rejoindre leur véhicule et de prendre la fuite. La maison du voisin avait effectivement été fracturée.
Un blessé retrouvé à 30 kilomètres
Quelques heures plus tard, un homme de 21 ans était découvert grièvement blessé à Assainvillers, dans la Somme, à une trentaine de kilomètres des faits. Blessé notamment au thorax, il aurait été abandonné sur la route par ses complices avant d’être héliporté vers l’hôpital d’Amiens. Les gendarmes ont rapidement établi le rapprochement entre cette découverte et les coups de feu entendus dans l’Oise. Le jeune homme nie pour sa part toute participation au cambriolage.
Le tireur conteste la qualification retenue
Interpellé le soir même et placé en garde à vue pendant 48 heures, le quinquagénaire a reconnu avoir tiré mais conteste toute intention homicide. Son avocat, le bâtonnier d’Amiens Guillaume Demarcq, dénonce une qualification criminelle qu’il estime en contradiction avec la réalité du dossier, affirmant que son client cherchait uniquement à faire fuir des malfaiteurs et non à tuer.
Selon la défense, le tireur aurait visé le sol, des plombs ayant d’abord atteint le jeune homme aux jambes avant que certains ne ricochent jusqu’au thorax. L’avocat met également en avant l’expérience de chasseur de son client, qu’il juge incompatible avec une volonté de tuer, et annonce son intention de saisir la chambre de l’instruction pour contester la qualification de tentative de meurtre. Le mis en examen reste présumé innocent.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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