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La Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) dénonce dans un communiqué la lenteur de la réponse gouvernementale face à la multiplication des témoignages de « freinages fantômes », ces phénomènes de freinage brutal et intempestif déclenchés sans raison par les aides à la conduite, rendues obligatoires depuis juillet 2024 sur les véhicules neufs par le règlement européen GSR2. Selon l’association, le Service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM), rattaché au ministère des Transports, a enregistré plus de 700 témoignages, mais seuls 6 véhicules font actuellement l’objet d’essais et 4 expertises techniques sont en cours après des accidents.
Une mobilisation parlementaire
Sensibilisée par les alertes de la LDC, la sénatrice de l’Aisne Pascale Gruny a interrogé le ministre des Transports le 23 avril 2026, demandant que les dispositifs obligatoires du règlement GSR2 fassent l’objet d’évaluations indépendantes garantissant leur fiabilité et leur sécurité. Dans sa réponse du 9 juillet 2026, le ministère a confirmé mener une évaluation destinée à caractériser la nature et l’ampleur du phénomène et à en identifier les causes, en vue de mesures correctives, tout en précisant que le SSMVM avait reçu plus de 700 signalements depuis le 25 octobre 2025.
Pour la LDC, ce chiffre reste très en deçà de la réalité du phénomène, largement documenté sur les forums en ligne et les groupes Facebook dédiés, dont le plus important, créé par une automobiliste victime d’un dysfonctionnement de freinage d’urgence en 2025, compte aujourd’hui plus de 4 000 membres, soit 200% de plus qu’il y a un an.
Des investigations jugées insuffisantes
L’association pointe plusieurs éléments préoccupants dans la réponse ministérielle : seule une dizaine de constructeurs auraient été interrogés, alors qu’ils semblent tous concernés par le phénomène, et seuls 6 véhicules ont fait l’objet d’essais à ce jour, pour 4 expertises techniques approfondies lancées.
Maître Jean-Baptiste Le Dall, avocat spécialisé en droit routier et partenaire de la LDC, souligne que l’on ignore tout des accidents concernés, des véhicules expertisés et des critères d’évaluation utilisés. Il pointe également un problème structurel : après un freinage fantôme, les automobilistes se tournent naturellement vers leur garagiste, qui efface involontairement ou non les preuves du dysfonctionnement en reconfigurant le logiciel du véhicule.
Des recours juridiques limités
Selon Maître Le Dall, 2 pistes juridiques restent envisageables pour les conducteurs concernés, mais leur mise en œuvre demeure complexe. L’obligation de délivrance conforme, prévue par l’article 1604 du Code civil et inspirée de l’affaire du Dieselgate de 2015, pourrait permettre l’annulation de la vente, à condition de pouvoir prouver la défaillance. La garantie légale de conformité, prévue par l’article L217-7 du Code de la consommation, est plus accessible mais laisse aux concessionnaires et constructeurs une grande latitude dans le traitement des dossiers, sans obligation de réelle intervention.
La LDC recommande aux automobilistes concernés de continuer à déposer leurs témoignages sur la plateforme dédiée du SSMVM, et se dit attentive à l’évolution de la plainte collective déposée contre X cet été auprès du procureur de la République d’Aix-en-Provence, pour mise en danger de la vie d’autrui.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Freinages fantômes : la Ligue de Défense des Conducteurs dénonce l’inertie du gouvernement”
Plus il y aura de dispositifs inutiles pour la sécurité plus il y aura de risque divers inconnus, sauf pour les promoteurs administratifs de ces idioties. À chaque fois l’UE et sa commission de mer.e en remet une couche et ça n’empêche rien, mais elle continue, ce qui renchéri le prix des voitures d’autant.
Grâce aux idéologues de Bruxelles, nous subissons chaque jour un peu plus de contraintes, d’entraves à nos libertés, soi disant pour notre bien et notre sécurité. Mais dans le même temps, pour faire ce que nous désirons de plus basique avec nos voitures, il nous faut pianoter des propositions sur un écran, la plupart du temps incompréhensibles et qui distraient de la conduite. Alors que de simples boutons auraient pu convenir. C’est le « progrès » !
Oui Ras le Bol de tous ces gadgets informatiques sur les voitures seule solution FREXITER!!!
J’ai fait l’erreur d’acheter une voiture d’occasion de 2022, bourrée de ces stupides gadgets électroniques qui me pourrissent la vie… Je la revends le plus tôt possible pour reprendre un véhicule des années 2010 (avant les gadgets obligatoires de l’UE), avec lequel conduire redevient un plaisir pour peu qu’un bon V8 (converti E85) fasse entendre son feulement parfois rageur…comme j’avais avant d’avoir fait une c…rie!